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Vers une apocalypse budgétaire pour les armées

Publié par wikistrike.com sur 14 Mars 2013, 12:06pm

Catégories : #Economie

Vers une apocalypse budgétaire pour les armées



hollande-drian-1177689-jpg_1053383.JPGLe scénario noir prévoit la vente du Charles de Gaulle, la suppression de 30 régiments, l'arrêt des chaînes du Rafale et l'abandon de l'A400M. Une débâcle !

Les armées se préparent en secret à une apocalypse budgétaire. Avant même la publication du Livre blanc sur la défense qui doit intervenir dans quelques semaines, il n'existe qu'un sujet de préoccupation au ministère de la Défense : les options budgétaires de la future loi de programmation militaire. Pour simplifier, on peut dire que le Livre blanc définit une perspective stratégique globale, quand la loi de programmation militaire qui sera discutée ensuite, durant l'été, en tire les conclusions budgétaires. Or après des mois de tergiversations, François Hollande, chef des armées, annoncera ses choix financiers le 19 mars prochain lors d'un conseil de défense, avant de les préciser le 26 mars. Rappelons qu'un conseil de défense et de sécurité rassemble autour du président le Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), les ministres de la Défense (Jean-Yves Le Drian), de l'Intérieur (Manuel Valls), de l'Économie (Pierre Moscovici), du Budget (Jérôme Cahuzac) et des Affaires étrangères (Laurent Fabius). Le chef d'état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud, est présent.

Projections apocalyptiques

Passons sur les épisodes précédents et sur les exercices budgétaires internes au ministère de la Défense, qui ont accompagné les travaux sur le Livre blanc. Fin décembre 2012, les problèmes sont apparus lorsque les prévisions budgétaires sont devenues franchement inquiétantes. Avec une croissance nulle ou presque, une situation économique gravement détériorée, il est alors devenu clair que le maintien de l'effort de défense actuel (1,56 % du produit intérieur brut en 2013, pour un budget de 31 milliard d'euros) ne pourrait pas être maintenu. Jean-Yves le Drian a toujours dit que la défense serait touchée en proportion des efforts consentis par les autres ministères, pas davantage. Sauf qu'aujourd'hui, les deux projections préparées pour le conseil de défense de mardi prochain sont désastreuses pour la première, apocalyptique pour la seconde. 

Hypothèse Y

La première épure budgétaire, qualifiée à l'hôtel de Brienne - siège du ministère de la Défense -, d'hypothèse "de survie", est terrible. Il s'agirait pour la défense de continuer à faire tout ce qu'elle fait aujourd'hui, mais avec beaucoup moins de personnels et de moyens. Elle impliquerait la perte de 30 000 emplois dans les armées et de 15 000 autres dans l'industrie de défense. Dans ce schéma, toutes les armées perdraient des plumes, mais d'abord l'armée de terre qui verrait disparaître sa capacité de projection. En clair, et pour prendre un scénario on ne peut plus actuel : les forces spéciales qui perdureraient auraient été capables de stopper l'offensive des groupes djihadistes sur Bamako, début janvier. Mais projeter ensuite 4 000 hommes au Mali pour une mission de plusieurs semaines, il faudrait oublier. 

Dans cette hypothèse, la question du maintien de la composante aérienne de la dissuasion est posée et de nombreux programmes d'équipements seraient retardés ou repoussés aux calendes grecques. Du côté de l'industrie de défense, ce serait également un massacre et l'éventualité de la disparition de l'industriel d'armement terrestre Nexter est explicitement évoquée. "On ne sait pas faire une telle réduction, qui vient après les 54 000 suppressions de poste du précédent quinquennat", dit un hiérarque connaissant le dossier. "Mais quand on en parle avec les gens du Budget, ils nous expliquent franchement que l'hypothèse Y n'est pas possible pour eux. Qu'il faut y aller plus fort !" Mais la défense va devoir contribuer pour un milliard à l'austérité en 2014, et pour deux milliards en 2015. En deux ans, avant même de trancher dans le vif, ce sont 10 % d'une annuité qui vont sauter ! Quant à l'hypothèse Z, c'est... l'apocalypse !

Une conflagration

François Hollande, chef des armées, est pris en tenaille ! D'une part l'hypothèse Y que nous venons de voir est déjà considérée comme inacceptable par Jean-Yves Le Drian. Le ministre de la Défense sait, même si c'est accessoire, quels sont ses risques personnels dans cette affaire, face à des militaires qui n'ont jamais jugé in fine leurs ministres qu'à la capacité de défendre leur budget. Mais, d'autre part, l'hypothèse Z est celle que défend Bercy avec ardeur, dès lors qu'elle est seule compatible avec la politique de rigueur décidée par... le chef de l'État ! Or, là, on ne parle plus de la même défense de la France. Cette éventualité implique en effet 50 000 suppressions d'emploi dans les armées (c'est l'effectif total de l'armée de l'air) et autant dans l'industrie de défense. Dans cette hypothèse, ce serait la fin de l'armée française telle que nous la connaissons, alors même que le monde devient de plus en incertain. Nous avons entendu évoquer la "mise sous cocon" du porte-avions Charles de Gaulle, ou sa vente au Brésil ou à l'Inde. "Ce serait une conflagration, estime un expert, un bateau qui porte ce nom, en plus ! Un nouveau paquebot France, en pire, une fierté nationale, alors que 66 % des Français pensent qu'il faut augmenter le budget militaire !" Mais ce n'est pas tout. Ces choix budgétaires consisteraient à ramener d'ici quelques années le budget de la défense d'environ 30 milliards à 20 milliards, à faire passer la part de la richesse nationale consacrée aux armées de 1,5 % du PIB à 1,1 %. Impensable ? Apparemment, non.

Économies à la hache...

La renonciation par la France à son groupe aéronaval n'empêcherait pas, dans cette hypothèse, la renonciation à l'avion-cargo A400M, synonyme de la fin du programme dans son ensemble, et la perte des 10 000 emplois d'Airbus Military. Oubliés aussi, les programmes Scorpion des nouveaux blindés de l'armée de terre, des commandes d'hélicoptères NH-90 et Tigre, comme sont envisagées la fin de la série des Rafale, celle d'une grande partie des frégates FREMM et des sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda. Les nouveaux ravitailleurs aériens MRTT, on oublie aussi... On évoque la dissolution d'une trentaine de régiments. "Nous sommes dans une situation de crise grave", admet-on sans finasser au ministère de la Défense, où l'on reconnaît à voix basse avoir secrètement lancé un groupe de travail sur l'abandon du transfert du ministère à Balard. "On va mesurer ce que coûteraient les dédits et un maintien dans nos taudis du boulevard Saint-Germain. On n'a plus le choix, on rabote et on passe tout à la paille de fer", lance un interlocuteur décontenancé. Un autre, moins mesuré, lance : "On prend le mur en pleine gueule. On a bien tenté de faire comme d'habitude, de repousser les problèmes après 2017 ! Mais ça n'a pas marché..."

Sortir de la crise

Évidemment, de telles perspectives font réfléchir. Avec la fin des capacités de projection et de maintien de la paix, mais aussi des ambitieuses capacités d'anticipation (satellites, renseignement technique, etc.), c'en serait fini des ambitions et de la puissance françaises : "On aurait l'armée du Benelux, la dissuasion en plus...", lance un homme au courant des débats internes, qui ne se résout pas à voir les armées se contenter d'un grand écart : Vigipirate et la bombe atomique, que François Hollande a promis de ne pas toucher. Il ne semble pourtant pas sérieux qu'un tel bond en arrière soit vraiment envisagé par le président de la République, au risque de voir la France abandonner son statut international. 

Comment faire ? C'est la question qui sera posée au conseil de défense la semaine prochaine. Les militaires se prennent à rêver que le président fasse passer la défense au rang de priorité nationale, comme l'éducation ou la "sécurité", qui ne concerne curieusement à cette heure que le ministère de l'Intérieur. Mais soyons-en certains : les prochains jours seront chauds et les calculettes vont crépiter... 

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Source: Le Point

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Hercobulus 15/03/2013 21:24


Bien sûr Pépito que ce n'est pas normal, mais c'est l'arbre qui cache la forêt.


Il y a des données économiques plus fondamentales encore.


Les fondamentaux d'une économie saine sont connus mais les pouvoirs


mondialiste type FED ou Bruxelles n'en veulent pas, cela ne convient pas à


leurs manigances financières. Ces principes sont décrits par des économistes


comme F. Bastiat, l'école autrichienne (Hayek ou von Mises) ou encore notre


prix nobel d'économie Maurice Allais. Mais notre presse à lapins crétins


ne cite jamais ces vrais économistes, même pas notre prix nobel !


Alors, les gens croient qu'il n'y a que deux voies : l'ultralibéralisme


prédateur à l'anglo-saxonne ou bien le socialisme censé corriger ses


ravages alors qu'il est une duperie : les socialistes sont au service de


la finance mondiale tandis que les communistes ont des programmes


détruisant de l'intérieur les économies (l'histoire n'a cessé de le montrer).


Autrement dit on a le choix entre la peste et le choléra. La mondialisation


complique toute l'affaire et il est difficile d'expliquer ce qu'il faudrait


faire parce qu'avec nos politiques et dans le contexte actuel c'est


inapplicable. Il y a de puissantes forces prédatrices à l'oeuvre qui


achètent tout et tous. Nos journalistes de gauche aux salaires mirobolants


sont aux ordres des banques (Rotschild, Lazard...).


Pour résoudre ces problèmes il faudra que nos élites pourries soient


remplacées par d'autres et appliquent avec une détermination sans


faille des programmes d'assainissement économiques radicaux, ce qui


ne veut surtout pas dire néo marxistes.

Pépito 14/03/2013 22:10


 


Herobulus


  Je ne savais pas que trouver normal que les gains d une entreprise crée et subventionnée par la collectivité reviennent a la collectivité, c était être marxiste. Je suis peut être marxiste
alors.


Pas marxiste ou ultra libéral, c est quoi? Bayrou?

Hercobulus 14/03/2013 21:43


Non Pépito, ce n'est pas cela. La France est un Etat socialiste depuis des


décennies et ceci est aggravé par un ultra libéralisme ravageur. Une sorte


de petite Chine qui ne réussit pas. Normal, les gens qui se fichent de la


notion de richesse nationale et de l'emploi judicieux qu'on pourrait en


faire sont au pouvoir. L'inculture économique est répandu dans la


population française à un point inimaginable, consternant même.


Les médias et les pouvoirs en profitent, les encouragent même.


La vacuité des marxistes fait les délices des ultra libéraux....


 

Pépito 14/03/2013 20:52


@Hercobulus


 Donc pour vous, le retour au cheptel des entreprises crées et subventionnés par l argent des contribuables et sur le dos desquels elles réalisent leurs profits en plus de se gaver en
evasion fiscale, c est du collectivisme nostalgique c est bien ça?


Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les prélèvements obligatoires n ont pas attendu le front gauche pour atteindre un taux alarmant de suicide et d immolation ces derniers temps.


Et vu que l histoire a la con c est que nôtre pays est endetté et qu il faut des plan d austérités, la richesse nationale, je m en fout un peu comme de l an 40 si vous savoir.


@Joce


Pas une sortie de l euro ni de UE mais de son traité "pourrite"


 


 


 


 

Rensk 14/03/2013 20:46


@ zara & Hercobulus,


 


Je ne vous que ça... faite aussi gaffe a la subvention de la francophonie...


La langue française est un attribut de souveraineté en France, depuis 1992 « la langue de la République est
le français »


Dans mon pays le français est dans la constitution depuis bien plus longtemps que 1992 !!! = Gouvernements nommés par François Mitterrand, président de la République du 21 mai 1981 au 17 mai 1995


 


Bien a vous et a vos idée préconçues

Rensk 14/03/2013 20:37


@ zara,


 


Qu'est que vous nous racontez-là ? Vous nous prouvez ici-même que nous sommes plus proche de la langue française que la France elle-même... (ce qui ne m'interdit pas les fautes, de frappe y
comprises)...


Le français servit de langue véhiculaire pour l’aristocratie européenne du XVIIe jusqu’à la fin du XIXe siècle (ainsi, les enfants des principales familles princières d’Europe étaient élevés en
français et les aristocrates russes correspondaient fréquemment entre eux en français) et est toujours utilisé dans de très nombreux pays francophones d’Afrique et de l’Océan Indien, dans la diplomatie
internationale et au sein des grands organismes transfrontaliers


La lingua franca parlée par les marins et les esclaves chrétiens des musulmans de la Méditerranée du
XVe au XIXe siècle.


Le français a été la langue de la diplomatie en Europe depuis le XVIIe siècle jusqu’à son "récent" (?) remplacement par l’anglais. ET COCORICOOOO...et en conséquence, le français est encore une des
langues de travail des institutions internationales (telles que le Comité international olympique, l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, l’Organisation mondiale de la santé, l’ONU, le Bureau international du travail, l’Union postale universelle, la Fédération internationale d'escrime, l'Office européen des brevets, l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur), ainsi que comme langue de travail
de facto, avec l’anglais, dans la Commission européenne). Mais aussi a la TV que nous
subventionnons (attention)...

Hercobulus 14/03/2013 20:08


Pépito : le Front de Gauche n'est pas ma tasse de thé. Il faut que l'Etat contrôle


peu d'entreprises stratégiques pour des raisons de souveraineté, pas de


collectivisme nostalgique. l'évasion fiscale se règle autrement qu'en


nationalisant mais en réduisant les prélèvements obligatoire pour devenir


un pays plus attractif (57 % de la richesse nationale confisquée par l'Etat


pour être redistribué à qui ? C'est quasi communiste !)


Zara : un propos pertinent et sensé!


 

Pépito 14/03/2013 19:06


@Joce


ceci est le le programme du Front de gauche


@Hercobulus


ça ne pourra que rapporter puisque cela mettra fin a l évasion fiscale de ces entreprises


 


 

zara 14/03/2013 18:36


D'accord avec vous, la France sans poids international ! elle qui était un modèle jusque Chirac, mais aujourd'hui, les choix, lybie, syrie, mali... sont de mauvais choix. nous tournons le dos à
la Francophonie et à nos propres interrets, on voudrait nous saborder, UMPS même combat, et pas d'homme ni de femme providentiel.


la France est un pays, un concept, une vision du monde....pas un état fédéral vassal d'une puissance à bout de souffle.


un homme, une femme sufirait à nous émanciper de nos geoliers et retrouver la place dans le concert des nations, car il n'y a pas une voie Mais plusieurs voix et ne pas les écouter c'est amputer
l'aveni de nos générations.


l'ouverture et la compréhension oui la confrontation sans but non. retrouvons nos alliés et positions comme Francois 1 l'avait fait... il y a longtemps....abeus papam padampadam un petit air qui
revient sans arret...

Hercobulus 14/03/2013 14:03


D'accord avec Joce sauf que nationaliser coûte très cher, il vaut mieux que l'


Etat prenne des participations majoritaires pour contôler des entreprises


réellement stratégiques pour la souveraineté nationale et aussi veiller à


écarter des actionnaires susceptibles de limiter cette 'indépendance nationale.

Joce 14/03/2013 13:45


Que faire ?


 


C'est facile... démettre François zéro, sortir de l'euro, dévaluer et renationaliser Total, EDF et Areva. Comme les islandais.

Hercobulus 14/03/2013 13:45


N'en déplaisent aux idéalistes vertueux et accusateurs zélés de notre pays,


une défense dégarnie et castrée, c'est très inquiétant dans une période de


tous les dangers. On a autrefois trop tiré sur la corde des dépenses militaires


avec des budjets mal employés, source de gaspillages. On est passé à une


autre extrêmité.

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