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Publié par wikistrike.com

Deux tiers des insectes volants ont disparu : le résultat glaçant d'une étude de Grande-Bretagne

Le nombre d'insectes collés aux plaques d'immatriculation des véhicules au Royaume-Uni a chuté de 64 % entre 2004 et 2022, selon les conclusions d'un programme de science participative. Un résultat inquiétant pour les écosystèmes - et pour l'humain.

"Buggs matter" (les insectes comptent). Ainsi s'intitule un important programme de science participative, mené chaque été outre-Manche. Le principe est simple : il s'agit, après un long trajet en voiture (sans pluie), de compter le nombre d'insectes volants écrabouillés sur la plaque d'immatriculation à l'avant du véhicule, et de l'indiquer sur une application transmettant les données aux chercheurs.

Avec près de 7.000 volontaires inscrits pour quelque 4.140 trajets analysés, les résultats pour l'année 2022 - annoncés par les organisateurs (Kent Wildlife Trust et Buglife) et relayés par le Guardian - font froid dans le dos : -64 % d'abondance en insectes volants entre 2004 et 2022 en moyenne pour l'Angleterre, l'Irlande du Nord, le Pays de Galles et l'Ecosse. Seule cette dernière a vu un déclin moins marqué cette année par rapport à 2021 (-40,3 % contre -48,5 % l'année précédente).

Les chercheurs appellent les britanniques à rejoindre massivement le programme de science participative l'année prochaine, afin de déterminer si ces résultats sont le fait de véritables tendances à long terme, ou s'ils reflètent en partie l'impact des températures extrêmes connues par le Royaume-Uni en 2022.

 

Un message pour les négociateurs à la COP15 Biodiversité

Quoi qu'il en soit, les conclusions récentes de Bugs matter sont malheureusement cohérentes avec d'autres études scientifiques, qui montrent elles-aussi des déclins majeurs de l'abondance des insectes volants en Europe occidentale au cours de ce siècle. Or, la disparition de ces petites bêtes met en péril à la fois les réseaux trophiques (chaînes alimentaires interconnectées), ainsi que la reproduction des plantes sauvages et cultivées par les pollinisateurs. Autrement dit, l'ensemble de la vie sur Terre !

"Il est urgent d'agir pour remédier à la perte de la diversité et de l'abondance des insectes", alerte Andrew Whitehouse, porte-parole de Buglife. "Nous attendons de nos dirigeants à la Cop15 qu'ils prennent des mesures décisives pour restaurer la nature à grande échelle - tant pour la faune que pour la santé et le bien-être des générations futures." Reste à savoir si leur message sera entendu...

 

Source Géo

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