On en parle beaucoup
dans le sillage du porte-parole de l’establishment bancaire français, Jacques Attali. On oublie cependant que les Allemands, en participant à la création de l’euro, voulaient profiter de
l’absence de fédéralisme budgétaire : cela lui a économiquement largement profité. Par contre, les pays faibles sanctionnés par un euro fort ont profité de taux d’intérêt bas. Communément
tout le monde s’accorde pour reconnaître que cela « a
conduit à une inflation basse permettant aux pays auparavant peu vertueux de profiter de taux d’intérêt à l’allemande, favorisé une convergence des cycles d’activité et évité les crises de
change », écrit Philippe d’Arvisenet (directeur des Etudes économiques de BNP paribas). Il y eut cependant une conséquence de taille : « un
endettement excessif, parfois public (Grèce), parfois privé (Espagne, Irlande) qui a, in fine, entraîné une montée de l’endettement public ». Maintenant, plusieurs politiciens et
certains économistes recommandent le fédéralisme budgétaire (un budget commun). En réalité, ce sujet n’est pas du tout à l’ordre du jour. Chacun a ses propre problèmes, y compris les
Allemands.
Un « trou » de 127 milliards d’euros pour les banques allemandes
Les dix premières banques allemandes ont besoin d’un supplément de fonds propres de 127 milliards d’euros, rapporte le Frankfurter Allgemeine SonntagsZeitung, citant une étude de l’institut d’études économiques DIW. Selon Dorothea Schäfer, directeur d’études des marchés financiers du DIW, le ratio de ces banques rapportant les fonds propres au total du bilan doit être relevé au moins à 5%. (Reuters)
L.I.E.S.I