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Les principales révélations du livre choc de Varoufakis

Publié par wikistrike.com sur 23 Février 2018, 13:41pm

Catégories : #Politique internationale, #Economie, #Culture - médias - Livres - expos - rencontres

Les principales révélations du livre choc de Varoufakis
Les principales révélations du livre choc de Varoufakis

Plutôt que de se pencher sur le cœur du message de l’ancien ministre des finances grec, la plupart des journalistes et commentateurs se contentent de nous parler des individus : Varoufakis, décidément "bien sûr de lui", et les autres "personnages" du récit, qui en prennent souvent pour leur grade.

Pourtant, le témoignage de Varoufakis ne fait qu’apporter des preuves accablantes qui démontent le discours dominant et confirment la lecture « critique » de la crise grecque, à savoir :

1) La Grèce était en situation de faillite dès 2009, ce qui fut confirmé par le directeur du service économique du FMI dans une note interne fuitée dans la presse en 2017.

2) Le plan de sauvetage avait pour unique but de sauver les banques françaises et allemandes et de transférer leurs pertes sur les citoyens européens et grecs, ce qu’a confirmé le président de l’Europgroupe en 2017

3) La BCE a précipité la faillite grecque et enfoncé le pays dans la récession au lieu de l’aider

4) Les quatre plans d’austérité successifs n’avait aucune vocation à rembourser la dette ou sortir la Grèce de la récession, mais au contraire pour but de la pousser hors de la zone euro afin de discipliner les autres pays membres, en particulier la France.

5) Ni le FMI, ni la Commission européenne, ni les gouvernements français, allemands et européens en général ne considèrent que l’austérité est une bonne politique pour réduire la dette et relancer l’économie : tous les dirigeants reconnaissent volontiers qu’il s’agit d’une politique économique désastreuse.

6) La recommandation de la Commission européenne et le travail de ses fonctionnaires débouchent sur des politiques absurdes et déconnectées de la réalité, ne reposant sur aucune analyse tangible des réalités économiques d'un pays, ce qui est confirmé par un audit interne rendu public. (cf article médiapart)

7) L’Europe n’est pas une démocratie, toutes les décisions sont in fine prises par Berlin. L’Eurogroupe n’a aucune légitimité juridique, la Commission européenne aucun pouvoir exécutif et la BCE largement contrôlée par les milieux conservateurs allemands.

La conclusion de tous ces faits, désormais largement corroborés par différentes sources officielles, est accablante :

L’Union européenne, tel qu’elle fonctionne aujourd’hui, impose une politique de rigueur budgétaire et monétaire qu’elle sait être contreproductive, dans le seul but de contraindre les pays membres à abandonner leur modèle social, pour l’unique bénéfice du Capital dont les intérêts sont essentiellement représentés par l’électorat conservateur allemand. Et cela se fait au mépris des principes élémentaires de la démocratie, dans tous les pays de l’Union européenne, et avec la complicité de tous les gouvernements.

On comprend que des journaux comme Le Monde et des organes comme Radio France ne souhaitent pas tirer de façon trop limpide les conclusions qui s’imposent : cela devrait logiquement entrainer la fin de l’Union européenne.

 

Note : résumé commenté du livre (par nos soins) disponible ici

 

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