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Une nouvelle étude relance le débat sur les effets polluants de l'exploitation du gaz de schiste

Publié par wikistrike.com sur 20 Septembre 2013, 13:07pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Une nouvelle étude relance le débat sur les effets polluants de l'exploitation du gaz de schiste

 

 

 

fracking.jpgLe New York Times rapporte qu’une étude, publiée cette semaine par l’Université du Texas, suggère que le fracking, ou fracturation hydraulique, un procédé qui permet d’extraire le gaz de schiste, libèrerait beaucoup moins de méthane dans l'atmosphère qu'on ne le pensait jusqu’alors.

L'étude, commanditée par Environmental Defense Funds et neuf compagnies pétrolières, a analysé les émissions de 489 puits de gaz naturel. Les chercheurs ont conclu que même si les rejets annuels de méthane dans l’atmosphère issus de l'exploitation du gaz de schiste se montaient à plus d'un million de tonnes, ils étaient tout de même très inférieurs à ce que l'Agence de protection de l'environnement (APE) avait estimé en 2011. Elle indique en outre que les puits qui bénéficient de mesures de confinement, une méthode pour éviter les rejets de méthane dans l’atmosphère et que l’APE a rendue obligatoire pour 2015, permet de récupérer 99% du méthane libéré.

Le méthane est un gaz qui provoque un effet de serre 20 à 25 fois supérieur à celui induit par le dioxyde de carbone, mais il a une durée de vie beaucoup plus courte dans l'atmosphère. La libération de méthane explique en partie pourquoi l’exploitation du gaz de schiste est si controversée dans le monde. Les opposants au gaz de schiste estiment que l'extraction pose une menace pour l'environnement et la santé publique. Au cours de la fracturation hydraulique, de l'eau, du sable et une grande quantité de produits chimiques sont pompés sous haute pression (400 à 1000 bars) dans le puits de forage. Ceci est un inconvénient par rapport à l'extraction normale de gaz naturel, pour laquelle ce n'est pas nécessaire.

Le méthane est le principal composant du gaz naturel, et lorsqu’il est utilisé comme combustible pour un moteur, c’est une source d’énergie relativement propre. Mais c’est lorsqu’il est libéré sans être brûlé qu’il provoque une effet de serre. Le maintenir dans le sol pendant le forage est donc crucial, et pour la première fois, une étude suggère que c’est possible.

L'American Petroleum Institute a salué les conclusions de l’étude, affirmant dans un communiqué que ses propres efforts pour déployés dans ce domaine « portaient enfin leurs fruits ». Mais le porte-parole de l'Environmental Defense Fund, Eric Pooley, se montre plus tempéré. « Cela ne nous mène pas où nous voudrions être, mais ce sont de bonnes nouvelles », dit-il.

Cependant, pour Greenpeace, l'étude est simplement trompeuse : «Dans le meilleur des cas, cette étude pourra être considérée comme une exception intéressante qui appelle des recherches plus approfondies. Au pire des cas, elle sera utilisée par les services de relations publiques du secteur du gaz naturel pour promouvoir leur pollution », estime Phil Radford.

L’étude suscite aussi beaucoup de scepticisme, d’autant qu’elle a été commandée par de grandes compagnies pétrolières. L'Environmental Defense Fund affirme que certains des sites étudiés au cours de cette recherche ne sont pas représentatifs de ce qui se passe dans l'industrie en général.

En Europe, de plus en plus de voix s'élèvent en faveur de l’exploitation du gaz de schiste. Par rapport à ses concurrents américains, l’industrie européenne paye 2 fois plus pour son électricité, et 4 fois plus pour le gaz. Les industriels européens ne peuvent pas lutter contre les Américains qui bénéficient de la révolution du gaz de schiste, qui a réduit les coût du gaz naturel de 80% aux Etats-Unis.

« Nous sommes face à un massacre industriel systématique », a alerté Antonio Tajani, le Commissaire européen à l’industrie, la semaine dernière. «Je suis favorable à l’écologie, mais nous ne pouvons pas y être dévots. Nous avons besoin d’une nouvelle politique énergétique. Nous devons cesser de faire semblant, parce que nous ne pouvons pas sacrifier l’industrie de l’Europe pour des objectifs climatiques qui ne sont pas réalistes, et qui ne sont pas appliqués ailleurs dans le monde », a-t-il ajouté.

La Belgique dispose de réserves de gaz de schiste dans la Campine et la région de Liège. Compte tenu qu’ArcelorMittal a annoncé qu'il allait réduire ses activités à Liège, et que Ford a annoncé qu'il allait fermer son usine de Genk, l’exploitation du gaz de schiste pourrait donner un nouvel élan économique à la région. 

 

Mais l'exploration et l'extraction du gaz de schiste suscitent une grande inquiétude en Europe. Le parlement français a voté en 2011 une interdiction totale du recours à la fracturation hydraulique. Un sondage effectué en septembre 2012 a révélé que 72% des Français étaient opposés à l’exploitation du gaz de schiste.

 

Source

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Laurent Franssen 20/09/2013 20:41


Caché dedans leur cranes hors de leurs vue oui!
Ce n'est nullement un secret! 

Rensk 20/09/2013 18:13


Green machin truc est déjà tombé dans le panneau vu qu'il parlent de "gaz naturel" eux aussi... ils oublient les "grande quantité de produits chimiques" (non divulgué vu que secret industriel
pour le producteur de gaz)...


 


Loin des yeux (pour l'instant) vu que caché sous terre. Cette bombe a retardement va produire son effet plus tard, pour sûr.

Laurent Franssen 20/09/2013 15:54


Relance les débats ?!
Mais quand est-ce qu'on en à débattu ? 

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