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Chine : Fuite radioactive à la centrale nucléaire de Taishan, inquiétudes franco-américaines

Publié par wikistrike.com sur 14 Juin 2021, 08:36am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie, #Politique internationale

Chine : Fuite radioactive à la centrale nucléaire de Taishan, inquiétudes franco-américaines

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Les deux réacteurs nucléaires de Taishan sont tous deux opérationnels, selon un communiqué chinois

Communiqué de presse d'EDF

EDF réclame la tenue d'un conseil d'administration extraordinaire de TPNJVC (la co-entreprise créée avec ses partenaires chinois pour gérer la centrale de Taishan "pour que le management présente l'ensemble des données et les décisions nécessaires"

Augmentation de la concentration de "gaz rares" dans le circuit primaire du réacteur n°1, selon EDF

CGN, l'exploitant de la centrale, affirme que les mesures dans l'environnement sont normales

Taishan est utilisée pour produire du plutonium pour les ogives nucléaires

 

Une fuite à la centrale de Taishan, dans le sud de la Chine, fait l’objet d’évaluations par les autorités américaines, rapporte CNN. Il s’agit du premier réacteur de type EPR, technologie promue par EDF, à avoir été mis en service dans le monde.

 

 

La centrale nucléaire chinoise de Taishan présente une «menace radiologique imminente». Le constat viendrait de Framatome, une filiale du groupe français EDF qui a aidé à construire la centrale et en possède toujours des parts, révèle ce lundi CNN. La chaîne de télévision, qui cite des documents et des sources officielles américaines, indique que les Etats-Unis «évaluent» la situation depuis une semaine et s’inquiètent d’une potentielle fuite radioactive dans une centrale nucléaire chinoise.

 

Dans une lettre de demande d’assistance technique envoyée le 8 juin au département de l’Energie américain, l’entreprise française aurait ainsi émis un avertissement, accusant les autorités chinoises chargées de contrôler la sécurité de la centrale d’avoir augmenté les limites sur la quantité de gaz qui pouvait être libérée en toute sécurité de l’installation sans la fermer.

La lettre affirme également que Framatome soupçonne que ces limites pourraient être à nouveau relevées afin de maintenir le réacteur qui fuit en fonctionnement malgré les inquiétudes pour la sécurité de la population.

Le «niveau de crise» n’est pas atteint

Plusieurs rencontres ont eu lieu à Washington pour surveiller la situation, et l’administration Biden a eu plusieurs échanges à ce sujet avec le gouvernement français et ses experts. Pour l’heure les Etats-Unis estiment toutefois que le «niveau de crise» n’est pas atteint; la situation ne pose pas encore de «risque sévère», ni pour les travailleurs, ni pour la population locale. Le département de l’Energie insiste sur le fait que s’il existait un risque, il serait tenu de le faire savoir en vertu des traités relatifs aux accidents nucléaires.

Une technologie française

Ni les autorités chinoises, ni le groupe énergétique public qui exploite la centrale avec Framatome n’ont pour l’instant répondu aux sollicitations de CNN. Du côté de l’entreprise française, on dit soutenir «la résolution d’un problème de performance de la centrale nucléaire de Taishan». «Notre équipe travaille avec les experts concernés pour évaluer la situation et proposer des solutions pour résoudre tout problème potentiel», indique officiellement Framatome.

Cette affaire surgit dans un contexte tendu entre les pays occidentaux et la Chine, sur fonds de suspicion de dissimulations autour des origines de la pandémie de Covid-19.

La technologie EPR présentée dans le «Journal de Genève» en novembre 1995. www.letempsarchives.ch

Taishan est la première centrale de type EPR à avoir été mis en service dans le monde, bien que le chantier ait commencé en 2009, après celui de Flamanville, en France. La technologie EPR («European Pressurized Water Reactor»), lancée en 1992, a longtemps été présentée comme le fleuron de la filière nucléaire française. Les EPR sont des réacteurs de troisième génération conçus pour offrir une puissance et une sûreté améliorées, mais dont la réalisation a subi de nombreuses déconvenues. Elle a été codéveloppée par le français Areva et l’allemand Siemens au sein d’une filiale commune, dont Siemens s’est retiré et désormais contrôlé par EDF.

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