Un mouvement dissident chinois prend de l'ampleur, selon un ex-espion

 

L'ex-agent chinois Li Fengzhi
L'ex-agent chinois Li Fengzhi en conférence via Skype (Matthew Little/Époque Times)

Le mouvement de démission du Parti communiste chinois (PCC) en Chine continentale prend de l'ampleur, a indiqué Li Fengzhi dans le cadre d'une conférence sur l'espionnage à Gatineau le 30 novembre.

«C'est un mouvement important que celui de démissionner du PCC. J'ai aussi démissionné du PCC en 2009. Il y a beaucoup de monde. C'est une très bonne manière pacifique de se débarrasser du PCC en Chine», a indiqué M. Li à des professionnels du domaine de la sécurité lors de la Conférence de la sécurité industrielle canadienne.

«Bien entendu, j'aimerais signaler qu'il y a d'autres moyens pour la population chinoise de lutter contre le PCC et d‘obtenir finalement la démocratie et la liberté en Chine.»

M. Li est un ex-agent de renseignements du ministère de la Sécurité de l'État, l'organe de collecte de renseignements principal. Il a fait défection aux États-Unis en 2004 pour des raisons politiques.

Selon lui, l'influence du mouvement est «très grande» et prend de l'ampleur.

mDSC_0984-350x231.jpgLe mouvement a débuté en 2004 à la suite de la publication par l'édition chinoise d'Époque Times d'une série éditoriale qui passe en revue les crimes et les abus du PCC au cours de son histoire.

Le mouvement appelle les Chinois à démissionner du parti et de ses organisations affiliées par l'entremise de centres de démission administrés par des bénévoles à l'étranger. Les Chinois peuvent démissionner de différentes manières, par courriel, par téléphone, par télécopieur ou par messagerie instantanée.

Bien que selon le PCC le nombre de ses membres s’élèverait à 80 millions de personnes, presque tous les Chinois ont dû, à un moment quelconque, prêter serment de donner leur vie au parti et de participer aux activités de ses organisations, comme la Ligue des jeunes communistes ou les Jeunes pionniers. À ce jour, plus de 100 millions de personnes auraient démissionné, selon les organisateurs du mouvement à l'étranger.

Li Fengzhi espère que le mouvement de démission et les autres mouvements dissidents pourront rapidement venir à bout du PCC.

Selon lui, lorsque cela se produira, les relations de la Chine avec les autres pays vont se normaliser et l'espionnage éhonté mené par le parti va cesser.

 

Source: la Grande Epoque

 


Tag(s) : #Politique internationale
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