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Les militaires appellent à se préparer au pire

Publié par wikistrike.com sur 18 Octobre 2022, 15:32pm

Catégories : #Politique internationale

Les militaires appellent à se préparer au pire

Plusieurs armées s’entraînent à parer une attaque nucléaire et balistique, sachant que la prochaine grande bataille pourrait se dérouler en mer. 

Lundi 17 octobre, plusieurs exercices et manœuvres militaires ont commencé dans le nord de l’Europe, en Lituanie, dans le nord-ouest de l’Iran, en Corée du Sud, ainsi qu’une phase active d’exercices de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) au Tadjikistan. Compte tenu des hostilités qui se poursuivent en Ukraine, l’escalade de la tension dans les régions du monde instables inquiète de plus en plus les experts. Sachant que certains d’entre eux font remarquer que la probabilité de batailles navales grandit de plus en plus. 

L’Otan affiche sa « fermeté » 

L’entraînement à la dissuasion nucléaire des forces de l’Otan portant le nom de Steadfast Noon sont les plus importantes manœuvres parmi les exercices qui ont commencé lundi. Elles se déroulent chaque année, mais après le début de l’opération militaire spéciale russe en Ukraine l’Otan appelait à les annuler pour ne pas irriter Moscou. 

L’Occident cherchait initialement à agir dans ce sens. Le président américain Joe Biden avait reporté début mars les essais du missile stratégique Minuteman III. De plus, le lancement de ce missile a également été reporté début août. 

Mais à présent la rhétorique de l’Occident a complètement changé. C’est ce qu’indique la déclaration du secrétaire de l’Otan Jens Stoltenberg que l’annulation de Steadfast Noon enverrait un « mauvais signal » et que le moment est venu de « faire preuve de fermeté et montrer que l’Alliance est prête à défendre tous ses membres ». 

Les exercices aériens avec la participation de 60 avions de 14 pays de l’Otan dureront jusqu’au 30 octobre en Belgique, au Royaume-Uni et en mer du Nord. Plusieurs bombardiers stratégiques américains B-52 capables d’embarquer l’arme nucléaire y ont été déployés. Tout en sachant que les États-Unis possèdent près de 100 bombes atomiques à titre permanent à des bases en Europe ainsi qu’en Turquie. 

Lituanie, Iran, Corée 

D’autres grandes manœuvres d’armées occidentales Gelezinis vilkas 2022-II (Loup de fer) ont commencé lundi en Lituanie, dont les autorités ont exprimé plusieurs fois des craintes concernant une éventuelle « invasion de la Russie ». Un groupement des forces avancées de l’Otan ainsi que des militaires de Lituanie, de Belgique, de République tchèque, d’Allemagne, des Pays-Bas, de Norvège, du Luxembourg, du Royaume-Uni, des États-Unis et d’Australie s’y entraîneront jusqu’à fin octobre. 3.500 personnes et 700 équipements au total. 

Le Corps des gardiens de la révolution islamique a entamé de vastes exercices dans le nord-ouest de l’Iran, dans la province de l’Azerbaïdjan oriental. Leur objectif consiste à renforcer l’opérationnalité des unités terrestres du Corps. Les troupes s’entraîneront à projeter des unités en hélicoptères, effectuer des marches nocturnes, utiliser des drones de frappe et kamikazes ainsi que construire des ponts flottants sur la rivière Araxe. Tout cela se déroule à proximité immédiate de la zone du conflit arméno-azerbaïdjanais à cause du Haut-Karabakh, où une nouvelle escalade de tension a récemment eu lieu. 

Des exercices Hoguk ont commencé en Corée du Sud, leur scénario prévoit de parer la menace nucléaire et balistique émanant de la Corée du Nord. Il est précisé que les forces sud-coréennes ont pour mission d’améliorer la compatibilité opérationnelle avec les unités américaines. 

Séoul estime que la Corée du Nord termine la préparation d’un essai nucléaire, le premier depuis 2017. Sachant que depuis deux semaines Pyongyang a procédé à plusieurs lancements de missiles balistiques « en réponse aux exercices militaires de la Corée du Sud et des États-Unis ». 

Exercices de l’OTSC 

La phase active des exercices Roubej 2022 (Frontière) de contingents militaires de pays d’Asie centrale de l’OTSC a commencé au Tadjikistan lundi. Leur objectif consiste à préparer et à mener des opérations pour éliminer des groupes armés illégaux ayant pénétré sur le territoire d’un État membre de l’OTSC. Le nombre total des participants aux exercices avoisinera 1.000 personnes et plus de 300 équipements militaires et spéciaux, notamment d’avions, d’hélicoptères et de drones. 

Bataille pour Taïwan 

La hausse globale de l’activité militaire s’accompagne de pronostics sur le début d’un nouveau conflit armé d’une ampleur comparable aux hostilités en Ukraine. Il est question de Taïwan. 

Cela fait suite à une déclaration du président chinois Xi Jinping concernant l’irréversibilité du processus de réunification de l’île avec la Chine continentale. Tout en soulignant que Pékin « aspirera sincèrement à une réunification pacifique », mais ne renoncera pas à l’usage de la force et se réserve le droit, si besoin, de prendre « toutes les mesures jugées nécessaires ». 

Il est à douter que les États-Unis soient aussi résolus à se battre pour Taïwan qu’ils le disaient en août. Le fait est que le conflit autour de l’Ukraine a mis en évidence des problèmes dans l’industrie militaire américaine, notamment des complications dans l’intensification de la production. 

La prochaine bataille se déroulera-t-elle en mer? 

« Face aux bouleversements du monde, ce qui va profondément façonner la Marine dans les années à venir, c’est la possibilité accrue d’affrontement en mer, qui pose le combat naval comme hypothèse de travail », affirme l’amiral Pierre Vandier, chef d’état-major de la Marine nationale. L’amiral constate une augmentation du nombre de menaces qui poussent à s’entraîner plus activement. Les changements dans le monde signifient qu’il faut être prêt à des scénarios inattendus, à tout ce qui semble impensable aujourd’hui, selon Pierre Vandier.

Alexandre Lemoine

 

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