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«Situation terrorisante», «Au bord du précipice»: Ils deviennent fous, est-ce inquiétant ?

Publié par wikistrike.com sur 6 Février 2021, 09:59am

Catégories : #Santé - psychologie

«Situation terrorisante», «Au bord du précipice»: Ils deviennent fous, est-ce inquiétant ?

Le directeur médical de l'AP-HP Bruno Riou a tiré la sonnette d'alarme concernant la situation épidémique en France. Outre la propagation rapide des nouvelles souches, c’est l’activité hors Covid élevée qui ajoute de la pression sur les capacités des hôpitaux, déjà très tendues, selon le directeur général adjoint des hôpitaux publics parisiens.

Face à la situation sanitaire grave, le directeur médical de la cellule de crise de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Bruno Riou, a exprimé ses préoccupations sur une éventuelle progression de l’épidémie, «mal contrôlée par les mesures actuelles».

«La situation n'est plus inquiétante mais terrorisante», estime-t-il. «On risque d'avoir à faire face à une vague épidémique importante alors que nous sommes déjà à un niveau élevé de l'épidémie. Ça devient une quasi-certitude.»

Les nouveaux variants en hausse

La veille, le chef du gouvernement Jean Castex a souligné que la propagation des variants britannique et sud-africain du nouveau coronavirus présentait une menace importante, représentant déjà 14% des cas positifs au coronavirus.

«Tant que nous sommes entre 10 et 14% à l'échelle nationale, l'effet sur la pandémie est à la marge. Mais la progression est inéluctable et l'effet va se faire sentir de manière importante dès qu'on aura dépassé les 40 ou 60%», s’est alarmé M.Riou lors d’une conférence de presse.

Activité hors-Covid élevée

François Crémieux, directeur général adjoint des hôpitaux publics parisiens, a pointé notamment l'activité hors Covid qui «reste très élevée», renforçant la tension sur les capacités d'accueil de l'AP-HP.

 

Source

 

«On est au bord du précipice», prévient l’infectiologue Karine Lacombe

Alors que la courbe épidémique en France continue de former un «plateau», l’infectiologue Karine Lacombe prévient sur France Inter que nous sommes «au bord du précipice». Elle estime que davantage de restrictions sont «inévitables» pour véritablement faire diminuer les contaminations et ne plus saturer les hôpitaux.

Fin janvier, le Premier ministre annonçait à la surprise générale qu’il ne comptait pas instaurer un troisième confinement national, préférant d’autres mesures restrictives. L’infectiologue Karine Lacombe, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, a analysé sur France Inter les effets de ces mesures sur la courbe épidémique.

L’épidémiologiste estime qu’elles ont permis d’éviter une flambée épidémique telle qu’observée au Royaume-Uni. «On a vu un impact positif du couvre-feu à 20 heures, celui du couvre-feu à 18 heures est très certainement positif», prédit-elle. Depuis plusieurs semaines, les chiffres de l’épidémie progressent peu, formant un «plateau», mais qui reste «très haut, on est au même nombre d’hospitalisations qu’en mars-avril».

Le pari du gouvernement

C’est pourquoi le Dr Lacombe juge que la décision du gouvernement d’éviter un nouveau confinement pour l’instant est un «pari qui a été fait».

«On est au bord du précipice. Pour l'instant, on est en équilibre. Personne n'espère qu'on va tomber», résume-t-elle. Karine Lacombe fait partie des médecins qui considèrent qu’un confinement total est justifié.

Selon elle, il aurait fallu profiter des vacances scolaires (du 6 février au 8 mars selon les zones) pour «confiner très fort» de façon à «couper définitivement la dynamique de l’épidémie et retomber à un stade très bas de contaminations» et ainsi ne plus saturer les hôpitaux.

Les tests et la vaccination pourraient alors permettre de garder la courbe à bas niveau et de se diriger vers une sortie de crise, explique-t-elle.

«Confinement» inévitable

«Le parti qui a été pris n’est pas celui-ci», déplore l’épidémiologiste qui estime finalement que rajouter toujours plus de restrictions, par exemple une limitation des déplacements, va amener à «un confinement qui n’en porte pas le nom».

Et de conclure: «des mesures de coercition plus importantes, […] oui c’est inévitable».

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