Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Benallagate: Déflagration dans la police secrète élyséenne

Publié par wikistrike.com sur 19 Juillet 2018, 11:34am

Catégories : #Politique intérieure

Benallagate: Déflagration dans la police secrète élyséenne

Dans le bus des Bleus, au Panthéon en hommage à Simone Weil ou encore organisateur de la venue de Tom Cruise à l’Elysée, Alexandre Benalla ne semble pas avoir souffert longtemps de sa sanction administrative, un « dernier avertissement » est-il noté qui le suspend deux semaines de ses fonctions.

Rappelons que le 1er mai dernier, ce proche conseiller du Président de la République a été filmé, coiffé d’un casque de CRS et muni d’un brassard de policier, entrain de frapper un jeune manifestant au sol.

Ce que nous pouvons affirmer également sur WikiStrike suivant le visionnage, c’est qu’A. Benalla était également armé lors de son intervention illégitime. Nous pouvons apercevoir son feu lorsqu’il se baisse sur le pauvre jeune homme. Un autre agent de la milice élyséenne envoyé à des fins "observatoires", Vincent Crase, était lui aussi muni d'un soufflet. (cf ci-dessous)

Nicolas Crase armé, de la milice macronienne

Nicolas Crase armé, de la milice macronienne

Pourquoi une si douce sanction

 

Il semble évident que ce collaborateur, qui pénètre sans frapper dans le bureau du Président Macron, a bien plus d’influence et d’autorité que nous pouvons le soupçonner dans le petit cercle fermé du pouvoir macronien.

Une mise à pied amicale sans salaire de deux semaines a sans doute été décidée (sur quelles informations) dans l’urgence au cas où sorte dans les médias la vidéo (ou les vidéos) que l’Elysée tenait alors en sa possession. Cette sanction symbolique n’a donc servi qu’à protéger le Palais. La volonté d’étouffement est flagrante. Et voilà pourquoi :

L’ordre venait assurément de l’Elysée.  

 

Des questions

 

Pourquoi les policiers autour de Benalla l’ont-ils laissé frapper le manifestant. Avait-il pour objectif d’exciter les CRS, de les endurcir. Etait-il envoyé pour montrer l’exemple aux forces de l’ordre, pour les inciter à cogner, à plus d’autorité ? La réponse est oui. Du moins, nous n’en voyons pas d’autres. Un caractère impulsif n’est pas réaliste tant sur la vidéo il semble serein, calme et déterminé. Nous ce n’était pas par désir sadique. Il avait un but.

Pourquoi était-il là ? Qui l’a envoyé ? Avait-il une cible précise ? Combien sont-ils comme lui à rejoindre les manifestations ? Existe-t-il une milice élyséenne ? Est-il le chef de cette police secrète ?

Toute une chaîne de commandements semble engagée dans cette gravissime affaire.

Des activités fantômes et des conseillers invisibles au plus haut niveau de l’Etat sont ainsi mises au jour.

Mille autres questions peuvent être poser…

 

Mais qui est ce mousquetaire ?

 

Alexandre Benalla, ancien membre de la sécurité de la candidate Martine Aubry, chauffeur d’Arnaud Montebourg lequel il a provoqué un accident avec désir de délit de fuite, puis récupéré par le candidat Macron pour des besoins sécuritaires.

Adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron, il aurait été relégué au comptoir bagages. Cependant, sa présence lors d’évènements touchant de près le Palais de l’Elysée, Panthéon, Bleus, Tom Cruise… montre que l’homme tient toujours sa place dans la stratégie sécuritaire d’Emmanuel Macron.

 

Mais qui est vraiment Alexandre Benalla ?

Benallagate: Déflagration dans la police secrète élyséenne

 

Conclusion

 

De conclure, nous sommes dans une affaire hors norme qui touche directement Emmanuel Macron et plus généralement le fonctionnement sécuritaire de l'Elysée et des manifestations sociales. Les soi-disant observateurs sont en réalité des mousquetaires ayant tous les droits et aucune impunité. 

Nous sommes au début d'un scandale politique exceptionnel qui porte désormais le nom de "benallagate".

 

Alexander Doyle pour WikiStrike

 

>>>>>Lire aussi: 

Alexandre Benalla, durement sanctionné par l’Elysée pour son tabassage, a pu festoyer dans le bus des Bleus dès Roissy et jusque sur les Champs

Benallagate: Déflagration dans la police secrète élyséenne

Vincent Crase, un deuxième collaborateur de l'Elysée visé dans l'affaire Benalla

 

C'est le porte-parole de l'Elysée qui a annoncé sa présence le 1er mai et les conséquences pour lui. Alexandre Benalla n'était pas le seul membre de l'entourage d'Emmanuel Macron présent avec les policiers dans la manifestation. Bruno Roger-Petit a fait savoir que Vincent Crase était également sur place.

Il s'agit d'un réserviste de la gendarmerie, employé de La République en marche qui était, selon le porte-parole "très ponctuellement mobilisé comme d'autres réservistes par le commandement militaire de l'Elysée" pour des missions proches de la sécurité. "Ayant outrepassé son autorisation, il a reçu une sanction de 15 jours avec suspension de salaire et il a été mis fin à toute collaboration entre lui et la présidence de la République", a précisé Bruno Roger-Petit.

Vincent Crase est un proche d'Alexandre Benalla. Ensemble, ils ont créé en avril 2016 une Fédération française de la sécurité privée. Comme le rappelle Le Monde, il s'agissait de créer "un lieu d'échange entre les différents acteurs de la sécurité privée". Leur fédération entendait régler "tous les différends entre les professionnels du secteur et les pouvoirs publics ou les clients"; elle a été rapidement dissoute.

Sur CNews, le délégué général de La République en marche Christophe Castaner a confirmé que Vincent Crase est aujourd'hui encore "agent d'accueil". "Je me suis entretenu avec lui, il ne comprend pas son geste. Il a présenté ses excuses mais ça ne suffit pas", a-t-il ajouté. Mais le secrétaire d'Etat aux Relations avec le parlement explique ne pas avoir aujourd'hui les éléments pour le licencier. "Ma condamnation morale ne suffit pas", a-t-il précisé ajoutant cependant qu'en cas de condamnation judiciaire, la donne pourrait changer.

 

Source

Vincent Crase, à gauche; Alexandre Benalla, à droite

Vincent Crase, à gauche; Alexandre Benalla, à droite

Qui est Patrick Strzoda, le directeur de cabinet de Macron qui a délivré une autorisation à Benalla 

Le directeur de cabinet du chef de l'Etat est celui qui a autorisé Alexandre Benalla à assister, auprès des policiers, aux rassemblements du 1er-Mai. Le chargé de mission "m'avait prévenu deux jours plus tôt qu'il souhaitait participer à une intervention auprès de la préfecture de police, pour voir comment se gérait une grande manifestation", a révélé Patrick Strzoda au Monde"Il m'en a demandé l'autorisation, je la lui ai donnée, mais en précisant bien qu'il y allait en observateur", a-t-il ajouté. 

Le directeur de cabinet a été informé dès le lendemain des faits commis par son collaborateur. Il a alors alerté Emmanuel Macron sur ces violences, qui lui a répondu que "si les faits sont avérés, il faut prendre des sanctions", rapporte Le Monde. Patrick Strzoda a par la suite convoqué Alexandre Benalla, qui a reconnu les faits face à lui. 

Condamnant un "comportement manifestement inapproprié" qui a "porté atteinte à l'exemplarité qui est attendue, en toutes circonstances, des agents de la présidence de la République", le directeur de cabinet a annoncé par courrier au chargé de mission qu'il était mis à pied pour une période de deux semaines. "Je vous invite (...) à faire preuve, à l'avenir, d'un comportement exemplaire", lui a-t-il écrit. "A défaut, je mettrai fin définitivement à votre collaboration au sein des services de la présidence de la République." 

Directeur de cabinet du chef de l'Etat depuis le 16 mai 2017, selon Ouest-France, Patrick Strzoda doit prendre sa retraite au mois d'octobre, d'après le quotidien régional. A 66 ans, il a été directeur de cabinet de Bernard Cazeneuve lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, en 2016. Il avait auparavant été préfet dans les Hautes-Alpes, les Deux-Sèvres et les Hauts-de-Seine, avant d'être nommé préfet de la région Bretagne en 2013, puis préfet d'Ille-et-Vilaine. 

 

Lu ici

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Articles récents