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Les spermatozoïdes peuvent survivre 200 ans dans l’espace sans que leur ADN ne soit endommagé

Publié par wikistrike.com sur 20 Juin 2021, 09:09am

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

Les spermatozoïdes peuvent survivre 200 ans dans l’espace sans que leur ADN ne soit endommagé

Les chercheurs pensaient auparavant que les rayonnements spatiaux les détruisaient

 

L’espace représente très certainement une partie très importante de la sauvegarde de l’humanité. C’est pour cette raison que ces nombreuses expériences ont été menées dans l’espace. Dans ce cas-ci, c’est sur des échantillons de sperme de souris lyophilisé que les chercheurs ont mené l’expérience. Cette étude a été réalisée pour déterminer combien de temps les spermatozoïdes peuvent survivre dans l’espace.

DU SPERME LYOPHILISÉ STOCKÉ DANS L’ESPACE A PERMIS DE DONNER VIE À DES SOURIS EN BONNE SANTÉ

Le sperme de souris qui a le plus voyagé de l’histoire a quitté la Terre en 2013, sa destination étant la Station spatiale internationale. Plus précisément, le sperme de 66 souris a d’abord été placé dans plus de 30 ampoules de verre en 2012, puis certaines des ampoules ont été envoyées vers l’ISS, tandis que d’autres ont été maintenues au sol à Tsukuba, au Japon, dans des conditions similaires, a rapporté le Daily Mail. Après près de six ans à être exposé à des niveaux élevés de rayonnement cosmique dans l’espace, le sperme lyophilisé a été ramené sur la planète à bord d’une navette SpaceX.

Une fois arrivé sur Terre, les scientifiques de l’université de Yamachi, au Japon, ont utilisé le sperme pour des expériences qui permettraient d’évaluer sa résistance au fil du temps dans l’espace. Les résultats de cette étude publiée dans la revue Science Advances ont étonné les chercheurs : en dépit d’avoir été stocké dans l’espace pendant plusieurs années, et dans un état lyophilisé, le sperme de souris était resté viable et a permis de produire des souriceaux sains et normaux. Les scientifiques ont également comparé les échantillons envoyés dans l’espace – et retournés sur Terre à des moments différents – à des échantillons de sperme de souris lyophilisé conservés sur Terre.

Différentes techniques d’analyse ont montré que l’ADN des échantillons stockés en orbite ne présentait aucun dommage par rapport à ceux stockés sur Terre. Les chercheurs ont expliqué que c’est une bonne nouvelle dans la mesure où les radiations qui endommagent l’ADN sur l’ISS sont 100 fois plus fortes que sur Terre. Il faut également savoir qu’au-delà de l’ISS – qui est encore protégée de certains rayonnements par le champ magnétique de notre planète – le rayonnement est encore plus fort. « Il est très important d’examiner les effets du rayonnement spatial, non seulement sur les organismes vivants, mais aussi sur les générations futures avant l’arrivée de l’ère spatiale », ont expliqué les auteurs de l’étude dans leur papier.

UNE DÉCOUVERTE TRÈS IMPORTANTE POUR L’AVENIR DE L’HUMANITÉ VERS L’ÈRE SPATIALE

Les chercheurs ont mis l’accent sur l’importance de leur découverte pour l’avenir de l’humanité, dans la mesure où leur étude a également conclu que les spermatozoïdes appartenant aux humains et aux animaux peuvent être conservés dans l’espace sans être altérés pendant 200 ans. « Ces découvertes sont essentielles pour l’humanité. Lorsque viendra le temps de migrer vers d’autres planètes, nous devrons maintenir la diversité des ressources génétiques, non seulement pour les humains, mais aussi pour les animaux domestiques », a expliqué le professeur Sayaka Wakayama, auteur principal de l’étude. À noter que si les chercheurs ont choisi d’envoyer du sperme dans l’espace, c’est parce qu’y envoyer des animaux vivants ou des cellules dans l’espace est une tâche trop complexe.

Le sperme était donc l’option la plus simple pour étudier les effets à long terme du rayonnement spatial sur les matériaux biologiques, a expliqué Science Alert. Quoi qu’il en soit, les chercheurs ont expliqué qu’à ce stade, leurs recherches sur les différents effets des conditions de vie dans l’espace n’étaient pas encore suffisantes pour affirmer qu’aucune mutation n’était à craindre. Ainsi, Wakayama et son équipe projettent d’envoyer des embryons de souris congelés à un stade précoce à bord de l’ISS, où ils seraient décongelés et cultivés dans des conditions d’apesanteur. Cette expérience servira non seulement à tester les effets des radiations sur les souris, mais aussi les effets de l’apesanteur, a rapporté Reuters.

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