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La perte de biodiversité, alimentée par l’activité humaine, pourrait mettre des millions d’années à se rétablir

Publié par wikistrike.com sur 27 Mai 2021, 09:23am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie, #Terre et climat

La perte de biodiversité, alimentée par l’activité humaine, pourrait mettre des millions d’années à se rétablir

Selon les résultats d’une nouvelle étude, les écosystèmes d’eau douce de la Terre pourraient mettre des millions d’années à se remettre des dommages que leur a infligés l’humain. Cette recherche révèle également que les gastéropodes vivant dans ces environnements disparaissent à un rythme trois fois plus élevé que lors de l’extinction massive qui a anéanti les dinosaures.

Image d’entête : le lac Volvi (Grèce) s’assèche temporairement en raison de l’irrigation excessive pour l’agriculture associée au changement climatique, l’un des nombreux exemples d’un système d’eau douce soumis à l’impact de l’humain. (C. Albrecht (JLU))

Les nombreux écosystèmes de la Terre sont incroyablement complexes et remarquablement fragiles. L’expansion et l’industrialisation de la race humaine ont entraîné une destruction massive des habitats, l’introduction de la pollution et d’espèces invasives, ainsi qu’un changement régulier, mais spectaculaire du climat de notre planète.

Ces facteurs ont conduit à l’inscription d’innombrables animaux sur la liste des espèces menacées, tandis que d’autres ont été poussés à l’extinction complète. La situation est devenue si grave que de nombreux membres de la communauté scientifique affirment que nous sommes entrés dans une sixième extinction de masse.

Une nouvelle étude publiée cette semaine (lien plus bas), a cherché à estimer combien de temps il faudra aux écosystèmes d’eau douce de la Terre pour se remettre de leur situation actuelle, et compare la crise actuelle à celle de l’extinction massive du Crétacé-Paléogène qui a décimé la population de dinosaures.

L’équipe internationale de scientifiques à l’origine de cette étude, dirigée par des membres de l’université Justus-Liebig de Gießen (Allemagne), s’est concentrée sur les restes vivants et fossilisés d’espèces de gastéropodes d’eau douce qui ont peuplé l’Europe au cours des 200 derniers millions d’années.

 

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