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Un travailleur chinois glisse un appel à l'aide dans une boîte de décoration

Publié par wikistrike.com sur 27 Décembre 2012, 18:46pm

Catégories : #Social - Société

Un travailleur chinois glisse un appel à l'aide dans une boîte de décoration

 

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Un appel à l'aide d'un travailleur chinois a été retrouvé dans un paquet de décorations par une Américaine. Le contenu de cette lettre dénonce l'exploitation que subissent les travailleurs chinois du camp de travail de Masanjia, qui travailleraient jusqu'à 15 heures par jour pour le salaire misérable d'1,20 euros par mois.

Julie Keith, une mère de famille de l’Oregon, aux États-Unis, pensait trouver des pierres tombales en polystyrène dans le kit cimetière qu’elle avait acheté pour Halloween, dans un magasin Kmart. Elle ne s’attendait certainement pas à y trouver un appel à l’aide d’un travailleur chinois désespéré et obligé de faire des décorations de Noël dans des conditions déplorables.  

Julie Keith, 42 ans, travaille pour les bonnes œuvres. Elle a découvert cette lettre en octobre dernier. Ce SOS était dissimulé entre deux fausses pierres du paquet qu’elle venait d’ouvrir. 
"Monsieur, si par hasard vous achetez ce produit, s’il vous plait, veuillez envoyer cette lettre à l’organisation mondiale des droits de l’Homme. Les milliers de personnes qui sont persécutées par le parti communiste chinois, vous en seront reconnaissants pour toujours", était-il indiqué en anglais dans la lettre pliée en huit.

L’auteur de la lettre, qui est resté anonyme, a également expliqué que ce kit d’Halloween avait été confectionné sur le camp de travail de Masanjia, à Shenyang, où les journées de travail durent 15 heures, mais aussi où les jours de congé n’existent pas. "Ils nous torturent et nous battent pour un salaire misérable", est-il encore indiqué dans des phrases entrecoupées de caractères chinois. Le travail dans ce camp serait rémunéré à hauteur de 10 yuans par mois, soit à peine 1,20 euro par mois.

"C'est notre travail de réagir"

Sophie Richardson, la responsable en Chine de la Human Rights Watch, l’organisation mondiale qui défend les droits de l’Homme un peu partout dans le monde, a déclaré que ni l’origine ni l’authenticité de cette lettre n’ont pu être prouvées. "Nous ne sommes pas en position de confirmer la véracité ou l’origine de cette lettre. Je pense cependant qu’il est juste de dire que les conditions décrites dans la lettre coïncident avec à ce que nous soupçonnions déjà sur les conditions de travail du Laojiao dans ces camps", a-t-elle déclaré dans des propos relatés par le Daily Mail.

Le Laojiao, mieux connu en français comme la rééducation par le travail, est un système de détention administrative qui permet un emprisonnement sans procès. Le camp de travail de Masanjia est situé dans la capitale industrielle de la province du Liaoning, dans le nord-est de la Chine. "Si cette histoire est vraie, que quelqu’un nous lance un appel à l’aide, alors c’est notre travail de réagir", a insisté Sophie Richardson.

Julie Keith, qui a donc découvert l’appel à l’aide, ne pense pas qu’il s’agisse d’un leurre. "Je pense sincèrement que tout est vrai", a-t-elle déclaré à Fox News, décrivant la manière dont l’intérieur du paquet était scellé ensemble.

Un paquet acheté il y a un an

Julie Keith a également révélé qu’elle avait acheté ces décorations d’Halloween il y a plus d’un an. Elle n’a décidé de s’en servir que cette année parce qu’elle avait organisé une fête d’Halloween pour sa fille de 5 ans. Elle a même pensé à le renvoyer chez Kmart, mais après l’avoir ouvert et découvert cette lettre qui avait traversé l’océan Pacifique pour atterrir dans ses mains, elle a évidemment changé d’avis. Son premier réflexe a été de se tourner vers Facebook et de demander conseil à ses amis et à partager le message. Les réactions ont été diverses et le message s’est rapidement répandu. "Ce qui me touche c’est qu’en ce moment même et depuis l’envoie du paquet, quelqu’un est en train de prier pour qu’on retrouve son appel à l’aide. Cela me rend triste", écrit l’un d’eux.

Du côté des propriétaires de Kmart, la Sears Holdings Corporation, une enquête a été lancée pour savoir si les faits relatés dans la lettre sont vrais.

 

Source: Gentside

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