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Venezuela : Brève leçon de journalisme pour ceux qui croient encore en l’information

Publié par wikistrike.com sur 12 Mars 2014, 17:57pm

Catégories : #Politique internationale

Venezuela : Brève leçon de journalisme pour ceux qui croient encore en l’information 

 


00000000000000000000.jpgDans le cadre de la formation permanente de la génération actuelle de journalistes européens dont l’Histoire retiendra qu’ils n’ont pas hésité à appuyer, à quelques milliers de kilomètres de distance, une enième tentative de renverser un gouvernement de gauche démocratiquement élu en Amérique Latine, l’heure est venue d’un modeste bilan en dix questions…

1 – Pourquoi avoir affirmé que le Venezuela était en proie à une “guerre civile” alors que les violences étaient circonscrites à l’État du Tachira, frontière avec le paramilitarisme colombien,  épicentre de la contrebande d’aliments et de carburant vers la Colombie, et à 18 municipalités – gouvernées par des maires de droite – sur 335 ?

2 – Si la majorité de la population a voté pour un programme de gauche lors d’élections validées comme “transparentes” par les observateurs de  l’Union Européenne, de l’Organisation des États Américains, de l’UNASUR, de l’Association des Juristes Latino-américains et qualifiés de “meilleur modede scrutin du monde” par l’ex-Président Jimmy Carter, pourquoi avoir fait passer l’idée que le gouvernement bolivarien représente une minorité et que les violences sont le fait d’une majorité ?

3 – Pourquoi, alors que la presse écrite et les ondes de radio et télévision, du local à l’international, sont sous l’hégémonie de grands groupes privésopposés aux politiques du gouvernement bolivarien et qui ont co-organisé un coup d’État meurtrier en avril 2002, faut-il faire croire depuis quinze ans que le gouvernement bolivarien "contrôle les médias" ?

4 - Pourquoi avoir occulté la majorité des citoyen(ne)s qui manifestent pacifiquement – coordinations étudiantes, syndicales, travailleurs vénézuéliens, mouvements sociaux latino-américains comme les Travailleurs Sans Terre du Brésil, et que la quasi-totalité des gouvernements du continent expriment leur soutien au gouvernement bolivarien du Venezuela (même la chancelière María Angela Holguin, ministre du gouvernement de droite colombien, a rappelé le 21 février que Nicolas Maduro a été "élu par une majorité populaire et a maintenu un caractère démocratique") ?

5 - Si la pénurie d’aliments est telle qu’on le dit, comment expliquer que les secteurs populaires ne participaient pas aux protestations, aux incendies et aux destructions ? Comment comprendre les chiffres de la FAO et de l’OMS qui confirment que le Venezuela a pratiquement éradiqué le problème de la faim et qu’il est un des pays souffrant du taux le plus élevé d’enfants et de jeunes obèses ?

6 – Pourquoi l’épicentre des manifestations contre la “pénurie” était-il la Plaza Altamira, coeur des résidences huppées d’habitants de peau blanche, et non, comme ce serait logique, les quartiers populaires et de population métisse, le Venezuela possédant la plus grande proportion d’afro-descendants de l’Amérique du Sud si on excepte le Brésil ?

7 – Pourquoi le “porte-parole” des manifestations est-il Leopoldo López,héritier d’une des familles les plus riches du pays, cité 77 fois dans les câbles révélés par Wikileaks pour ses contacts avec l’administration états-unienneet dont le groupuscule rebaptisé "Voluntad popular" est impliqué dans les tentatives de coup d’État de 2002 et de 2013 ? 

8 - Pourquoi, alors que les étudiants et syndicats des pays néo-libéraux défilent contre les privatisations, les licenciements, pour plus de droits sociaux et d’égalité, n’a-t-on entendu parler ici d’aucune revendication à ce sujet de la part d’une fédération étudiante ?

9 – Pourquoi, si nous étions en présence d’un “mouvement social” issu d’une lutte populaire, celui-ci se sent-il obligé de retwitter des photos de tortures ou de répression prises en réalité au Chili, en Espagne ou en Syrie ?

10 - Pourquoi, alors que les étudiants de l’éducation supérieure dépassent les 2 millions 600 mille, et que l’UNESCO reconnaît le Venezuela comme le 5ème pays mundial en nombre d’universitaires (ce chiffre ayant cru de plus de 800% depuis la révolution), les manifestations ne regroupaient-elles que quelques centaines de personnes ?

T.D., avec Matías Bosch Carcuro, Rome-Caracas

 

 

 

http://venezuelainfos.wordpress.com/2014/02/22/brevissime-cours-de-journalisme-pour-ceux-qui-croient-encore-a-linformation/

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Paix 13/03/2014 12:05


Bah, quand je parle à des espagnols, je leur demande comment va la crise chez eux, et ils disent tout simplement, que ce n'est pas ce qu'en montre la télé.


Donc la télé, l'information, montrerait-elle quelque chose qui n'est pas la réalité ?? MON DIEU les médias oseraient-ils ne pas montrer la réalité ??? 


Hey !! ELLE EST PAS FOLLE LA GUEPE !

Laurent Franssen 13/03/2014 06:28


Relisez votre Bible AT&NT,
vous comprendrez un peu mieux. 

Big Picture !!! 12/03/2014 22:49


Un mot : GLOBALISATION !!! 


 


http://nibitruth2013.wix.com/nibitruth

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