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Grève: Le Préfet de police de Paris, Didier Lallement, va-t-il tuer son premier manifestant ?

Publié par wikistrike.com sur 5 Décembre 2019, 10:42am

Catégories : #Politique intérieure, #Social - Société

Grève: Le Préfet de police de Paris, Didier Lallement, va-t-il tuer son premier manifestant ?

Jean-Luc Mélenchon a averti ses sympathisants, et plus largement, l'ensemble des manifestants qui vont crier leur colère entre Gare du Nord et la place de la Nation, en ce 5 décembre 2019, jour de grève nationale.

Selon lui, « Le préfet Lallement est très dangereux », a-t-il dit ce matin lors de la manifestation marseillaise.

 

Didier Lallement traîne une sinistre réputation, pour lui, la paix, c'est un peu faire la guerre. Et il est vrai que lors de la précédente manifestation et les violences qui ont secoué la place d'Italie, dont il aurait soigneusement organisé le guet-apens, tout le monde reconnaît désormais que l'homme est un combattant et fin tacticien.

Pour le Préfet, les gilets jaunes sont ses ennemis, avait-il alors juré à une passante, en inspection, salive au coin de la bouche, sur les Champs-Elysées.

Jusqu'où ira-t-il dans la répression ? 

Ce haut fonctionnaire lyonnais qui a remplacé Michel Delpuech, écarté pour n'avoir pas su maintenir l'ordre, n'a aucune morale. Pour preuve, il est fervent sympathisant du sandinisme; un parti politico-miltaire nicaraguayen à l'origine de la révolution de 1979.

Il est officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'ordre nationale du Mérite entre autres distinctions. 

Vous l'aurez compris, avec lui, on ne rigole pas, car il n'a, a priori, pas vraiment de limite dans la répression. Le peuple qui gémit, lui, s'en fout comme d'une cerise.

 

Joseph Kirchner pour WikiStrike

 

Didier Lallement réquisitionne les lances à eau des pompiers, nouvelle arme létale

Pour assurer la sécurité de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites, jeudi 5 décembre, les forces de l’ordre ne lésinent pas sur les moyens. Mais outre la mobilisation de 6.000 policiers et gendarmes annoncée par le préfet de police, Didier Lallement, les manifestants pourraient aussi faire face à « une nouvelle arme potentiellement létale », à en croire un post Facebook du syndicat France Police – Policiers en colère, syndicat minoritaire classé à droite.

« Plusieurs sources nous indiquent que la Préfecture de police aurait réquisitionné des lanceurs d’eau portatifs appartenant aux pompiers. Problème ? Ces lances débiteraient à environ 11 bars de pression et seraient potentiellement létales à moins de 5 mètres. Les collègues chargés d’utiliser ce matériel n’ont reçu aucune formation et s’inquiètent des conséquences juridiques pesant sur eux en cas de blessé ou de mort. »En conclusion de ce message, le syndicat appelle le « préfet de police [à] communiquer sur ces lances et, au besoin, [à] démentir si ces informations sont inexactes pour rassurer nos collègues inquiets. »

 

FAKE OFF

 

Contacté par 20 Minutes, le syndicat France Police – Policiers en colère ajoute : « Un policier a été "réquisitionné" pour une "micro-formation", le 2 décembre, au cours de laquelle des pompiers lui ont montré comment allumer une motopompe et l’éteindre, sans lui fournir de doctrine d’emploi dans le cadre du maintien de l’ordre. Il a saisi sa hiérarchie pour avoir une documentation d’emploi et n’a pas eu de réponse donc il a saisi notre syndicat. »

« Côté pompiers, on nous a aussi dit que cette lance est normalement utilisée contre les incendies, pour casser des murs de feu, donc elle est très puissante », poursuit le syndicat.

Dans cette demande d’information, que 20 Minutes a pu consulter, le policier affirme en effet avoir « participé à une initiation de la mise en marche d’une motopompe » lui expliquant « comment actionner cet engin, allumage, branchement, montée de la puissance, et utilisation des diverses lances à incendie ».« Les engins seront utilisés sur ordre par des policiers »

Si les sapeurs pompiers de Paris n’ont pas donné suite à nos sollicitations avant la publication de l’article, la préfecture de police nous confirme le recours à un tel matériel : « En effet, des motopompes vont être intégrées au dispositif. Les engins seront raccordés à des bouches à incendie et utilisés sur ordre par des policiers formés à leur usage, leur but étant de repousser les manifestants hostiles. »

La pratique n’est pas inédite, comme le note Yves Lefebvre, secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO : « Les motopompes avaient déjà été utilisées par la police à Montpellier, il y a quelques mois, pour une manifestation de "gilets jaunes". On l’avait dénoncé à l’époque, en expliquant que l’usage de tout appareil à eau demande une véritable formation aux policiers, puisqu’il s’agit d’un usage bien particulier de l’appareil, auquel ils ne sont pas habitués contrairement à nos collègues CRS avec leur canon à eau. On n’a pas eu de blessés, fort heureusement, mais ces motopompes ont continué à être utilisées. »

En avril, au lendemain de l’acte 20 des « gilets jaunes », le syndicat avait en effet dénoncé, dans les colonnes de Midi Libre, « l’amateurisme » dont aurait fait preuve le directeur départemental de la sécurité publique de l’Hérault en recourant aux « moyens des sapeurs pompiers. 

Prochaine étape:

 

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