Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par wikistrike.com

Des manifestants scandent des slogans lors d’une manifestation contre l’arrestation de trois éminents militants de la liberté de la presse, dans le centre d’Istanbul,la Turquie, le 21 juin 2016. REUTERS/Osman Orsal

Des manifestants scandent des slogans lors d’une manifestation contre l’arrestation de trois éminents militants de la liberté de la presse, dans le centre d’Istanbul,la Turquie, le 21 juin 2016. REUTERS/Osman Orsal

Le nombre de journalistes emprisonnés dans le monde a atteint un nouveau record, à 533, selon le rapport annuel de l’organisation de défense de la presse, Reporters sans frontières.

 

Le nombre total est en hausse par rapport à 2021, où 488 journalistes ont été emprisonnés, selon le bilan annuel de la liberté de la presse de RSF publié la semaine dernière.

« Plus d’un quart d’entre eux ont été emprisonnés au cours de l’année », selon l’organisme de surveillance basé à Paris qui tient des registres sur les reporters emprisonnés depuis 1995.

Plus de la moitié des journalistes emprisonnés se trouvent dans cinq pays : la Chine (110), la Birmanie (62), l’Iran (47), le Vietnam (39) et la Biélorussie (31). Sur les 47 journalistes iraniens, 32 ont été arrêtés depuis les manifestations qui ont éclaté en septembre après la mort de Masha Amini, une jeune femme de 22 ans qui est décédée en garde à vue alors qu’elle enfreignait le code vestimentaire strict en vigueur dans le pays.

Parmi les personnes emprisonnées, un peu plus d’un tiers ont été effectivement condamnées pour un crime, tandis que les deux tiers restants sont détenus sans procès.

« Certains d’entre eux attendent leur procès depuis plus de 20 ans », a déclaré RSF.

En Birmanie, le fait d’être journaliste est « effectivement une infraction pénale » depuis le coup d’État militaire de 2021, qui a conduit à la rafle et à l’emprisonnement de 62 journalistes.

Le nombre de journalistes emprisonnés dans le monde atteint un nouveau record

« Les régimes dictatoriaux et autoritaires remplissent leurs prisons plus rapidement que jamais en emprisonnant des journalistes », a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, dans un communiqué.

De plus, au cours des deux dernières années, 57 journalistes ont été tués, dont huit pour des reportages sur la guerre en Ukraine et cinq pour des pays non combattants.

Selon le FSR, près de 80 % des professionnels des médias tués dans le monde ont été « délibérément pris pour cible en raison de leur travail ou des sujets qu’ils couvraient », comme la couverture de la corruption ou du crime organisé, rapporte Al Jazeera, propriété du gouvernement quatari.

Le nombre de femmes journalistes en prison n’a également jamais été aussi élevé dans le monde, passant de 60 à 78 depuis 2021, en grande partie en raison d’un plus grand nombre d’entrées dans la profession.

L’ONG a décerné lundi son Prix du courage à la journaliste iranienne Narges Mohammadi, emprisonnée à plusieurs reprises au cours de la dernière décennie.

Les trois quarts des journalistes emprisonnés sont concentrés en Asie et au Moyen-Orient, a indiqué RSF.

Selon Mme Deloire, ce nouveau record « confirme l’impérieuse et urgente nécessité de résister à ces gouvernements sans scrupules et d’apporter notre solidarité active à tous ceux qui incarnent l’idéal de liberté, d’indépendance et de pluralisme journalistique. »

 

Source AD

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :