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L'ADN de Jawad, ce logeur qui rendait service, trouvé sur un rouleau d'adhésif ayant servi aux attentats du 13 novembre

Publié par wikistrike.com sur 23 Janvier 2018, 10:30am

Catégories : #Social - Société, #Religion - pensées

"Je savais pas que c'était une bombe, si J'AURAIS SU."

"Je savais pas que c'était une bombe, si J'AURAIS SU."

Un élément versé au dossier de Jawad Bendaoud dont le procès s'ouvre le 24 janvier pourrait doubler la peine encourue par «le logeur» des terroristes du 13 novembre. Son ADN a été retrouvé sur un adhésif ayant servi à fabriquer des explosifs.

On l'appelait «le logeur». Les images de BFMTV, tournée le 18 novembre 2016 au soir de l'assaut de Saint-Denis, ont fait le tour des télévisions et du web. On y voyait Jawad Bendaoud livrant une interview quelques minutes avant son interpellation et tentant maladroitement de se justifier. Accusé d'avoir hébergé les terroristes du 13 novembre et poursuivi pour «recel de malfaiteurs criminels», son procès (et celui de deux co-accusés) commence le 24 janvier. Mais des éléments prouveraient son implication directe : son ADN a été retrouvé sur du ruban adhésif ayant servi à confectionner des ceintures explosives qui ont été actionnées à Saint-Denis. Il risque trois à six ans de prison ferme, mais si l'acte criminel est retenu, comme le demandent les familles des victimes, il pourrait écoper d'une peine de 12 ans d'emprisonnement.

Jawad, «logeur»... et plus si affinités ?

 

Un article de Paris Match publié sur Internet le 22 janvier révèle que l'ADN de Jawad Bendaoud a été retrouvé sur un morceau de rouleau adhésif entourant le bouton d'activation d'une ceinture explosive utilisée le soir de l'assaut de Saint-Denis par Chakib Akrouh, entraînant sa mort, ainsi que celle d'Hamid Abaaoud et d'Hasna Ait Boulahcen.

L'enquête a également permis de déterminer que l'engin explosif devait initialement être utilisé dans un autre attentant prévu à Paris. L'avocat de 23 victimes et de l'association Life for Paris, maître Georges Holleaux, a donc demandé le 15 janvier une requalification des faits.

Si le rapport d'analyse de la police scientifique de Paris confirme que «le profil génétique de Jawad Bendaoud a été caractérisé sur l'entame du rouleau de ruban adhésif en mélange avec le profil génétique d'Hamid Abaaoud», en septembre 2017, le magistrat instructeur avait estimé recevable la défense de Jawad Bendaoud. Celui-ci «conteste avoir aidé les terroristes à confectionner leurs ceintures et explique qu'il avait utilisé antérieurement le scotch présent dans son logement», comme l'explique son avocat. Le magistrat ajoute : «Il est possible de considérer que les deux terroristes aient utilisé le scotch se trouvant dans le squat [tenu par Jawad Bendaoud] pour renforcer la ceinture explosive, d'autant que Jawad Bendaoud explique qu'il avait récemment effectué des travaux dans le squat.»

Mais pour les avocats des familles des victimes, Jawad Bendaoud a tenu un rôle bien plus important dans ces attentats. Maître Méhana Mouhou avocat de 60 victimes déplore : «Selon moi, l'association de malfaiteurs terroriste a été écartée alors que des charges évidentes en ce sens existent.» Il reste aux trois magistrats du tribunal correctionnel à se prononcer sur ce point qui pourrait faire lourdement pencher la balance dans le procès du «logeur» et alourdir le verdict... Ou susciter la colère des familles des victimes.

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