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Les règles changent : d’ici dix jours, le nom du variant ne sera plus communiqué aux patients infectés

Publié par wikistrike.com sur 24 Mai 2021, 10:49am

Catégories : #Santé - psychologie

Les règles changent : d’ici dix jours, le nom du variant ne sera plus communiqué aux patients infectés

Les règles changent : d’ici dix jours, le nom du variant ne sera plus communiqué aux patients infectés. Les scientifiques vont en revanche intensifier la traque des mutations inquiétantes. L’enjeu ? Eviter une quatrième vague.

C’est l’une des premières questions que l’on se pose, une fois infecté. « J’ai le Covid, mais est-ce un variant ? » Bientôt, vous ne pourrez plus le savoir. La décision vient d’être actée : à partir du 31 mai, les règles changent et la mention sera bel et bien supprimée du détail des résultats. « Nous n’allons plus l’écrire. En réalité, ça n’a plus d’intérêt », balaye François Blanchecotte, le président du Syndicat national des biologistes. En effet, aujourd’hui, plus de 85 % des personnes infectées en France ont le variant britannique. Quant à la minorité contaminée par le sud-africain ou le brésilien, les analyses ne permettent pas toujours de les différencier.

Mais il ne faudrait pas s’y méprendre, la vigilance ne se relâche pas. Au contraire. Plutôt que d’essayer de qualifier les variants, les biologistes vont se concentrer sur la recherche de mutations. Trois d’entre elles vont être suivies à la trace : « 484 K », « 484 Q », « L452 R ». On les retrouve chez le mutant anglais, le sud-africain, le brésilien, l’indien, le californien et le nigérien. Un code, correspondant à ces altérations génétiques, sera reporté sur la feuille de dépistage. « Tant mieux ! Apprendre quel variant on a fait plus peur qu’autre chose », acquiesce l’infectiologue Benjamin Davido. Reste que les laboratoires d’analyses médicales, ainsi que les industriels produisant les réactifs, vont devoir s’adapter rapidement. Et « ce n’est pas gagné », selon François Blanchecotte.


Les autorités se focalisent sur ces mutations car elles sont suspectées de rendre le virus plus contagieux, plus résistant à la vaccination ou à nos défenses naturelles. En somme, elles sont le nœud du problème. « Voir une mutation se répandre dans la population pourrait nous avertir de l’arrivée d’une quatrième vague », explique François Blanchecotte. « C’est un changement de philosophie dans la façon de tracer les variants », nous explique le virologue et membre du conseil scientifique Bruno Lina, précisant que les études Flash, menées dans son labo pour mesurer leur présence, vont s’intensifier, devenant hebdomadaires. La crainte ultime des scientifiques ? Que plusieurs modifications génétiques du virus ne se propagent en même temps.
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