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Manipulation dans l’affaire Benalla : comment inventer un « complot russe » sur Twitter en quatre actes

Publié par wikistrike.com sur 11 Août 2018, 12:51pm

Catégories : #Politique intérieure

Manipulation dans l’affaire Benalla : comment inventer un « complot russe » sur Twitter en quatre actes
endant plusieurs jours, les médias ont évoqué la possibilité d’un complot russe dans la diffusion de l’affaire Benalla… qui n’a jamais été démontré. L’étude à l’origine de cette hypothèse, menée par l’ONG Disinfo Lab, a de quoi laisser perplexe et peut être démontée point par point.

Cette affaire dans l’affaire avait tout pour fasciner, puisqu’elle mêle barbouzerie, géopolitique et manipulation numérique dans un contexte politique tendu. Elle avait même le bon goût d’épouser parfaitement la théorie macroniste de la « tempête dans un verre d’eau ». Seul problème : rien de tout cela n’était démontré. Dans l’histoire des intox au succès retentissant, la fable du « complot russe sur les réseaux sociaux dans l’affaire Benalla » restera en effet comme un modèle du genre. Ses conséquences pourraient être fâcheuses : à force de hurler au loup russe à la vue du moindre profil poutiniste sur Twitter, il sera sans doute plus difficile, demain, de convaincre l’opinion de l’existence d’une manipulation venue du Kremlin, si les Russes se laissent réellement aller à ce genre de pratiques. Retour sur l’émergence d’une « information fracassante »… qui n’était, jusqu’à preuve du contraire, qu’un conte d’été.

A partir du 3 août, la thèse a essaimé sur de nombreux médias, radio, TV, ou écrits. Elle était abordée au conditionnel, le plus souvent sur le mode interrogatif. « La Russie a-t-elle amplifié l’écho de l’affaire Benalla ?« , se demandaient les journalistes. Encore un coup des Russes ? Cette question saisissante et dérangeante méritait apparemment d’être posée, sur la foi d’une étude menée par une ONG censée lutter contre la propagation de « fake news », la EU DisinfoLab. Autant le dire : les auteurs de cette étude portent une lourde responsabilité dans la propagation de cette intox. Alors que leur objectif revendiqué est la lutte contre les “fake news” et pour la qualité de l’information, ils ont contribué à la propagation de rumeurs en entretenant la confusion sur les résultats de leur recherche.

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