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Publié par wikistrike.com

Propagande - L’incitation à la vaccination s’invite dans toutes les classes, du CP à la terminale

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse diffuse depuis début 2022 une véritable propagande provaccinale au sein de tous les établissements scolaires, du CP à la terminale.

Par des questionnaires à remplir, des ateliers découverte et des documents mis à la disposition des enseignants et des parents d’élèves, l’incitation des élèves à se faire vacciner est omniprésente.

 La glorification sans nuance de la vaccination

Efficacité et sécurité, voilà les qualités majeures des vaccins défendues dans les textes, photos et vidéos partagés sur la page « Sensibiliser les jeunes du CP au lycée à la vaccination » du site du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse dans la rubrique « Informer et accompagner les professionnels de l’éducation ».

On peut notamment y voir Alain Fischer, alias M. Vaccin, le visage caché derrière son masque, affirmer que les vaccins, de manière générale et quels qu’ils soient, comme s’ils fonctionnaient tous de la même façon, « sauvent des millions de vies chaque année » d’après l’OMS.

Cette page aurait dû être s’appeler « Convaincre les jeunes à se faire vacciner du CP à la terminale en occultant certaines données », car nous n’y avons décelé presque aucune nuance dans les points de vue qui y sont défendus, un déni quasi total des risques liés aux vaccins et aucune information sur le fait que certaines études ont été bâclées avant leur mise sur le marché. De plus, leur efficacité ou leur composition ne sont pas du tout remises en question, quel que soit le type de vaccin.

Pas un mot non plus sur les scientifiques de renom qui ont des opinions divergentes, ni sur le fait que les 11 vaccins obligatoires pour nos enfants ont été validés en 2017 par le vote de 75 députés seulement, contre les conclusions de la consultation citoyenne qui avait été organisée en amont en 2016 par le Comité d’orientation indépendant présidé par… Alain Fischer : « Le comité conclut que la levée de l’obligation vaccinale est l’objectif à atteindre. Néanmoins, dans le contexte actuel de perte de confiance et de baisse de la couverture vaccinale, il lui apparaît nécessaire de réaffirmer le bien-fondé de la vaccination. Pour ce faire, le comité préconise un élargissement temporaire du caractère obligatoire des vaccins recommandés de l’enfant, assorti d’une clause d’exemption et de leur gratuité ».

◆ Les classes primaires

Trentes pages dédiées à la mise en place d’une « activité de découverte de la vaccination en cycle 2 et 3 » sont proposées en cycle 2 et 3 à l’école primaire, du CP au CM2, et offrent aux enseignants « des pistes pour travailler autour de la notion de vaccination avec les élèves » Diverses séances « modulables et modifiables » permettent « d’expliquer le fonctionnement, des vaccins et d’en montrer l’intérêt, à la fois pour se protéger des infections non seulement individuellement, mais aussi à l’échelle collective ».

Si les élèves sont invités à apprendre « à rechercher et à identifier des informations pertinentes à partir de différentes sources » et à « s’informer [en] développant les aptitudes au discernement et à l’esprit critique », la vaccination telle qu’elle est présentée semble être indissociable des enjeux moraux tels que le respect d’autrui, le civisme, à l’intérêt général, la citoyenneté et le sens du devoir et des responsabilités. Comme si refuser de se faire injecter un ou des vaccins faisait de nous des êtres qui ne pouvaient incarner ces valeurs.

Même s’il est précisé qu’il « ne s’agit en aucun cas ici de savoir qui est vacciné contre quoi » et qu’il « convient de garder à l’esprit que le statut vaccinal correspond à une donnée de santé individuelle qui ne doit donc pas être évoquée dans un cadre collectif », un questionnaire destiné aux élèves qui fait totalement fi du secret médical est mis à disposition :

Le « vrai microbe » est présenté comme « dangereux », et l’injection préalable du vaccin comme le moyen le plus efficace (le seul ?) d’avoir « suffisamment de globules blancs et d’anticorps pour se défendre et éliminer ce microbe facilement ».

Une seule contre-indication est signalée au sujet des vaccins vivants atténués : « Ce type de
vaccin peut être contre-indiqué chez certaines personnes dont le système immunitaire est déficient, du fait d’une pathologie ou d’un traitement. »

La vidéo de Santé publique France proposée comme support de communication censé expliquer le fonctionnement des vaccins répète plusieurs fois que se faire vacciner contre la rougeole permet de se protéger et de protéger les autres. Il est clairement exprimé que « la vidéo proposée est centrée sur la rougeole, mais que  le principe de la vaccination reste le même pour d’autres maladies (grippe, oreillons, tétanos ou Covid-19…). » Or, les vaccins contre la Covid-19 par exemple n’empêchent ni d’attraper la maladie, ni de la transmettre aux autres, ce qui n’est dit nulle part dans les trente pages de cette fiche ressource « pédagogique » !

Peut-on appeler cela de la dissimulation fourbe et volontaire de données auprès des plus jeunes ?

◆ Au collège et au lycée

Dans le guide, l’introduction est plutôt rassurante.

Puis quand on le lit intégralement, ainsi que les cartes, on s’aperçoit que chaque situation, chaque argument, chaque conclusion, chaque question finit toujours par l’incitation à la vaccination.

Très vite, les arguments propagandistes qui peuvent aller jusqu’au mensonge reviennent sur le tapis. Dans la section concernant les vaccins à ARNm, on peut lire : « La personne reçoit l’ARN messager, qui correspond au code qui permet de fabriquer une protéine du microbe ciblé jouant le rôle d’antigène. Elle ne risque pas de nous rendre malade mais va permettre à l’organisme d’apprendre à se défendre contre elle. » Les myocardites ne sont-elles pas par exemple une façon d’être malade ? Aucun mot sur elles alors qu’elles sont pourtant reconnues depuis 2021 !

👉 Lire notre article :

Dans la rubrique dédiée aux collégiens et aux lycéens, on trouve un guide à l’usage des professeurs pour organiser un débat sur la vaccination , ainsi que des cartes pour l’animer.

Dans les cartes débat, on trouve deux types de personnages : ceux n’ayant pas d’état d’âme pour décider de se faire vacciner, et ceux en ayant. On pourrait s’attendre à ce que les deux catégories, soient traitées de la même manière, mais on peut remarquer pour celle rechignant à se faire vacciner, un « fait établi » qui est présenté ainsi : « Des pathologies survenant au décours d’une vaccination sont parfois attribuées au vaccin par les patients lorsqu’on ne trouve pas de cause, même si aucun lien de causalité n’a pu être démontré par les études scientifiques. Parfois, les réseaux sociaux deviennent le relais de ces liens fictifs, secondés par les communautés complotistes, suscitant donc des polémiques durables. Des effets indésirables le plus souvent bénins et temporaires peuvent survenir après une vaccination. »

Le complotisme, ainsi que l’absence de lien de causalité prouvée entre les vaccins et certaines pathologies sont donc utilisés comme arguments principaux pour contrer l’hésitant ou le réfractaire.

Les effets secondaires graves sont évoqués succinctement dans la partie concernant ceux acceptant les vaccins : « Certains vaccins peuvent provoquer des effets indésirables, comme une réaction modérée et transitoire (fièvre, courbatures…) ou qui peuvent rarement être plus graves. » Face à cette situation, une question est posée : « Pourquoi certaines personnes bénéficieraient-elles des avantages apportés par les comportements des autres alors qu’elles prétendent les désapprouver ? » Autrement dit, pourquoi certains se garderaient-ils de prendre des risques même  même s’ils sont dits « rares », alors que d’autres les acceptent ? La question inverse n’est jamais posée, alors qu’on pourrait aussi légitimement se demander : Pourquoi ferais-je prendre des risques à autrui en le forçant à se vacciner, pour me protéger d’une maladie très peu mortelle ?

◆ Simplifier et cacher pour convaincre

Si l’on devait résumer tout ce que nous avons lu : les maladies sont des ennemies à éviter absolument, jamais des alliées qui nous permettent de développer nous-mêmes nos anti-corps. Avec le lavage des mains et le masque, le vaccin est la seule façon de ne pas tomber malade. Développer ou renforcer son système immunitaire autrement n’est pas évoqué.

Les vaccins n’ont que des avantages. Les seuls effets secondaires qui existent sont dans la majorité des cas mineurs et les cas graves sont rares et ne méritent pas qu’on leur accorde d’attention. Le peu de risques qui existent doivent être pris par tous pour le bien de tous. Tous ceux qui émettent des doutes ou qui sont contre recevoir un ou plusieurs vaccins doivent être convaincus. Celui qui ne veut pas se faire vacciner n’est pas solidaire, ne respecte pas autrui et le met en danger. Toutes les affirmations ou hypothèses qui les remettent en cause intégralement ou en partie, même lorsqu’elles sont émises par des scientifiques sérieux,  sont « anti-vax », de « l’infox », des « fake news », ou « complotistes ».

Que de nuances, d’ouverture d’esprit et d’honnêteté !

◆ Des questions qui se posent

Les élèves auront-ils réellement la possibilité d’exercer leur « esprit critique » comme cela est indiqué ? Pourront-ils poser des questions sur l’efficacité et l’innocuité des vaccins ou apporter des informations qui complèteront ou contrediront les arguments officiels sans être étiquetés « anti-vax » ou « enfants d’anti-vax » ?
Leurs opinions et leurs réponses aux questionnaires seront-elles vraiment confidentielles ? Des doutes ou oppositions à l’égard d’un ou plusieurs vaccins seront-ils considérés comme sectaires ou dignes d’une enquête sociale ?

La Miviludes qui  « observe et analyse le phénomène sectaire, coordonne l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre des dérives sectaires, et informe le public sur les risques et les dangers auxquels il est exposé », considère  le refus des vaccins obligatoires pour un enfant comme étant un risque de dérive sectaire qui le met en danger et qui doit alerter : « Certaines convictions touchant au domaine de la santé peuvent induire une perte de chance pour le mineur lorsqu’elles se traduisent par le refus de tout apport de la médecine allopathique pour soigner certaines pathologies, en particulier quand il s’agit d’un refus des vaccinations obligatoires ou d’un refus de transfusion sanguine. »

Idem pour les enseignants : un professeur qui organiserait des séances sur la vaccination et qui émettrait lui-même des doutes sur ses bienfaits sera-t-il convoqué, intimidé, incité à changer de discours ?

Le fait même qu’on se pose ces questions en dit long sur l’impression d’inquisition sanitaire que l’on peut ressentir.

Bienvenue dans les écoles françaises, où on nous invite pourtant officiellement à exercer notre esprit critique…

 

Article par Elisa Lucat

 

Image principale par Alexandra_Koch de Pixabay

Source NEXUS

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