Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Iran: Trump dégaine une liste de 52 cibles à détruire dont des sites culturels

Publié par wikistrike.com sur 5 Janvier 2020, 08:17am

Catégories : #Politique internationale, #Culture - médias - Livres - expos - rencontres

Iran: Trump dégaine une liste de 52 cibles à détruire dont des sites culturels

Une liste de 52 sites dans le viseur de Trump

 

Les États-Unis ont sélectionné 52 sites en Iran et les frapperont «très rapidement et très durement» si la République islamique attaque du personnel ou des sites américains, a averti le Président Trump.

Donald Trump a affirmé le 4 janvier que les États-Unis avaient identifié 52 sites iraniens qu'ils frapperaient en cas d'attaques de l'Iran contre des Américains ou des objectifs américains.

Certains de ces sites iraniens «sont de très haut niveau et très importants pour l'Iran et pour la culture iranienne», a souligné le Président américain sur Twitter.

Si l'Iran se livre à des attaques anti-américaines comme il a menacé de le faire, «ces objectifs et l'Iran lui-même SERONT FRAPPÉS TRÈS RAPIDEMENT ET TRÈS DUREMENT», a-t-il prévenu. «Les États-Unis ne veulent plus de menaces!»

M. Trump a souligné que le chiffre de 52 sites iraniens correspondait de manière symbolique au nombre des Américains qui avaient été retenus en otages pendant plus d'un an à partir de la fin de 1979 à l'ambassade des États-Unis à Téhéran.

Le Président américain a également affirmé que les États-Unis frapperaient l'Iran «plus fort qu'il n'a jamais été frappé» s'il menait des attaques en représailles à l'assassinat lors d'une frappe américaine du général iranien Qassem Soleimani.

L'Iran a promis de venger la mort du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué par une frappe aérienne américaine à Bagdad.

Dans la soirée du 4 janvier a commencé ce qui pourrait être le début de l'escalade évoquée depuis la frappe qui a tué le 3 janvier le général Soleimani, chef de la Force Al-Qods, chargée des opérations extérieures de l'Iran, et Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, coalition de combattants pro-Iran désormais intégrés aux forces de sécurité irakiennes, indique l'AFP.

Des roquettes et obus de mortier se sont abattus quasi-simultanément dans la Zone verte de Bagdad, où se trouve l'ambassade américaine, et sur une base militaire plus au nord, où sont déployés des soldats américains, sans faire de victimes.

 

Source

Trump s'expose à un crime de guerre s'il frappe des sites culturels

 

Donald Trump a lancé un avertissement brutal à l’Iran ce samedi 4 janvier: si Téhéran vient à attaquer les États-Unis ou ses intérêts en représailles de la mort du général Soleimani -tué à Bagdad par les Américains-, des frappes seront lancées sur 52 sites “très rapidement et très durement”.

Parmi ces sites iraniens, certains sont “de très haut niveau et très importants pour l’Iran et pour la culture iranienne”, a précisé le président républicain alors que la tension ne fait que monter entre les deux pays.

Une menace proférée sur Twitter où plusieurs experts se sont rapidement outrés du fait que des attaques sciemment dirigées vers des lieux culturels  enfreindraient plusieurs lois et seraient tout bonnement considérées comme un crime de guerre. 

Convention de Genève 

S’il venait à passer à l’acte, Trump s’exposerait au crime de guerre en enfreignant le droit tel qu’il est inscrit dans la Convention de Genève, dont les États-Unis sont signataires, s’alarme notamment Ryan Goodman, professeur de droit à la New York University et ancien du ministère de la Défense.

l y est précisé qu’il “est interdit de mener des actions hostiles contre les monuments historiques, les œuvres d’art ou lieux de culte qui représentent l’héritage culturel ou spirituel des peuples”. 

“Et j’insiste en plus sur cela: tout personnel ou représentant officiel américain qui exécuterait cet ordre de Trump serait passible de poursuites au nom du U.S. War Crimes Act, 18 U.S. Code § 2441”, précise encore Ryan Goodman.

 

La Cour pénale internationale (CPI) prend, elle aussi, ces crimes au sérieux. En septembre 2016, elle a condamné Ahmad Al Faqi Al Mahdi à neuf ans de prison pour avoir détruit en 2012 des mausolées classés au patrimoine mondial de l’humanité à Tombouctou. C’était alors le premier procès international se concentrant sur la destruction de monuments historiques et religieux.

Cour pénale internationale

Si le Statut de Rome de la CPI a été signé sans être ratifié par les États-Unis et l’Iran, la Cour peut avoir compétence sur des crimes de pays ou ressortissants non membres sur recommandation du Conseil de sécurité des Nations unies.

En mars 2017, quelques mois après la destruction de sites archéologiques à Palmyre par Daech, le Conseil de sécurité de l’Onu a justement adopté à l’unanimité une résolution faisant de la destruction de sites du patrimoine culturel un crime de guerre.

“J’ai du mal à croire que le Pentagone proposerait à Trump des frappes visant des sites culturels iraniens. Trump ne s’intéresse peut-être pas aux lois qui régissent les conflits, mais le personnel du ministère de la Défense et les avocats oui”, ose espérer de son côté Colin Kahl, ancien conseiller à la sécurité de Joe Biden ayant travaillé à la Défense.

Source

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Articles récents