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Une étude américaine suggère que manger bio est bien meilleur pour la santé

Publié par wikistrike.com sur 3 Avril 2013, 07:59am

Catégories : #Santé - psychologie

 

Et si manger bio était bel et bien meilleur pour la santé ?


legumes_01_0.jpgManger bio serait-il en définitive meilleur pour la santé ? C'est en tout cas ce que suggère une étude américaine menée... sur la mouche du vinaigre. Un résultat qui contredit plusieurs précédents travaux.

Manger bio a-t-il un effet bénéfique sur la santé humaine ? Alors que ce débat fait rage depuis de nombreuses années maintenant, une nouvelle étude menée sur la drosophile met en lumière l'existence d'une influence clairement positive de l'alimentation biologique sur la santé de cet insecte. Lequel est, rappellons-le, un modèle animal abondamment utilisé par les scientifiques pour toutes sortes d’expérimentation, et notamment celles portant sur les mécanismes cellulaires du vieillissement. Ce résultat a été publié par des biologistes américains de la Southern Methodist University (Dallas, États-Unis) dans la revue en accès ouvert PLoS One, sous le titre "Organically Grown Food Provides Health Benefits to Drosophila melanogaster".

Quelle est la nature exacte du résultat obtenu par le biologiste Johannes H. Bauer et ses collègues ? Ils ont constaté que des mouches drosophiles nourries durant toute leur (courte) existence avec des aliments issus de l'agriculture biologique présentaient une longévité accrue, une meilleure aptitude à la reproduction, ou encore une plus grande résistance au stress par rapport à des drosophiles nourries avec des produits non biologiques.

Plus précisément, les scientifiques ont testé les effets sur la santé de quatre produits issus de l'agriculture biologique : des patates, du raisin des bananes et du soja. Pour évaluer les effets séparés de ces quatre aliments, quatre groupes de 200 drosophiles ont été constitués, recevant chacun l'un ou l'autre de ces produits durant l'intégralité de leur vie, ainsi que quatre groupes contrôle constitués de 200 drosophiles recevant également durant toute leur existence l’un ou l’autre de ces quatre aliments, lesquels étaient issus cette fois de l'agriculture conventionnelle.

Résultat ? Les patates, les raisins et le soja biologiques ont eu un effet significatif sur la longévité des drosophiles, avec un accroissement respectif de la durée de vie médiane de 38%, 20% et 75% (la durée de vie médiane, dite aussi vie médiane, correspond à l’âge qu’un individu a une chance sur deux de dépasser). En revanche, les bananes biologiques n'ont eu aucun effet significatif sur la durée de vie médiane des drosophiles, laquelle est restée équivalente à celle des drosophiles nourries de produits non biologiques.

Une longévité maximale accrue de 80% pour le soja biologique


Concernant la longévité maximale, les résultats ont été également significatifs, bien qu'un peu moins spectaculaires tout de même. En effet, les drosophiles élevées avec des patates, les raisins et du soja biologiques ont respectivement présenté une longévité maximale accrue de 6,7%, 13,9% et 80%.

Concernant la fertilité, là encore les aliments biologiques se sont distingués, puisqu'ils ont été corrélés à une fertilité sensiblement améliorée chez les drosophiles qui en avaient bénéficié, et ce pour les quatre aliments testés : du début à la fin de leur existence, les drosophiles nourries avec l'un ou l'autre de ces quatre produits biologiques pondent un nombre d’oeufs par jour systématiquement plus élevé que les drosophiles recevant de la nourriture non biologique.

Comment expliquer l’influence positive des aliments biologiques sur la longévité et la fertilité des mouches drosophiles ? Evidemment, l’hypothèse qui vient spontanément à l’esprit est que les aliments biologiques contiennent une quantité accrue de nutriments, améliorant de ce fait le fonctionnement du métabolisme des drosophiles, et partant, leur longévité et leur fertilité. Pour tester la validité de cette hypothèse, les chercheurs ont mis au point un nouveau protocole : après une première phase de nourrissage, ils ont affamé les drosophiles de chaque groupe afin d'évaluer leur taux de survie. Le but : rechercher l’existence d’un éventuel un écart significatif entre le taux de survie des drosophiles nourries avec des produits issus de l'agriculture biologique et celui des drosophiles alimentées de façon conventionnelle. Ecart qui, s’il était observé, pourrait alors suggérer une différence de valeur nutritionnelle entre ces différents modes d’alimentation.

Pourtant, les résultats obtenus au terme de ce nouveau protocole n’ont pas permis d’avoir de réponse claire sur l’existence d’une différence de valeur nutritionnelle entre les produits issus de l'agriculture biologique et ceux provenant de l'agriculture conventionnelle. En effet, si les drosophiles nourries de patates biologiques ont présenté un taux de survie significativement meilleur que celles ayant été alimentées avec des patates issues de l'agriculture conventionnelle (augmentation de 33 % de l'espérance de vie maximale), c'est en revanche tout l'inverse avec les mouches ayant reçu du raisin biologique, puisqu'elles ont présenté une espérance de vie maximale inférieure de 30 % à celles ayant été nourries de raisin conventionnel. Enfin, quant à l'espérance de vie maximale des drosophiles nourries de bananes biologiques, elle s'est révélée équivalente à celles nourries de bananes non biologiques.

Devant l'absence d'éléments tangibles suggérant l'existence d'une meilleure valeur nutritionnelle des aliments biologiques par rapport à ceux issus de l'agriculture conventionnelle, les auteurs de l'étude formulent plusieurs hypothèses. Tout d'abord, Johannes H. Bauer et ses collègues rappellent que de précédentes études ont mis en évidence le fait que les produits issus de l'agriculture biologique contenaient un taux moins élevé de nitrates (les nitrates proviennent de l'épandage massif d'engrais), un facteur qui selon ces chercheurs pourrait expliquer la longévité accrue des drosophiles nourries avec des aliments biologiques (lire cet article du Monde « Les aliments bio moins nocifs mais pas plus nourrissants »). Par ailleurs, les biologistes de la Southern Methodist University rappellent l’existence de précédents travaux ayant mis en évidence une concentration plus élevée d'acides gras insaturés et de nutriments essentiels tels que les protéines dans les produits issus de l'agriculture biologique (il s’agit notamment de l’étude « Comparison of nutritional quality between conventional and organic dairy products: a meta-analysis », publiée en 2012 dans le Journal of the Science of Food and Agriculture). Enfin, les chercheurs mentionnent le fait que des études récentes ont montré que les aliments biologiques contiennent des taux plus élevés de polyphénols (c'est notamment le cas de cette étude publiée en 2012 « The influence of organic and conventional cultivation systems on the nutritional value and content of bioactive compounds in selected tomato types » dans le Journal of the Science of Food and Agriculture), des composés organiques dont il a récemment été suggéré qu'ils procurent une meilleure du système immunitaire aux maladies.

L'effet bénéfique du bio sur la santé humaine n'est toujours pas démontré


Faut-il en conclure que manger bio est meilleur pour la santé ? En l’état, pour surprenants que soient les résultats de cette étude, il faut bien reconnaître qu’ils ne permettent pas de se prononcer. Tout d’abord… parce que nous ne sommes pas des drosophiles ! Pour affirmer l'existence d'une influence bénéfique de l'agriculture biologique sur la santé humaine, il faudrait procéder à une étude sur un grand nombre de nos semblables, et qui plus est sur plusieurs décennies.

De plus, si l'on se focalise plus précisément sur les résultats de l'étude, il faut bien noter que l’influence supposée des produits biologiques sur la longévité maximale des drosophiles n’est pas si spectaculaire que cela. Rappelons en effet que, si l'on excepte l’étonnante corrélation détectée entre le soja biologique et la longévité maximale des drosophiles (accroissement de 80 %), l’influence supposée des autres aliments biologiques sur la longévité maximale des drosophiles est loin d’être spectaculaire : une augmentation respective de 13,9% et 6,7% de la longévité maximale des drosophiles nourries de raisins et de patates biologiques, et un écart non significatif pour celles nourries de bananes biologiques.

Toutefois, même si ces résultats ne permettent en rien de conclure sur d'éventuels effets bénéfiques de l'agriculture biologique sur la santé humaine, ils ont en tout cas le mérite de nous inciter à accueillir prudemment les résultats issus de ce champ de recherche et ce quels que soient leur teneur, et mettent en lumière l’importance de mener des recherches plus approfondies en la matière.

Source: Le journal de la science

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JASTREBIEC 03/04/2013 21:17


ça... c'est une nouvelle ou je ne m'y connais pas! moi qui pensais que  se nourrir de légumes cultivés sur des sols désherbés au GLYPHOSATE , traités avec des pesticides, des insecticides,
des fongicides ...nourris par des engrais  sur des sols  morts , n'avait aucune incidence !   on en rit mais c'est exactement ce que vous mangez quand vous ouvrez une boite de
petits pois ou de haricots ...BANDITS !

mickael 03/04/2013 17:08


Non mais franchement ... Est ce que vous êtes tous tombé sur le crane ? Déjà une étude américaine sur la bouffe me laisse songeur ... Une étude qui essait de prouver l'évidence qu'une nouriture
naturelle est meilleur pour la santé qu'une nouriture chimique et autres merde  me laisse encore plus perplexe ...  Mais qu'un pseudo journaliste raporte une merde pareil qui n'a aucune
logique ni fondement me laisse reveur . La conerie humaine est sans borne . Quel temps perdu .

marie 03/04/2013 15:39


le problême , c'est que plus le produit est naturel , plus il est chèr ; et comme les citoyens les moins aisés ne sont pas parti pour s'enrichir......hé ben ils sont pas prêt d'en manger
du bio ....

Grrrrr 03/04/2013 14:11


J'aime beaucoup l'humour de Mr.Parsons, j'aime les clichés ;)

Mr.Parsons 03/04/2013 14:07


 Encore une étude menée par un lobby complotiste arriéré et sectaire. Un lobby qui est contre l'évolution de l'humanité voyez-vous : OGM , biotechnologies , nanotechnologies etc. Bref un
lobby qui souhaiterait vivre au moyen-âge. Comme cette étude menée par M.Séralini qui a été finançée par des lobbys complotistes anti-OGM et qui ne vise qu'à décrédibiliser des grands groupes
comme Monsanto, Bayer ou Basf.


N'écoutons guère ces arriérés, allons vers l'avenir, généralisons les OGM, interdisons la nourriture biologique et transformons l'homme en robot ! Les futures générations nous remerçierons. Non
aux valeurs anciennes vive la modernité !

bloggo 03/04/2013 12:36


ça serait plutôt la nourriture NON biologique qui est mauvaise pour la santé et qui réduit la durée de vie des mouches....


notre monde est crétin...nous prenons tous les problèmes à l'envers.

burp 03/04/2013 12:28


Une étude
américaine suggère que manger bio est bien meilleur pour la santé


... pour les drosophiles ... et encore, c'est pas si sûr ... enfin, on sait pas trop ...



Ca c'est de l'article !

bioman 03/04/2013 11:37


quel scoup ,je vous en donne un autre, manger de la nouriture industriel ne serrais pas trés bon pour la santée


bonne bouffe a tous


 

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