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WikiStrike est fier de vous présenter le Festival international du film insulaire de Groix

Publié par wikistrike.com sur 23 Août 2012, 05:20am

Catégories : #Culture - médias - Livres - expos - rencontres

WikiStrike est fier de vous présenter le Festival international du film insulaire de Groix

 

affichewebaccueil_2012.jpgIl y a le Jazz à Nice, il y a la comédie à Avignon, il y a les fêtes de Bayonne, désormais, il y aura le festival international du film insulaire à Groix. Voici un écrit « poétique» de G.Hammer (Ghisham Doyle), poète et dramaturge, et responsable du site WikiStrike, sur cet évènement qui a lieu actuellement sur l’ile de Groix (22-26 août), dans le Morbihan, un regard différent sur une première soirée marquée par un ciné-concert de toute beauté. Le festival international du film insulaire est né il y a 12 ans maintenant, sa réputation ne cesse de croitre, et pour le comprendre, les quelques mots qui suivent peuvent en partie vous l’expliquer (Joseph Kirchner)  

ILE DE GROIX, MORBIHAN

Un début qui donne faim

Nous sommes le 22 août 2012, il est 18 heures. Les premiers chants bretons résonnent sur la petite scène faisant face à la plus ancienne école de pêche de France (Année 1 800 et des poissons). Ce soir, c’est l’ouverture… Comme tout le monde, un petit verre s’impose…

Alors, les chanteurs traditionnels groisillons prennent les planches d’assaut, avec ou sans instruments. Ainsi, la pelouse alentour n’est plus qu’un « chant de pas », des danses s’improvisent, des contacts se créent, les mains s’assemblent, les pieds se jumellent. Les danseurs sont de tous âges et n’ont aucune limite que le fond de leur cœur.

Je suis triste en ces temps, pour bien des raisons, mais déjà le tison du festival m’entraîne loin de l’isolement qui me gouverne. L’isolement n’est pas une ile, l’ile n’est pas un isolement. Seuls les gens s’approchent ou s’éloignent.

Moi, parisien, en ce soir de fête, je suis comblé. Je suis un continent d’un mètre soixante et un.

 

19h30, le jury du festival, d’excellente tenue, nous a été présenté. Il est composé de Jean-Claude Barny ; de Véronique Kanor, de Nono, de Solveig Anspach, d’Emmanuel Kasarherou et de Patrick Marziale. 

Avant cela, l’organisateur débarque pour son discours. Comme à l’accoutumée, en présence du maire de Groix et des responsables locaux, il dénonce, il rend la foule heureuse et met les élus (qui s’en moquent et se rattraperont) un peu mal à l’aise (PAS DE NOMS CITES). Bref, le festival à peine commencé… un feu d’artifices est tiré…

 

22h30 : « Nanook » en plein air, ou « acœurdez-moi » cette danse

Pour l’ouverture, c’est ciné-concert, et je vous assure que le petit parisien que je suis a été fort déstabilisé et rempli d’une chose que je puis définir (et que je n’ai pas vu venir) que par un certain néologisme : « Le Groimage » :

Ecoutez du chant traditionnel inuit par Tanaya Tagaq (Canada), mettez-y par-dessus un film documentaire de 1922, « Nanook l’esquimau »  (Muet et en noire et blanc), vous comprendrez pourquoi le petit endroit nommé Port Lay sur l’ile de Groix est devenu l’espace d’un soir l'aube des matins du monde : 2 000 personnes assises, envoûtées, inondées dans la chair, ont pu voir ce spectacle venu du Nord cependant profondément Chaud.

« Nanook » est considéré comme le premier film documentaire au monde. Il fut tourné par Robert J.Flaberry, dans le grand nord canadien en 1920.

A Groix, au festival International du film insulaire, ce documentaire émouvant obtient une place de choix méritée, l’Ouverture. Après visionnage, et aux yeux de la foule amassée, je me rassure quelque peu sur l’esprit humain capable de compréhension, de beauté, de respect, et de mouvements.

Les choses sérieuses

J’ai d’abord pris connaissance des 15 films en compétition. Ces films viennent de France, du Danemark, du Canada, d’Australie, comme d’ailleurs. Je noterai des coups de cœur comme « L’ile » sur la solitude et le combat des derniers habitants des iles Shetland ; ou encore « Kuru : Science et sorcellerie », de Robert Bygott, qui conte l’histoire de deux prix Nobel en quête de vérité autour de la vache folle. Enfin, je vous dirige vers « I’m in a band » de Thomas Griffin et Cyrille Renaux (article-interview à venir) : Nous sommes en Islande, et c’est à travers divers groupes musicaux que le film nous emporte à la découverte d’un pays résolument pénétrant que la musique anoblit. Découvre ici le facebook.


DSCF9112.JPGEt puis j’ai pris conscience

Quinze films sont en compétition, je ne connais pas le gagnant, mais il parait que ce soit le spectateur ! Et au regard de cette première soirée, je ne puis dire le contraire.

Il reste trois jours pour vous faire plaisir et venir voir la bonne cinquantaine de films proposés ! Jetez-vous à l’eau, toutes les terres s’y baignent !

Quant à moi, j’ai pris conscience d’une chose :

« Si prendre le large, c’est prendre de la hauteur, alors marin de Groix se trouve dans le ciel »

Conclusion du premier jour

J’ai beaucoup écrit sur l’Amour, hélas, pas assez sur les hommes

 

Tout sur le festival spécial pays du Grand nord

 

Ghislain Hammer pour WikiStrike

Auteur du recueil poétique « Les Colosses nus »

 

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