Wikistrike

Wikistrike

Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Fukushima : Une nouvelle espèce est née, le sanglier-porc

Publié par wikistrike.com sur 3 Juillet 2021, 07:18am

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

ça s'appelle des sanglochons ou des cochongliers, et ça existe déjà en France

ça s'appelle des sanglochons ou des cochongliers, et ça existe déjà en France

la suite de la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima en 2011, les autorités japonaises ont mis en place une zone d’exclusion qui s’est agrandie au fur et à mesure que des radiations s’échappaient de la centrale, obligeant plus de 150 000 personnes à évacuer la région. Dix ans plus tard, cette zone est toujours en place et de nombreux habitants ne sont pas revenus, des villes entières ayant été complètement désertées, sans compter les autres animaux.

Image d’entête : des sangliers à la fourrure tachetée sont le signe d’une hybridation avec des porcs domestiques. (Hiroko Ishiniwa)

Zone exclusion Fukushima 1 21

Carte ci-contre, clic pour agrandir : la zone d’exclusion mise en place après l’accident nucléaire de Fukushima. (IOP)

Après la fuite des humains de la préfecture de Fukushima, les animaux sauvages ont pris la relève. Selon des chercheurs japonais qui ont analysé des échantillons d’ADN prélevés sur le site, des sangliers se sont accouplés avec des cochons domestiques laissés sur place lors de l’évacuation précipitée. En conséquence, des hybrides sanglier-porc errent désormais dans la zone d’exclusion radioactive. Toutefois, les chercheurs ajoutent que les hybrides n’ont subi aucune mutation à la suite de l’exposition aux radiations. En fait, ils semblent prospérer.

Les chercheurs se sont lancés dans l’examen de l’ADN des sangliers et du bétail domestique de Fukushima pour voir comment les animaux étaient affectés par la vie dans la zone contaminée par les radiations. À leur grande surprise, ils ont trouvé des preuves d’hybridation, ou de croisement.

Des centaines de sangliers errent aujourd’hui à Fukushima, où l’on enregistre des niveaux de césium 137 environ 300 fois supérieurs au seuil de sécurité. N’ayant pratiquement aucun prédateur, les sangliers, originaires des montagnes voisines, ont entamé une “invasion biologique”.

Un sanglier sans crainte d’être photographié en pleine journée, autour du site nucléaire de Fukushima.(Hajime Ohira)

 Sangliers Fukushima 2 21

Sur les 338 sangliers dont les gènes ont été séquencés, au moins 18 individus présentaient des gènes de porc domestique. Cependant, davantage de gènes de porc domestique ont été découverts chez les sangliers depuis la fin de l’étude, ce qui souligne la nécessité d’une surveillance génétique accrue à Fukushima.

Selon les chercheurs dans leur étude (lien plus bas) :

 

Lire la suite sur Gurumed

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Articles récents