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«Nos aînés ont raison»: Plus de 2 000 militaires mitraillent la société hors de contrôle

Publié par wikistrike.com sur 10 Mai 2021, 08:40am

Catégories : #Politique intérieure, #Social - Société

«Nos aînés ont raison»: Plus de  2 000 militaires mitraillent la société hors de contrôle

Sur BFM, G Darmanin, évoque la lâcheté des militaires, parlant de signatures anonymes. Cependant, les militaires d'active seraient immédiatement virés et sans retraite s'ils donnaient leurs noms. Et derrière, il y a des familles.

 

Après un premier texte controversé dont certains signataires sont menacés de sanctions, Valeurs actuelles a publié le 9 mai au soir une nouvelle tribune de militaires «pour la survie de notre pays», lancée cette fois par des militaires d'active, et ouverte aux signatures.

Plusieurs centaines de militaires d’active, qui ne peuvent «réglementairement» pas s'exprimer «à visage découvert», prennent la parole dans une nouvelle tribune publiée par Valeurs actuelles. Dans la version mise en ligne, le texte s’adresse au «Président de la République», aux «ministres», aux «parlementaires» et aux «officiers généraux».

«Nous sommes de ce que les journaux ont nommé “la génération du feu”. Hommes et femmes, militaires en activité, de toutes les armées et de tous les grades, de toutes les sensibilités, nous aimons notre pays. Ce sont nos seuls titres de gloire. Et si nous ne pouvons pas, réglementairement, nous exprimer à visage découvert, il nous est tout aussi impossible de nous taire», écrivent-ils pour se présenter.

Dans la lignée de la précédente tribune qui dénonçait le « délitement de la France », les signataires de ce second texte déclarent voir «la violence dans nos villes et villages ». «Oui, nos aînés ont raison sur le fond de leur texte, dans sa totalité. Nous voyons le communautarisme s'installer dans l'espace public, dans le débat public, écrivent-ils. Nous voyons la haine de la France et de son histoire devenir la norme».

«Afghanistan, Mali, Centrafrique ou ailleurs, un certain nombre d'entre nous ont connu le feu ennemi. Certains y ont laissé des camarades. Ils ont offert leur peau pour détruire l'islamisme auquel vous faites des concessions sur notre sol», disent les auteurs.

«Presque tous, nous avons connu l'opération Sentinelle. Nous y avons vu de nos yeux les banlieues abandonnées, les accommodements avec la délinquance. Nous avons subi les tentatives d'instrumentalisation de plusieurs communautés religieuses, pour qui la France ne signifie rien – rien qu'un objet de sarcasmes, de mépris voire de haine».

«Agissez, Mesdames et Messieurs. Il ne s'agit pas, cette fois, d'émotion sur commande, de formules toutes faites ou de médiatisation. Il ne s'agit pas de prolonger vos mandats ou d'en conquérir d'autres. Il s'agit de la survie de notre pays, de votre pays», écrivent les auteurs dans ce texte adressé au Président de la République, aux ministres, aux parlementaires et aux officiers généraux.

La tribune affichait plus d’un million de signatures au compteur au moment de la publication de cet article.

Vive controverse dans la classe politique

Valeurs actuelles avait publié le 21 avril une tribune choc dans laquelle «une vingtaine de généraux, une centaine de hauts gradés et plus d'un millier d'autres militaires», appelaient le président Emmanuel Macron à défendre le patriotisme, et se disaient «disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation».

Ce texte a déclenché une vive controverse dans la classe politique, certains y dénonçant un quasi-appel à l'insurrection quand d'autres saluaient un sursaut salutaire.

 

Le Premier ministre Jean Castex a dénoncé une initiative «contraire à tous nos principes républicains» et accusé le RN, qui avait appelé les signataires à soutenir son action, de «récupération politique». La ministre des Armées a réclamé que des sanctions soient prises contre les signataires, qu'ils soient d'active ou à la retraite.

Saisi par des parlementaires de la France insoumise, le procureur de Paris Rémy Heitz avait rejeté la demande d'engager des poursuites visant les auteurs et diffuseurs de la tribune car «aucune infraction pénale» n'y figure.

Après un premier texte controversé dont certains signataires sont menacés de sanctions, Valeurs actuelles a publié le 9 mai au soir une nouvelle tribune de militaires «pour la survie de notre pays», lancée cette fois par des militaires d'active, et ouverte aux signatures. Plusieurs centaines de militaires d’active, qui ne peuvent «réglementairement» pas s'exprimer «à visage découvert», prennent la parole dans une nouvelle tribune publiée par Valeurs actuelles. Dans la version mise en ligne, le texte s’adresse au «Président de la République», aux «ministres», aux «parlementaires» et aux «officiers généraux». «Nous sommes de ce que les journaux ont nommé “la génération du feu”. Hommes et femmes, militaires en activité, de toutes les armées et de tous les grades, de toutes les sensibilités, nous aimons notre pays. Ce sont nos seuls titres de gloire. Et si nous ne pouvons pas, réglementairement, nous exprimer à visage découvert, il nous est tout aussi impossible de nous taire», écrivent-ils pour se présenter. Dans la lignée de la précédente tribune qui dénonçait le « délitement de la France », les signataires de ce second texte déclarent voir «la violence dans nos villes et villages ». «Oui, nos aînés ont raison sur le fond de leur texte, dans sa totalité. Nous voyons le communautarisme s'installer dans l'espace public, dans le débat public, écrivent-ils. Nous voyons la haine de la France et de son histoire devenir la norme». «Afghanistan, Mali, Centrafrique ou ailleurs, un certain nombre d'entre nous ont connu le feu ennemi. Certains y ont laissé des camarades. Ils ont offert leur peau pour détruire l'islamisme auquel vous faites des concessions sur notre sol», disent les auteurs. «Presque tous, nous avons connu l'opération Sentinelle. Nous y avons vu de nos yeux les banlieues abandonnées, les accommodements avec la délinquance. Nous avons subi les tentatives d'instrumentalisation de plusieurs communautés religieuses, pour qui la France ne signifie rien – rien qu'un objet de sarcasmes, de mépris voire de haine». «Agissez, Mesdames et Messieurs. Il ne s'agit pas, cette fois, d'émotion sur commande, de formules toutes faites ou de médiatisation. Il ne s'agit pas de prolonger vos mandats ou d'en conquérir d'autres. Il s'agit de la survie de notre pays, de votre pays», écrivent les auteurs dans ce texte adressé au Président de la République, aux ministres, aux parlementaires et aux officiers généraux. La tribune affichait plus d’un million de signatures au compteur au moment de la publication de cet article. Vive controverse dans la classe politique Valeurs actuelles avait publié le 21 avril une tribune choc dans laquelle «une vingtaine de généraux, une centaine de hauts gradés et plus d'un millier d'autres militaires», appelaient le président Emmanuel Macron à défendre le patriotisme, et se disaient «disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation». Un défilé militaire à Paris (archive photo) © AFP 2021 LUDOVIC MARIN Ils «doivent servir l’État»: le fondateur du GIGN dénonce la tribune controversée des militaires Ce texte a déclenché une vive controverse dans la classe politique, certains y dénonçant un quasi-appel à l'insurrection quand d'autres saluaient un sursaut salutaire. Le Premier ministre Jean Castex a dénoncé une initiative «contraire à tous nos principes républicains» et accusé le RN, qui avait appelé les signataires à soutenir son action, de «récupération politique». La ministre des Armées a réclamé que des sanctions soient prises contre les signataires, qu'ils soient d'active ou à la retraite. Saisi par des parlementaires de la France insoumise, le procureur de Paris Rémy Heitz avait rejeté la demande d'engager des poursuites visant les auteurs et diffuseurs de la tribune car «aucune infraction pénale» n'y figure.
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