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Delevoye bat en retraite: Après sa démission d'administrateur d’un institut de formation, il quitte un poste dans un think tank à 5 368 euros/mois

Publié par wikistrike.com sur 12 Décembre 2019, 09:02am

Catégories : #Politique intérieure

2 omissions, ça fait beaucoup

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Le haut-commissaire aux retraites cumulait ce poste avec ses fonctions d’administrateur bénévole d’un institut de formation, l’Ifpass, et ses prérogatives au sein du gouvernement.

   

Deux démissions en deux jours… Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, a décidé mardi 10 décembre de quitter ses fonctions au sein du groupe IGS, fédération d’associations indépendantes à but non lucratif, après « réexamen » de « sa situation personnelle », au lendemain d’une polémique sur sa déclaration d’intérêts, a indiqué son entourage à l’AFP.

« A ce jour, compte tenu des suspicions que certains n’ont cessé d’alimenter, j’ai mis un terme à toutes mes activités et je suis au clair par rapport à cela », a déclaré sans plus de détail Jean-Paul Delevoye devant l’Assemblée nationale, en réponse à une question du député LFI Adrien Quatennens.

« Tout mon parcours prouve mon souci de transparence et de respect des lois. »

Jean-Paul Delevoye « a procédé ce matin à un réexamen de sa situation personnelle et a choisi de quitter ses fonctions au sein du groupe IGS », avait annoncé son entourage mardi, peu avant son intervention.

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Il n’est par conséquent « plus président (du think tank) Parallaxe » de HEP Education au sein de ce groupe de formation, un poste qu’il occupait depuis 2017, rémunéré en 2018 et 2019 à hauteur de 5 368,38 euros mensuels, soit un montant annuel de 64 420 euros net, selon sa déclaration d’intérêts mise en ligne sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Déjà démissionnaire de ses fonctions à l’Ifpass

Le think tank Parallaxe est une émanation du groupe d’enseignement privé IGS, qui réunit 34 écoles et centres de formation en France, détaille « Capital », dans une longue enquête. Créé en 2017, Parallaxe s’est donné pour mission de remédier à « l’insatisfaction des étudiants concernant le système éducatif actuel » en faisant « vivre et évaluer l’impact d’un nouveau modèle éducatif articulé autour des valeurs », poursuit le magazine. Son président d’honneur : Jean-Paul Delevoye, qui, grâce à cette fonction, a côtoyé de nombreuses personnalités du monde de l’entreprise, souligne le mensuel.

Lundi, le haut-commissaire, accusé de conflit d’intérêts avec le milieu des assurances, avait démissionné de sa fonction d’administrateur bénévole d’un institut de formation du secteur, l’Ifpass (Institut de formation de la profession de l’assurance), qu’il occupait depuis 2016 mais n’avait pas déclarée, comme l’a révélé « le Parisien » en plein conflit sur la réforme des retraites. Une « erreur » et « une omission par oubli », avait réagi Jean-Paul Delevoye auprès du quotidien.

Dans un communiqué, il avait précisé avoir été « nommé administrateur de l’Ifpass […] par le conseil d’administration de l’IGS » et n’avoir assisté « qu’à trois conseils d’administration » depuis sa nomination comme haut-commissaire à la réforme des retraites en octobre 2017, la dernière fois « en décembre 2018 ».

Dans sa déclaration d’intérêts, Jean-Paul Delevoye mentionne en revanche sa fonction de président de Parallaxe. Y figure aussi, concernant ses activités passées, entre 2016 et 2017, une fonction de conseiller du délégué général d’IGS (25 000 euros net en 2016 et 40 000 euros net en 2017). Jean-Paul Delevoye est entré au gouvernement en septembre.

Conflit d’intérêts ?

Selon l’article 23 de la Constitution, « les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle ». Mais, selon « Capital », Jean-Paul Delevoye estime que la présidence de Parallaxe n’avait rien d’une activité professionnelle, son entourage insistant sur le terme de « gratification » plutôt que rémunération… Mais dans sa déclaration d’intérêts, pointe le magazine, le haut-commissaire écrit pourtant bien « rémunération : 5 368,38 euros mensuels ».

« Capital » s’interroge en outre sur un possible conflit d’intérêts… « En tant que ministre, la conservation de cette fonction en parallèle pouvait légitimement interroger », commente notamment René Dosière, ancien député et président de l’Observatoire de l’éthique publique, auprès de « Capital ».

 

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