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Monsanto donne le cancer, Bayer vous aide dans la maladie

Publié par wikistrike.com sur 13 Août 2018, 08:55am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie, #Santé - psychologie

Monsanto donne le cancer, Bayer vous aide dans la maladie

Depuis un peu plus de deux mois, Monsanto a été racheté par Bayer, un géant pharmaceutique. L'affaire du paysan américain atteint d'un cancer et qui a réussi à gagner son procès contre Monsanto est-elle une première et dernière victoire ? Est-elle surtout une fabrication désirée par Bayer ?

Aujourd'hui, Monsanto peut nous rendre malade mais aussi nous soigner des maladies liées à leurs activités. Plus grave encore, par cette étrange alliance, le premier pas vers la mort des études scientifiques y a été signé, et la responsabilité des pesticides (glyphosate en particulier)  sur notre santé annihilée.

L'action qui perd près de 10% ce matin ravit ce nouveau géant qui contamine les humains tout en nous soignant. L'action va de toute manière repartir vingt fois à la hausse. La défaite contre ce paysan a sûrement été pensée et mise à exécution par le lobby pour donner au nouveau groupe Bayer-Monsanto une certaine crédibilité alors même qu'il vient de devenir un diable encore plus monstrueux. Une stratégie de renaissance semble avoir été mûrement préparée. La pilule d'un tel rachat entre "tueur-sauveur" devait passer par une punition. Et il est arrivé un paysan US, en phase terminale d'un cancer...

 

Si la justice américaine donne un aperçu des risques financiers liés au Roundup, Bayer-Monsanto n'a sans doute pas fini de vouloir notre peau depuis que le groupe peut à la fois la meurtrir et à la fois la soigner.

 

Alexander Doyle pour WikiStrike

 

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Retour sur info du 6 juin 2018.

 

Le groupe allemand de pharmacie et d'agrochimie Bayer a annoncé lundi qu'il allait supprimer la marque Monsanto après l'acquisition du géant américain des OGM et des pesticides. Le groupe de Leverkusen a par ailleurs précisé qu'il comptait boucler le 7 juin son rachat de Monsanto, valorisé près de 63 milliards de dollars, ajoutant que toutes les autorisations nécessaires des régulateurs avaient été obtenues. "Bayer demeurera le nom de l'entreprise. Monsanto en tant que nom d'entreprise ne sera pas maintenu", indique un communiqué de Bayer publié lundi. Les marques des produits vendus par Monsanto vont en revanche subsister.
 
Aucune justification n'est donnée par Bayer pour la suppression du nom Monsanto, alors que depuis l'annonce du projet de mariage avec l'américain à la mi-2016, les défenseurs de l'environnement ont fait pression sur les autorités en organisant des protestations et manifestations à travers le monde. "Nous allons écouter ceux qui nous critiquent et travailler ensemble", mais "le progrès ne doit pas être stoppé en raison d'un renforcement des fronts idéologiques", a déclaré Werner Baumann, PDG de Bayer, dans un communiqué.
 
L'acquisition de Monsanto, lancée en septembre 2016, est valorisée près de 63 milliards de dollars (53,8 milliards d'euros) en se basant sur la valeur de l'endettement de la cible en février 2018. Les autorités de la concurrence aux États-Unis et en Europe ont déjà donné leur feu vert à l'opération tout en imposant d'importantes cessions d'activités au rival allemand BASF, pour une valeur de près de 9 milliards de dollars (7,7 milliards d'euros) L'ensemble agrochimie de Bayer va totaliser un chiffres d'affaires de près de 20 milliards d'euros, en tenant compte des cessions d'activités à BASF qui pèsent pour environ 2 milliards d'euros de ventes.
Bayer a annoncé dimanche soir procéder à une augmentation de capital de 6 milliards d'euros pour l'aider à financer son achat, en émettant près de 75 millions de nouveaux titres au prix de 81 euros l'unité, la souscription devant avoir lieu entre le 6 et le 19 juin. Des emprunts obligataires pouvant aller jusqu'à 20 milliards d'euros vont par ailleurs boucler le montage financier.
 
Le rapprochement entre Bayer et Monsanto avait été accueilli au départ avec réserve par les autorités de la concurrence, en raison de la position dominante qu'aura la nouvelle entité en matière de produits agricoles.
 

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