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Israël : le directeur de Human Rights Watch expulsé

Publié par wikistrike.com sur 25 Novembre 2019, 19:23pm

Catégories : #Politique internationale

Omar Shakir, directeur de Human Rights Watch pour Israël et les territoires palestiniens, en compagnie de Kenneth Roth, directeur international de l’ONG, le 25 novembre à l’aéroport David-Ben-Gourion, près de Tel-Aviv. AMMAR AWAD / REUTERS

Omar Shakir, directeur de Human Rights Watch pour Israël et les territoires palestiniens, en compagnie de Kenneth Roth, directeur international de l’ONG, le 25 novembre à l’aéroport David-Ben-Gourion, près de Tel-Aviv. AMMAR AWAD / REUTERS

L’Etat hébreu accuse l’Américain Omar Shakir, directeur de HRW pour Israël et les territoires palestiniens, de soutenir la campagne de boycottage du pays, ce qu’il nie.

Le directeur en Israël de l’organisation Human Right Watch (HRW), Omar Shakir, a été contraint de quitter le pays, lundi 25 novembre, après épuisement de ses recours en justice. C’est la première fois que le représentant d’une structure internationale majeure de défense des droits humains se trouve ainsi expulsé du pays, et ce précédent interroge sur le respect par la justice israélienne de ses propres fondements démocratiques.

« Cela démontre le caractère de plus en plus restreint de la démocratie israélienne », a relevé Kenneth Roth, le directeur de HRW, qui s’exprimait depuis Jérusalem. M. Roth soulignait qu’une telle expulsion plaçait le pays dans un cercle étroit d’Etats répressifs ayant récemment interdit leur territoire à ses enquêteurs : l’Iran, l’Egypte et le Venezuela.

Le ministère de l’intérieur avait refusé, fin 2018, de renouveler le visa de travail de M. Shakir, citoyen irakien et américain, après près de deux ans d’exercice. Il l’accusait d’avoir soutenu la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre Israël – ce que M. Shakir nie.

Une première cour de justice a entériné cette décision en avril, puis la Cour suprême, début novembre. Elles se fondaient sur un amendement à la loi de 2017 sur l’entrée en Israël, qui vise à lutter contre les partisans d’un tel boycottage du pays. Or cette définition légale, vague, tend à inclure la dénonciation des colonies israéliennes, illégales selon le droit international, et de l’occupation des territoires palestiniens. Ce mot « occupation » est banni des discours publics en Israël.

 

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