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La liberté de la presse française mise K-O par une poignée de milliardaires… Un bilan alarmant

Publié par wikistrike.com sur 14 Mai 2018, 17:48pm

Catégories : #Culture - médias - Livres - expos - rencontres

La liberté de la presse française mise K-O par une poignée de milliardaires… Un bilan alarmant

Comme chaque année, Reporters Sans Frontières (RSF) a publié son classement mondial de la liberté de la presse. En 2018, l’ONG est claire : « la haine du journalisme menace les démocraties ». Sur 180 pays passés au crible, la France se situe seulement en 33ème position. En cause : la domination de nombreux médias français par de grands groupes industriels qui entraîne des conflits d’intérêt.

La média-phobie, une menace pour la démocratie

Sur la carte du monde dressée par RSF, les pays sont classés par code couleur : noir représentant une situation très grave, et blanc une bonne situation pour l’exercice de la presse. En 2018, l’ONG partage son inquiétude : « Sur la carte de la liberté de la presse, jamais il n’y avait eu autant de pays en noir. » 12% des pays sondés sont ainsi dans une situation très grave, contre 9% dans une bonne situation. La guerre a un impact négatif pour certains pays, comme l’Irak, mais l’ONG évoque aussi l’influence grandissante des leaders politiques qui affichent de plus en plus ouvertement leur hostilité à l’égard des médias.

Ainsi, les pays autoritaires comme la Turquie ou l’Egypte, connus pour accuser les journalistes de terrorisme afin d’emprisonner les opposants au régime à volonté, n’ont plus le monopole d’une « média-phobie » assumée. Donald Trump est tristement connu pour ses virulents propos à l’encontre de médias américains qu’il s’évertue à traiter de « fake news » dès que ces derniers le critiquent. Et des discours haineux à la menace physique, il n’y a parfois qu’un pas… Aux Philippines, le président Rodrigo Duterte a annoncé sans complexe qu’être journaliste « ne préserve pas des assassinats ». Tandis qu’en Inde, où le matraquage verbal des journalistes est massivement relayé sur les réseaux sociaux, au moins quatre journalistes ont été tués. 

L’Europe, pourtant considérée comme le continent où la liberté de la presse est la mieux garantie, n’est pas à l’abri de ces destins funestes, comme en témoigne la tragique histoire de Daphne Caruana Galizia à Malte, journaliste tuée dans une voiture piégée.


« La libération de la haine contre les journalistes est l’une des pires menaces pour les démocraties, constate le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire. Les dirigeants politiques qui alimentent la détestation du journalisme portent une lourde responsabilité, car remettre en cause la vision d’un débat public fondé sur la libre recherche des faits favorise l’avènement d’une société de propagande. Contester aujourd’hui la légitimité du journalisme, c’est jouer avec un feu politique extrêmement dangereux. » 

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