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Publié par wikistrike.com

Le suspect du triple meurtre à Paris, William M., s’est déclaré « raciste » devant la police

L’auteur des coups de feu mortels, ce vendredi midi, dans le quartier de « Little Istanbul » dans le Xe arrondissement à Paris, aurait justifié son acte en expliquant avoir agi par « racisme » devant les premiers policiers intervenants. L’arme utilisée, un Colt45, ainsi que de nombreuses munitions ont été saisis.

 

Plusieurs coups de feu ont été tirés vendredi 23 décembre, rue d’Enghien, à Paris, au niveau d’un centre culturel kurde et de deux commerces voisins. Trois personnes, une femme et deux hommes, sont mortes, selon un bilan dressé par la procureure de Paris, Laure Beccuau, en début d’après-midi. Trois hommes ont aussi été blessés, un « en état d’urgence absolue » et deux « en état d’urgence relative ».

Lire aussi : Coups de feu à Paris en direct : au moins trois militants kurdes tués par balles, Macron dénonce une « odieuse attaque » contre « les Kurdes de France »

La magistrate a confirmé lors d’un point presse que le « mis en cause » avait été interpellé sur place, dans le 10e arrondissement de la capitale. Placé en garde à vue, ce dernier serait « blessé, notamment au visage ». « Le meurtrier, lui-même [blessé et] en urgence relative, a été conduit à l’hôpital », a rapporté la maire du 10e arrondissement, Alexandra Cordebard, présente sur les lieux.

Antécédent judiciaire pour racisme

Selon les informations du Monde, le suspect, William M., 69 ans, est connu de la justice « pour des faits de violence commis en 2016 et pour tentative d’homicide volontaire dans un camp de migrants dans le 12arrondissement de Paris le 8 décembre 2021 ».

Dans un communiqué, la procureure de Paris fait état de trois antécédents judiciaires. En juin 2017, William M. a été condamné à six de prison avec sursis pour « détention prohibée d’armes de catégories A, B et C ». En juin 2022, il a été condamné à douze mois d’emprisonnement pour des faits de violences avec armes commis en 2016. La procédure est toujours en cours, William M. ayant fait appel de ce jugement.

Plus récemment, William M. est suspecté d’avoir lacéré à coups de sabre, en décembre 2021, plusieurs abris d’un campement occupé par des migrants, essentiellement des hommes seuls d’origine soudanaise, situé derrière la salle de spectacle de l’Accor Arena, à Paris. Deux personnes présentes sur les lieux, blessées, avaient été brièvement hospitalisées à la Pitié-Salpêtrière.

Sorti de prison le 12 décembre

Dans le cadre de cette dernière affaire, le sexagénaire avait été mis en examen pour « violences avec ITT de moins ou plus de huit jours avec arme, avec préméditation et à caractère raciste et dégradations ». Placé en détention provisoire pendant près d’un an, il avait été libéré le 12 décembre dernier et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire et de porter une arme. Une sortie de prison intervient « au terme du délai maximal de détention provisoire d’un an prévu par la loi », a justifié la procureure dans un communiqué. L’information judiciaire étant toujours en cours, William M. n’avait pas encore été jugé.

Quelques heures après les coups de feu, vendredi, Laure Beccuau a déclaré que les « motifs racistes » de l’attaque feraient « évidemment partie des investigations ». Le Parquet national antiterroriste et ses services sont venus sur les lieux, rue d’Enghien, « mais en l’état, (…) il n’y a aucun élément qui privilégierait la nécessité de leur saisine », a précisé la procureure. « Rien ne permet à ce stade d’accréditer une quelconque affiliation de cet homme à un mouvement idéologique extrémiste », a-t-elle ajouté en fin d’après-midi dans un communiqué.

Tireur dans un club sportif

Le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui s’est rendu sur les lieux de l’attaque, a précisé que le tireur avait « manifestement agi seul ». Malgré son passé judiciaire, ce dernier n’était « ni connu des services de renseignement », ni « fiché comme étant quelqu’un d’ultradroite », a ajouté le ministre, précisant que l’homme de 69 ans interpellé était « tireur » dans un club sportif et avait « déclaré de nombreuses armes ».

Selon le ministre, il n’est « pas sûr (…) que [le tireur] l’ait fait spécifiquement pour [viser] les Kurdes », mais plutôt pour viser des « étrangers ». Son mobile pourra être déterminé après son audition, « dans quelques heures », car il est pour l’heure hospitalisé pour des blessures, a ajouté le ministre.

Source: LM

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