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Découverte de plantes sous la glace au Groenland

Publié par wikistrike.com sur 22 Mars 2021, 12:42pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Découverte de plantes sous la glace au Groenland

Cela indique qu'au cours du dernier million d'années, le Groenland n'a pas été recouvert de glace à un moment donné

Le réchauffement climatique a eu des effets dévastateurs sur notre planète, nous montrant des aspects de la Terre qui nous étaient inconnus jusque-là. Dans ce cas précis, la fonte des glaces au Groenland a permis de découvrir une forêt fossilisée parfaitement conservée. Selon les scientifiques, cela démontre que la calotte glaciaire du Groenland est plus sensible au réchauffement climatique qu’on ne le pensait auparavant.

 

UNE DÉCOUVERTE QUI DÉMONTRE LA SENSIBILITÉ DE LA CALOTTE GLACIAIRE DU GROENLAND AU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE


Pendant la guerre froide, les scientifiques de l’armée américaine avaient prévu de cacher des centaines d’ogives nucléaires sous la calotte glaciaire du Groenland dans le cadre d’une mission secrète connue sous le nom de « Project Iceworm ». Si le projet qui date des années 1960 a finalement été avorté, il n’a pas été totalement inutile puisqu’il a permis de récolter des échantillons de sol prélevés à 1,4 kilomètre en dessous de la glace. Il aura fallu plus de 50 ans aux chercheurs pour procéder à l’analyse de ces échantillons. Préservés dans des bocaux depuis la guerre froide, les chercheurs de l’université du Vermont ont eu la surprise d’y découvrir des échantillons de plantes extrêmement bien conservés.

Selon les scientifiques, les petites brindilles, la mousse et les feuilles étaient si bien conservées qu’il semblait qu’elles étaient mortes hier, alors qu’il est fort probable que cela date d’il y a un million d’années. « C’est une capsule temporelle de ce qui vivait au Groenland que nous ne pourrions trouver nulle part ailleurs », a déclaré Andrew Christ, auteur principal de l’étude, dans un communiqué.  Par ailleurs, on pensait jusqu’à présent que la couverture de glace qui couvre actuellement le Groenland était âgée de près de 3 millions d’années. Mais la découverte des minuscules fragments de plantes indique le contraire.


Cela signifie qu’à un moment donné au cours du dernier million d’années – peut-être au cours des quelques centaines de milliers d’années – une grande partie du Groenland n’était pas figée dans la glace, et que le sol était alors recouvert de végétation comprenant de la mousse, du lichen et peut-être même des épinettes et des sapins. Selon les scientifiques, cette information est particulièrement importante dans la mesure où elle donne des références à ce qui pourrait arriver à la calotte glaciaire au fur et à mesure que le réchauffement climatique va progresser. Les scientifiques soupçonnent en effet que ce qui a fait disparaître la glace du Groenland à cette époque est semblable au phénomène qui fait actuellement fondre la calotte glaciaire.


UNE RAISON DE PLUS POUR AGIR CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE


Selon les chercheurs, cette découverte démontre également à quel point la glace du Groenland est sensible au réchauffement climatique. « Notre étude montre que le Groenland est beaucoup plus sensible au réchauffement climatique naturel qu’on ne le pensait – et nous savons déjà que le réchauffement incontrôlable de la planète par l’humanité dépasse largement le rythme naturel », a déclaré le Dr Andrew Christ. Il est important de préciser que si la glace du Groenland fondait entièrement, cela provoquerait une catastrophe sans précédent.


Cela ferait notamment grimper le niveau des océans de 7 mètres, a précisé Science Alert. Autrement dit, cela signifie que des villes comme New York ou Miami seraient entièrement englouties sous la mer. Selon les scientifiques, cette étude – dont les résultats ont été publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences – est un avertissement de plus pour réagir afin de ralentir le réchauffement scientifique. Ils ont précisé que prévoir des actions sur le long terme n’est plus suffisant. « Ce n’est pas un problème de vingt générations. C’est un problème urgent pour les 50 prochaines années », a expliqué Paul Bierman, coauteur de l’étude.

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