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Le covid-19 s'attache au tissu cardiaque, selon une dernière étude

Publié par wikistrike.com sur 9 Mars 2021, 08:50am

Catégories : #Santé - psychologie, #Science - technologie - web - recherche

Des modèles conçus à partir de cellules souches ont été utilisés afin de découvrir comme le virus interagissait avec le tissu cardiaque

Des modèles conçus à partir de cellules souches ont été utilisés afin de découvrir comme le virus interagissait avec le tissu cardiaque

Une nouvelle étude confirme la capacité du SARS-CoV-2 à infecter et à endommager directement le tissu cardiaque. Alors que de précédentes recherches avaient suggéré que ce type de lésions étaient dues à un inflammation consécutive à l’infection initiale, celle-ci montre que le virus interagit directement avec le muscle cardiaque.

 

UNE MALADIE INSIDIEUSE


Bien que le Covid-19 ait été initialement considéré comme une maladie respiratoire, plusieurs rapports concordants publiés en 2020 ont montré que les patients pouvaient souffrir de complications cardiovasculaires notables. Le consensus initial étant que les problèmes cardiaques y étant associés étaient un résultat secondaire de l’inflammation généralisée qui accompagne la maladie.

« Dès le début de la pandémie, il s’était avéré que le coronavirus pouvait provoquer une insuffisance cardiaque ou des lésions cardiaques chez des personnes généralement en bonne santé, ce qui était alarmant pour les cardiologues », explique Kory Lavine, auteur principal de l’étude, parue dans la revue JACC : Basic to Translational Science.


« Certains athlètes universitaires ayant été autorisés à reprendre la compétition après une infection par le Covid-19 présentant par la suite des lésions cardiaques, il y a eu un débat pour savoir si cela était dû à une infection directe du cœur ou à une réponse inflammatoire systémique consécutive à l’infection pulmonaire. »

Pour mieux comprendre comment le SARS-CoV-2 interagissait avec le tissu cardiaque humain, les chercheurs ont conçu des modèles de muscle cardiaque en utilisant des cellules souches. Ces modèles in vitro leur ont permis de démontrer de façon définitive comment le virus infectait spécifiquement les cellules du muscle cardiaque.


« SI L’INFLAMMATION PEUT ACCENTUER LES DOMMAGES CAUSÉS PAR LE VIRUS, ELLE N’EST PAS LA CAUSE INITIALE DE LA LÉSION CARDIAQUE »


Les expériences menées ont également révélé que le virus détruisait directement les cellules cardiaques responsables de la contraction du muscle, appelées cardiomyocytes. Une atteinte particulière des cellules cardiaques pouvant se produire en l’absence de toute inflammation préalable, ou être amplifiée par cette dernière.

« Si l’inflammation peut accentuer les dommages causés par le virus, elle n’est pas la cause initiale de la lésion cardiaque », souligne Lavine.

Les auteurs de l’étude estiment que le SARS-CoV-2 impacterait le cœur d’une manière inhabituelle. Alors que d’autres virus comme la grippe sont connus pour affecter cet organe, celui-ci attire un type différent de cellule immunitaire qui pourrait contribuer à expliquer pourquoi les dommages cardiaques peuvent persister pendant des mois chez les survivants du Covid-19.

« En général, les cellules immunitaires qui réagissent à d’autres virus ont tendance à être associées à une maladie relativement courte qui se résorbe avec les soins appropriés », explique Lavine. « Mais les cellules immunitaires que nous voyons chez les patients ayant contracté le Covid-19 et souffrant de lésions cardiaques ont tendance à être associées à une maladie chronique qui peut avoir des conséquences à long terme. »


DES PROBLÈMES DE PLUS EN PLUS RECONNUS


Les problèmes cardiaques persistants sont de plus en plus reconnus chez les patients Covid-19 remis de l’infection initiale. Une étude récente, ayant impliqué le suivi pendant plusieurs mois de sujets ayant dû être hospitalisés, a montré que 50 % d’entre eux souffraient de lésions cardiaques durables.

Lavine et ses collègues de la Washington University School of Medicine à St. Louis travaillent actuellement au développement de nouveaux modèles animaux afin de mieux étudier l’impact à long terme de la maladie sur le cœur et la santé globale d’un individu, ainsi que la durée précise des lésions associées.


« Même les sujets jeunes qui ont présenté des symptômes très légers peuvent développer plus tard des problèmes cardiaques impactant leurs capacités physiques », ajoute Lavine. « Nous voulons comprendre précisément ce qui se passe afin de pouvoir le prévenir ou le traiter. »

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