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Vers un euro grec: le GEuro ?

Publié par wikistrike.com sur 21 Mai 2012, 21:12pm

Catégories : #Economie

Les dernières trouvailles des économistes pour régler le cas grec

 

L'utilisation d'une nouvelle monnaie, créée de toutes pièces, pourrait alléger la facture liée à la Grèce, que celle-ci sorte ou non de la zone euro. Si officiellement, personne à la tête de l'Europe ne planche sur le scénario de la sortie de la Grèce, en coulisse, les idées fusent.


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Comment régler le cas grec sans trop pénaliser le reste de la zone euro ? C'est l'équation que les dirigeants du Vieux Continent tenteront de résoudre ce mercredi lors d'une réunion informelle. A priori, il n'y a pas de solution satisfaisante : soit la Grèce sort de la zone euro, mais les répercussions financières sur les pays voisins seront importantes ; soit la Grèce reste dans l'union monétaire mais son maintien pose problème car les Etats membres sont à court d'argent.

Une monnaie parallèle pour maintenir la Grèce dans l'euro

Heureusement pour les europhiles, les économistes ne sont pas à court d'idées pour sortir la Grèce et l'Union monétaire de l'ornière. A l'image des banques centrales qui sortent des sentiers battus depuis le début de la crise pour venir au secours des banques, les experts de la Deutsche Bank, ont imaginé une troisième voie pour la Grèce. Celle-ci resterait dans la zone euro, mais elle ne recevrait plus d'aide de la part de l'Europe. Comment est-ce possible? Grâce à la création dans le pays d'une monnaie parallèle à l'euro : le Geuro.

Celle-ci serait émise par le gouvernement grec, dès que l'Europe fermerait le robinet des liquidités. Semblable à des titres de dettes, cette monnaie serait convertible en euros et permettrait à l'économie grecque de faire face au manque de cash créé par le tarissement des aides européennes. Comme l'expliquent les experts, le Geuro aurait au départ un cours inférieur d'au moins 50% à celui de l'euro. Utilisé pour payer les salaires, mais aussi les importations, il permettrait in fine aux exportateurs grecs de réduire fortement leurs prix. La Grèce pourrait donc dévaluer sans sortir de la zone euro.

Sur le papier, l'idée est séduisante. Mais la mise en place d'une telle mesure semble aussi compliquée que la sortie du pays de la zone euro. Pour inciter l'Etat grec à ne pas faire n'importe quoi avec ses finances et à rembourser au moins une partie de ce qu'il doit, le cours du Geuro serait lié au déficit budgétaire primaire, c'est à dire au déficit avant paiement des intérêts de la dette. En le réduisant, l'Etat grec réduirait l'offre de monnaie ce qui ferait monter son cours face à l'euro. Ce principe laisserait la possibilité à Grèce de retourner un jour à l'euro si la nouvelle devise s'appréciait suffisamment.

Mais l'arrivée du Geuro coïnciderait également avec la mise en place d'une " bad bank " regroupant les actifs risqués des banques ainsi qu'une recapitalisation de certains établissements financiers, via le FESF, afin de mettre un terme aux retraits des dépôts bancaires. La solution du Geuro nécessiterait donc quand même un peu d'aide de la part de l'Europe.

L'Ecu pour aider la Grèce à sortir de l'euro

Les experts de la Deutsche Bank ne sont pas les seuls à évoquer l'utilisation d'une nouvelle monnaie. Il y a quelques semaines, deux experts de Nomura ont appellé à la création d'un nouvel Ecu, cette monnaie qui servait avant l'euro aux banques nationalles pour libeller leurs placements. Mais cette fois-ci, il s'agissait de palier à la sortie de la Grèce et à un éventuel démantèlement de la zone euro, expliquent les auteurs de l'étude. Dans un tel scénario, l'Ecu 2 remplacerait l'euro dans le cadre des contrats internationaux, . Il permettrait notamment d'éviter le casse tête de la réévaluation des titres de dettes publiques. A condition bien sûr de s'entendre sur sa valeur et sa composition.

 

Source: L'expansion

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