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Zone euro - Episode 2 : L'enfer

Publié par wikistrike.com sur 6 Avril 2012, 08:14am

Catégories : #Economie

Zone euro : épisode II en formation !

 

bce-fed.jpgAvant-hier, l’Espagne a malheureusement confirmé ce que nous disons sur ce blog, complété par une majorité de commentaires très instructifs : nous entrons dans la phase II du scénario de crise de la zone euro et cela pourrait coïncider avec les prochaines élections françaises. Ce point sera particulièrement développé dans notre prochain numéro de LIESI.

 

En quelques jours seulement, le paysage a vitement été bouleversé. Les quelques rares oiseaux venus critiquer le réalisme de notre rédaction sont partis sur d’autres sites spécialistes de la politique de l’autruche. Il est cependant vrai que l’intervention de l’agent Draghi a permis de retarder la prochaine attaque, celle qui prend forme maintenant. Nous pensions que les choses iraient plus vite. Pourquoi avoir fait tourner la planche à billets et injecter pour retarder cet épisode II, en cours de développement ? Il y a plusieurs réponses. Nous n’avons pas le temps de les développer. Mais nous privilégions celle qui met en rapport le trio Draghi/Goldman Sachs/Rockefeller.

 

Depuis quelques heures, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour l’Espagne. «Après avoir annoncé que l’endettement du pays allait monter à 79,8 % du PIB (niveau jamais vu depuis au moins 30 ans), l’Espagne a raté ses émissions de dette mercredi 4 avril. Le Trésor n’a réussi à placer que 2,6 milliards d’euros de titres obligataires, alors qu’il visait un montant maximum de 3,5 milliards d’euros. En outre, le coût de financement sur les marchés est en hausse, signe que les effets bénéfiques du prêt gigantesque de la Banque centrale européenne (BCE) aux banques sont en train de s’estomper » (Les Echos). Entre-temps, Mario Draghi a extrêmement fragilisé la BCE… et donc sa crédibilité… et donc l’euro qui n’a pas l’air de faire bonne figure. L’injection de 1.000 milliards de liquidités pour 3 ans de la BCE commence à montrer ses limites. Ce point est intéressant…

 

Les banques sont de nouveau dans la tourmente

 

«Les tensions se sont aussi répercutées aux banques espagnoles, ainsi qu’autres pays périphériques  de la zone euro. Les taux à 10 ans italiens augmentaient de 17 points à 5,3 %, ceux du Portugal de 18 points à 11,46 %, et ceux de la Grèce de 78 points à 20,9 % » (Les Echos).

 

Les bancaires françaises piquent du nez avec des baisses très conséquentes : par exemple 20% pour le CREDIT AGRICOLE en quelques séances seulement. Voyons-y le signe du hasard…


 

France : un acteur important dans l’épisode II

 


 L’Espagne n’est pas le seul pays menacé par les armes de destruction massive de la finance anglo-américaine. La vente d’obligations à 10 ans que la France a effectué hier vient de donner des signaux assez clairs. Pour les experts de taux, «il ne serait pas étonnant que la barrière psychologique des 3% soit de nouveau franchie en peu de temps… et le niveaux des 3,5% est déjà en ligne de mire». (Le Figaro)

 

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On focalise l’attention sur la prétendue menace nucléaire iranienne et le “terrible” potentat syrien, mais nos politiciens sont étrangement silencieux sur cette finance apatride et vagabonde qui, sans la moindre gêne, pointe ses armes de destruction massives (que sont tous ces produits financiers) sur notre pays.

 

Les fossoyeurs de la France choisiront LEUR candidat… ils en ont les moyens

 

lapinchapeau-copie-1.jpgCette finance  apatride et vagabonde fera de toutes les façons les résultats des prochaines élections présidentielles. Il faut s’appeler Candide pour imaginer, surtout dans le contexte actuel, que le personnage appelé aux “affaires” ne pourrait pas faire “leurs affaires”. Si les oligarques du cartel bancaire veulent renvoyer le candidat de l’Elysée à autre chose, l’affaire de Toulouse accouchera de nouvelles nous plaçant peut-être dans un WATERGATE.

 

Si le candidat Mélenchon doit être poussé plus loin dans les sondages, il suffira de mettre quelques banques par terre afin que le discours du personnage colle avec le dégoût des Français de la finance et des banques en général. Nous serons fixés à la lecture des prochaines actualités.

 

« En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi ». (F.D. Roosevelt)

 

Vers un divorce franco-allemand ?

 

C’est assez simple à réaliser : il suffit de tendre l’écart entre les taux allemands et français. Or, comme par hasard, une note de la banque américaine Citi «recommande de jouer un écartement des taux entre la France et l’Allemagne». Attendons-nous à voir le Bund servir, comme le dollar, de valeur refuge dans les prochaines semaines…

 

Source: Liesi

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