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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Une agence de presse « non identifiée » du nom de Reuters se pose des questions sur l’identité du petit Syrien de la Douma, Hassan Diab

Publié par wikistrike.com sur 28 Avril 2018, 09:13am

Catégories : #Culture - médias - Livres - expos - rencontres

Une agence de presse « non identifiée » du nom de Reuters se pose des questions sur l’identité du petit Syrien de la Douma, Hassan Diab

Pour identifier le petit garçon, il suffisait de visionner la vidéo des Casques Blancs pour le reconnaitre, ou d’envoyer quelqu’un enquêter sur place, mais ce n’était apparemment pas dans le contrat fixé avec les grands services de renseignement occidentaux. Dans des situations de conflit entre l’Occident et un pays tiers ou une région du monde, les grandes agences de presse préfèrent ne relayer que les communiqués des services de renseignement tels que le MI6, la CIA ou le Mossad. C’est pourtant dans de telles situations de conflit, dans lesquelles ces services sont partie prenante, qu’il est manifeste que tout ce qu’ils diront ne peut être que de la propagande.  RI  

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Le manque d’intérêt de l’Occident pour le petit Syrien Hassan Diab qui a pris part à la mise en scène de Douma prend de l’ampleur: Reuters l’a présenté comme un «garçon non identifié» de Douma. Qu’y a-t-il derrière cette méfiance à l’égard d’un témoin de chair et d’os? Ou son identité réelle ne s’inscrit-elle pas dans la version occidentale?

Encore une preuve que les témoignages des Syriens ne valent rien pour la presse? Tandis que Hassan Diab, 11 ans, a tenté d’ouvrir les yeux du monde sur ce qui s’était passé dans la ville de Douma, l’agence Reuters s’efforce de fermer les siens sur l’identité de cet enfant.

L’article du 26 avril intitulé «La Russie présente des Syriens sains et saufs à l’OIAC, les envoyés occidentaux fustigent une « imposture »» est accompagné d’une photo des participants à un point de presse de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, «un garçon non identifié» parmi eux, selon la légende.

 

Dans la suite de l’article, l’agence a mentionné pourtant «un enfant identifié par les interprètes du gouvernement syrien comme Hassan Diab, 11 ans, de la Ghouta» et a ajouté que le garçon «ressemblait» à l’enfant présenté dans la vidéo diffusée à la télévision occidentale après l’attaque chimique présumée. Il en ressort donc que cet enfant existe bien. Mais, au point presse de l’OIAC, on invite un enfant qui ne lui ressemble que vaguement.

«Ils ont commencé à me verser de l’eau sur le visage dans l’hôpital. Je ne sais pas pourquoi», a confié le garçon. Mais qui va l’entendre s’il n’a même pas d’identité?

 

 

 Le manque de confiance dans les interprètes syriens s’inscrit dans la logique d’une campagne anti-syro-russe d’envergure. Dans ce cas, un interprète du gouvernement britannique serait-il une source fiable? Entre-temps, des témoignages des habitants locaux de Douma continuent à surgir, des enfants racontant qu’on les a «aspergés d’eau», puis emmenés à l’hôpital et «pris en photo».

L’ambassadeur de France auprès de l’OIAC, Philippe Lalliot, persuadé que le gouvernement syrien massacrerait son peuple ces sept dernières années, a estimé dans un commentaire à Reuters que la participation des Syriens à La Haye était révoltante.

Apparemment, aussi révoltante que la vérité sur la mise en scène à Douma que la presse occidentale nie.

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