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Une mère porteuse se tire avec l’enfant !

Publié par wikistrike.com sur 20 Juin 2013, 15:23pm

Catégories : #Social - Société

 

Une mère porteuse se tire avec l’enfant !

 

 

 

bebe-bagage.jpg« Prends l’oseille et tire-toi ! » C’est le titre d’un célèbre film de Woody Allen sorti en 1969. Une femme de 32 ans a fait mieux encore : elle s’est tirée avec l’oseille et l’enfant tout à la fois. Payée 15.000 € pour servir de mère porteuse à un couple de Saint-Brieuc, elle a finalement disparu à quelques semaines de l’accouchement. Ah, vraiment, pourquoi s’embêter à regarder des films quand la réalité nous offre son lot d’extraordinaire ?

Face à cette double escroquerie, le couple a décidé, malgré l’illégalité de l’accord conclu avec cette femme, de déposer une plainte contre elle. Ils sont parvenus à retrouver sa trace et celle du petit garçon né entre-temps. La mère porteuse n’avait en fait jamais eu l’intention de confier l’enfant au couple. La maligne avait même eu la prévoyance d’effectuer une reconnaissance prénatale. Tel est pris qui croyait prendre : le mari n’était pour elle qu’un simple donneur de sperme destiné à féconder son ovule esseulé.

Et voilà bien sûr que les deux camps s’écharpent autour de ce nouveau-né qui appartient un peu à tous, à aucun véritablement. Un enfant en pièces détachées qui pourra, dans notre époque avide de diversité et d’abondance, s’enorgueillir d’avoir trois parents.

Cet enfant n’a pas à se plaindre : notre siècle aime l’originalité. Quel bonheur pour le marmot de se démarquer de ses petits camarades à l’école : il pourra dessiner une maison avec son papa et sa maman officielle, puis cacher sa mère biologique quelque part dans le dessin. Le professeur pourra jouer à « Où est Charlie ? » et trouver la mère illégitime pour se divertir entre deux copies.

L’enfant a finalement été confié au père biologique — donc au couple. Mais qu’importe qui est parvenu à arracher le gamin comme l’on décroche la peluche au carrousel, celui-ci demeurera un être à la filiation aussi désordonnée qu’indéfinie, tiraillé entre deux mamans.

Le 4 juillet se déroulera le procès en délibéré. La mère porteuse est accusée d’« insémination artificielle par sperme frais provenant d’un don » et le couple de « complicité par fourniture de moyens ». Les deux femmes risquent six mois avec sursis, le père huit.

Certains partisans de la « gestation pour autrui » ne manqueront pas de le faire remarquer : contrairement au cas ici évoqué, une mère porteuse ne devrait avoir aucun lien génétique avec l’enfant ; elle prête son ventre, pas son ovule, qui doit être celui d’une autre femme.

Ces mêmes gens semblent oublier que la vie apparaît dès la conception de l’enfant : ces neuf mois lui seront essentiels pour construire un lien avec sa mère. Sans le savoir, en séparant le nouveau-né de celle qui l’a porté, vous faites déjà un semi-orphelin et taillez une vive blessure dans la chair innocente.

Ah, quel dommage ! Le père biologique et la mère porteuse auraient pu avoir la bonne idée de tomber amoureux et se réunir autour de l’enfant. Tout serait rentré dans l’ordre et le malheureux serait entouré de ses deux parents véritables comme le veut la sage nature. C’est une chose qui arrive parfois dans les films. Pourquoi notre époque éprise de romance n’en prend-elle pas de la graine ?

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