Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 07:18

Un robot explorateur révèle des hiéroglyphes cachés dans la Grande pyramide

 

Un robot explorateur envoyé dans la Grande Pyramide de Gizeh a commencé à dévoiler quelques-uns des secrets, enfouis dans le mausolée pharaonique vieux de 4500 ans, comme l'ont montré les premières images prises derrière l'une de ses portes mystérieuses.

Aperçu d'un composé des images sur le sol de la Grande Pyramide: des hiéroglyphes en rouges sont visibles.

 
Les images ont révélé des hiéroglyphes écrits à la peinture rouge qui n'ont pas été vus depuis la construction de la pyramide. Les photos ont également dévoilé de nouveaux détails sur deux broches en cuivre énigmatiques embarquées dans l'une de ces "portes secrètes."

Publié dans les Annales du Service des antiquités de l'Egypte (ASAE), les images de ces marques et graffitis pourraient permettre de découvrir certains secrets de l'étrange architecture du monument.

Rob Richardson, l'ingénieur qui a conçu le robot à l'Université de Leeds, explique: "Nous pensons que si ces hiéroglyphes peuvent être déchiffrés, ils pourraient aider les égyptologues à comprendre pourquoi ces mystérieux puits ont été construits,". L'étude a été parrainée par Mehdi Tayoubi et Richard Breitnerdes partenaires du projet de Dassault Systèmes en France.

Construite pour le pharaon Khéops, et également connu sous le nom de Khéops, la Grande Pyramide est la dernière merveille restante du monde antique. Le monument est le plus important d'une famille de trois pyramides du plateau de Gizeh, dans la banlieue du Caire, et depuis longtemps, des rumeurs se répandent sur des passages secrets menant à des chambres cachées.


Les archéologues ont longtemps étaient intrigués par quatre puits de faibles profondeur à l'intérieur de la pyramide depuis leur découverte en 1872. Deux puits s'étendent depuis la partie supérieure, ou "Chambre du Roi" et ressortent à l'air libre. Mais les deux autres, l'un sur le côté sud et l'autre sur le côté nord de la "Chambre de la Reine" disparaissent au sein de la structure, approfondissant le mystère de la pyramide. 

Traditionnellement, considérés comme des passages rituels pour l'âme du pharaon défunt afin d'atteindre l'au-delà, ces puits de 20cm² sont restés inexplorés jusqu'en 1993, lorsque l'ingénieur allemand Rudolf Gantenbrink a envoyé un robot à travers le puits Sud. Après une montée constante de 65 mètres depuis le coeur de la pyramide, le robot s'est trouvé stoppé par une étrange dalle calcaire mystérieuse ornée de deux épingles de cuivre. Elle a été nommée depuis Porte de Gantenbrink.

Gantenbrink_pyramide.jpg

Neuf ans plus tard, Hawass a exploré le puis Sud, en direct à la télévision. Alors que le monde retenait son souffle, un robot a fait passer une caméra à travers un trou percé dans la dalle en question, révélant ce qui semblait être une autre dalle...

Le lendemain, Hawass a envoyé le robot à travers le puits Nord. Après une exploration de 65 mètres et la négociation de plusieurs plusieurs virages serrés, le robot s'est encore retrouvé arrêté par une nouvelle dalle de calcaire: ici aussi, la pierre était ornée de deux broches en cuivre.

"J'ai consacré ma vie entière à étudier les secrets de la Grande Pyramide. Mon but est de trouver enfin ce qui se cache derrière ces portes secrètes", a déclaré Zahi Hawass, secrétaire d'Etat aux Antiquités, dans une récente interview.

Pour tenter de résoudre le mystère, Hawass a lancé le projet Djedi, une mission conjointe inter-égyptienne, portant le nom du magicien que Kheops consultait lors de la planification et l'aménagement de la pyramide.

"J'ai choisi l'équipe Djedi lors d'une compétition que j'ai coordonné afin de sélectionner le meilleur robot possible pour explorer les puits dans la Grande Pyramide", a dit Hawass.

Le robot gagnant, conçu par l'Université de Leeds, a en effet été plus loin que quiconque l'a jamais été dans la pyramide.

Le projet a commencé avec l'exploration du puits sud, qui se termine à la Porte de Gantenbrink. Le robot a été capable de grimper à l'intérieur des murs du puits tout en portant une caméra "serpent micro" qui peut voir dans les virages.

Contrairement aux précédentes expéditions, dans lequel les images des caméras ont été prises seulement en regardant droit devant, la caméra a été conçue de manière à pouvoir passer à travers un petit trou dans une pierre, donnant aux chercheurs une vision claire ce qu'il y avait au-delà: c'est à ce moment-là que l'appareil a envoyé des images d'écritures vieilles de 4500 ans.

kheops-pyramide.jpg "Ces images soulèvent beaucoup de questions sans réponse, " admet Richardson, " pourquoi écrire dans cet espace ? Qu'est-ce que l'écriture dit ? Il semble y avoir des marques de coupe pour la maçonnerie à côté des chiffres: Pourquoi n'a t-on pas coupé le long de cette ligne ?". 

Les chercheurs ont également pu examiner les deux épingles de cuivre incorporé dans la célèbre porte de manière beaucoup plus précise.

"L'arrière des broches se recourbent sur elles-mêmes. Pourquoi? Quel était le but de ces épingles? Les boucles semblent trop petites pour servir à un objectif mécanique," a déclaré Richardson.

Les nouvelles informations rejette l'hypothèse que les broches en cuivre puissent avoir été des poignées, et pourraient mettre en évidence un but ornemental.

"En outre, l'arrière de la porte est poli, il doit donc avoir joué un rôle important. Il n'a pas l'air comme si c'était une pièce brute de pierre utilisée pour empêcher des débris d'entrer dans le puits," ajoute le chef de projet Shaun Whitehead, de la société d'exploration Scoutek.

Le robot Djedi devrait en révéler beaucoup plus dans les prochains mois.

Le dispositif est équipé d'une gamme unique d'outils qui comprend un robot "scarabée" miniature qui peut passer par un trou de 19 mm de diamètre, une perceuse pour le carottage, et un dispositif miniaturisé à ultrasons qui peut "frapper" sur les murs et écouter la réponse afin de déterminer l'épaisseur de la pierre.

La prochaine étape sera une étude de la paroi du fond de la chambre afin de vérifier si il y a une autre porte, comme l'a suggéré l'exploration de 2002 en direct, ou d'un bloc de pierre.

"Ensuite, nous allons explorer le puits Nord," a précisé Richardson.

L'équipe s'est engagée à achever les travaux d'ici la fin de 2011. Un rapport détaillé sur les résultats devrait être publié au début de 2012.

Source:

  • Discovery News

Le mystère de la Grande Pyramide, un pas de plus

En 2002 le secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités égyptiennesZahi Hawass, estimait que l’exploration des deux “conduits de ventilation” d’une soixantaine de mètres partant de la Chambre de la Reine, et bloqués par des portes de pierre travaillées dotées de “poignées” en cuivre photographiées par un petit robot (Upuaut-2 pour le conduit Sud) en 1993 puis en 2002 (robot Pyramid Rover pour le conduit Nord), constituait le dernier mystère de la Grande Pyramide.

Pour de nombreux chercheurs c’est en fait loin d’être le dernier mystère entourant la seule des sept merveilles du monde antique encore visible aujourd’hui, mais l’examen de ce mystère-ci a fait un pas en avant ce 24 mai 2011 avec les premières photographies de l’arrière de la porte Sud.

Lors de la visite de 2002, Pyramid Rover a foré un trou au travers de la porte Sud et introduit une petit caméra. Celle-ci permit de voir que l’espace derrière la porte semble vide et est fermé par une autre pierre à 18cm de distance, de manufacture ordinaire :

Il y a t’il quelque chose derrière cette seconde pierre ? Nul ne le sait. de même que la raison d’être de la première porte et des ses ornements en cuivre n’a aucune explication définitive. Les hypothèse vont de la pure symbolique à des connecteurs électriques vieux de 4 500 ans.

Ce mois-ci, un robot nommé Djedi conçu par Rob Richardson de l’Université de Leeds (UK) approcha la première porte Sud avec une caméra montée sur un bras flexible, capable de voir sur les côté et derrière – donc de voir l’arrière de la porte. Voici les images :

 

Des hiéroglyphes rouges et des lignes dans la pierre sur les murs de la petite chambre derrière la porte. Ce type d’hiéroglyphe est assez commun sur le site, leur déchiffrement pourrait peut être expliquer la raison d’être de ces conduits.

 

Le robot a aussi pu prendre des images de l’arrière de la porte :

On voit ici l’arrière des “poignées” de cuivre, en forme de boucles. La pierre est polie, comme la face avant.

 

 

Voici enfin une image composite de ce qu’a perçu Djedi.

 

 

 

Position des chambres et des conduits à l’intérieur de la pyramide :

 

 

 

Il y a t’il une autre salle derrière la pierre de fond dans le conduit Sud ? Nul ne sait. D’après l’égyptologue Kate Spence de l’Université de Cambridge, ces conduits ne peuvent qu’être symboliques et il n’y a rien derrière la pierre. Pour Zahi Hawass par contre, le fait qu’aucune autre pyramide ne dispose d’éléments semblables associé à la recherche de l’inviolabilité de la chambre funéraire l’incite à penser qu’il existe encore une chambre inconnue dans la pyramide, la “vraie” chambre funéraire.

L’affaire est donc loin d’être résolue d’autant que qu’en dehors de la question des conduits de la chambre de la Reine, il reste de nombreuses questions fondamentales sur le “pourquoi” et le “comment” de cette immense oeuvre. de nombreux chercheurs en dehors du circuit de l’égyptologie officielle et académique n’admettent pas les hypothèses classiques : pour eux les moyens supposés de l’époque ne permettaient tout simplement pas une telle construction, une telle précision dans la mise en forme et le polissage des pierres.

Ce documentaire passionnant fait le tour de ces questions :

 

 

Vincent Verschoore  

A lire sur WikiStrike :

Grande Pyramide de Gizeh, découverte de mystérieux symboles

Par wikistrike.over-blog.com - Publié dans : Civilisations anciennes
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés