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Le dernier rhinocéros blanc aurait pu être sauvé. Il manquait de l'argent

Publié par wikistrike.com sur 27 Mars 2018, 06:35am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

La FIV pour sauver les rhinocéros blancs du Nord n'était pas une priorité selon les spécialistes

La FIV pour sauver les rhinocéros blancs du Nord n'était pas une priorité selon les spécialistes

La semaine dernière, le dernier rhinocéros blanc du Nord mâle a perdu la vie. Pour sauver cette espèce, on envisageait la fécondation in vitro pour féconder un rhinocéros femelle. Le problème, c'est que ça coûte cher et qu'on ne maîtrise pas encore tout à fait la technique. Alors, des spécialistes des rhinocéros préfèrent se concentre sur d'autres choses. 

Après la mort de Sudan, le dernier rhinocéros blanc du Nord mâle, le monde s'organise pour tenter de sauver cette espèce qui ne peut compter que sur deux femelles pour sa survie. Quelques heures après la mort de Sudan, la fécondation in vitro était envisagée pour relancer cette espèce: créer un embryon en laboratoire pour ensuite le placer dans l'utérus d'un rhinocéros femelle. Seulement, l'Homme ne maîtrise pas encore bien cette technologie et surtout, ça coûte cher.

Alors, face à de telles difficultés, les spécialistes des rhinocéros préfèrent se concentrer sur d'autres choses. Ils préfèrent adopter le raisonnement suivant: si l'on ne compte que sur la FIV pour sauver des espèces, elles finiront toutes par s'éteindre.

Conservation avant tout

Car de toute façon, il manque clairement du fric. "Le plus gros challenge de la conservation des rhinocéros est le coût" explique Richard Vigne, le patron de Ol Pejeta Conservancy, la réserve naturelle où Sudan s'est éteint. Car toutes les organisations et institutions s'occupant de la conservation d'espèces dépendent des touristes et ne peuvent tout simplement pas financer des recherches comme celles pour la FIV. Et pour cause, on estime à 9 millions de dollars le coût de ces recherches.

"En Angleterre, on dépense chaque année 35 milliards de dollars pour s'occuper des chiens et des chats. Au regarde de ces chiffres, 9 millions pour sauver une espèce ce n'est pas grand chose" déclare Richard Vigne. Alors, plutôt que d'investir massivement, il vaut mieux se concentrer sur autre chose. "Nous devrions concentrer nos efforts sur la conservation et ainsi permettre aux rhinocéros blancs de faire ce qu'ils font de mieux: peupler les paysages africains et se reproduire" a déclaré Michael Knight, président de l'Union for Conservation of Nature et spécialiste des rhinocéros.

Car au delà de la tragédie qui a frappé l'espèce des rhinocéros blancs du Nord, il faut encore compter sur les rhinocéros blancs du Sud qui sont encore 20.000 à travers le monde. Ils ont un patrimoine génétique extrêmement similaire à leurs frères du nord donc ils méritent d'être protégés pour, pourquoi pas, sauver les rhinos blancs du Nord plus tard, quand la technologie sera plus avancée. Surtout que, la population restante de ceux du Nord n'est pas vraiment en bonne santé: "C'est une espèce très consanguine. Ils sont un reflet très pauvre de ce qu'ils étaient par le passé" ajoute Michael Knight.

 

Braconnage

 

Mais pour pouvoir protéger les rhinocéros restants, il faut s'occuper du problème du braconnage qui a massacré 60% de la faune depuis 1975. Et en ce qui concerne les rhinocéros, ce sont les cornes qui attirent les braconniers. Et pour cause, elles coûteraient jusqu'à 70.000 euros le kilo. Il y a donc deux choses à faire pour lutter contre ces chasses illégales: rendre le braconnage plus risqué mais aussi réduire la demande de cornes.

En ce concerne la première tâche, il faudrait améliorer la garde armée autour des rhinocéros et aussi établir de plus lourdes sanctions contre les braconnier. Au Kenya par exemple, les chasseurs illégaux risquent jusqu'à 30 ans de prison. On envisage également de couper les cornes, comme Pairi Daiza l'avait fait en 2017, pour dissuader les chasseurs de tirer sur les rhinocéros.

 

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