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Publié par wikistrike.com

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Guerre en Ukraine : ce que l'on sait de la frappe ukrainienne qui a tué au moins 89 soldats russes

L'Ukraine a reconnu être l'auteur de l'attaque près de Donetsk, évoquant pour sa part «400 morts». Moscou accuse Kiev d'avoir utilisé le lance-roquette Himars fourni par les États-Unis.

 

Par son caractère meurtrier, l'attaque qui a touché les forces russes lundi 2 janvier pourrait bien représenter un record depuis le début de la guerre en Ukraine. La Russie a d'abord reconnu la mort de 63 de ses soldats, puis 89 mardi soir, lors d'une frappe de l'ennemi près de Donetsk, territoire annexé dans l'est du pays.

 

Il s'agit des plus lourdes pertes en une seule attaque admises par Moscou depuis le début de l'invasion. Les forces ukrainiennes ont dans un premier temps évoqué 400 soldats tués, avant de préciser que le bilan en «pertes» humaines était en train d'être établi.

Communication exceptionnelle de Moscou

La Russie, jusqu'à présent, n'a donné qu'à de rares reprises un bilan de son offensive ou surtout communiqué sur ses pertes. C'est donc un rare événement que ce communiqué du ministère de la Défense russe lundi matin, reconnaissant que 63 de ses militaires avaient été tués dans l'explosion de «quatre missiles».

Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, ces missiles ont frappé «un centre de déploiement provisoire» de l'armée russe à Makiïvka, ville près de Donetsk sous contrôle des séparatistes russes depuis 2014. Sans indiquer la date de l'attaque, le ministère a encore assuré avoir abattu deux des six missiles tirés.

Des centaines de morts selon l'Ukraine, qui confirme avoir mené la frappe

L'état-major ukrainien a confirmé lundi soir, dans un communiqué, avoir mené cette frappe le soir du Nouvel an. «Les pertes en termes de personnel pour les occupants sont en train d'être précisées», a indiqué l'état-major ukrainien. «Jusqu'à 10 unités d'équipement militaire ennemi de différents types ont été détruites et endommagées», a déclaré l'état-major général.

Plus tôt dans la journée, le département des communications stratégiques des forces armées ukrainiennes avait déclaré que près de 400 soldats russes avaient été tués à Makiivka. Sans infirmer ni confirmer ce chiffre, l'état-major général a déclaré qu'un bilan des «pertes» humaines était en train d'être établi.

 

Les soldats russes trahis par leurs téléphones, selon des sources

L'agence de presse russe TASS, se fondant sur une source au sein des forces régionales de Donetsk, a indiqué que les militaires ont été trahis par l'activité de leurs téléphones portables.

Ayant détecté un grand nombre d'appareils connectés via une tour de téléphonie mobile locale, les Ukrainiens auraient eu la confirmation d'un rassemblement de soldats sur les lieux. «L'ennemi, utilisant le complexe de reconnaissance Echelon, a capté l'activité des communications cellulaires et l'emplacement des utilisateurs», a déclaré la source.

Un probable tir de Himars

Le ministère russe de la Défense a accusé l'Ukraine d'avoir utilisé des roquettes Himars, une arme fournie par les États-Unis aux forces ukrainiennes. Sur la toile, plusieurs journalistes ont partagé des vidéos sur lesquelles on reconnaît, à la puissance du tir illuminant la nuit mais aussi des guirlandes de Noël qui l'ornent, un engin ressemblant au fameux lance-roquette fourni par Washington à Kiev.

Celui-ci, mobile car monté sur un camion, est capable de cibler avec précision des objectifs distants de 80 kilomètres.

Le commandement militaire russe sous le feu des critiques

Les reporters de guerre russes, de plus en plus influents, ont eux-mêmes affirmé que des centaines de personnes avaient été tuées lors de l'attaque. L'annonce de ces lourdes pertes a immédiatement provoqué des critiques côté russe, le haut commandement militaire à Moscou étant accusé de n'avoir tiré aucune leçon de ses erreurs passées.

L'ancien responsable séparatiste Igor Guirkine, plus connu sous son pseudonyme de Strelkov et très au fait de la situation sur le terrain, a notamment accusé les responsables d'avoir entreposé des munitions dans ce bâtiment non protégé. «Dix mois après le début de la guerre, il est dangereux et criminel de considérer l'ennemi comme un imbécile qui ne voit rien», a déclaré de son côté Andrey Medvedev, vice-président de l'assemblée législative de la ville de Moscou. La colère a également saisi Alexey Sukonkin, un blogueur influent dans la région séparatiste. «Je ne peux pas blâmer l'Ukraine. Le vrai tueur est le fils de p*** qui a fait de nos combattants des cibles faciles», a-t-il déclaré sur sa chaîne Telegram.

Sur les réseaux sociaux, certains ont également accusé les autorités russes de minimiser le nombre de morts. «Mon Dieu, qui va croire au chiffre de 63 ? Le bâtiment a été complètement détruit», a écrit une Russe, Nina Vernykh, sur le principal réseau social russe VKontakte.

Sur ce réseau social, les Russes ont été invités à collecter des vêtements, des médicaments et du matériel pour les survivants. Le gouverneur de la région russe de Samara, Dmitri Azarov, a annoncé l'ouverture d'une ligne téléphonique pour les proches des soldats tués, parmi lesquels figurent ses administrés.

Une revanche de Kiev ?

L'annonce de cette frappe intervient après un Nouvel an marqué par des bombardements russes sur Kiev et d'autres villes samedi, dimanche et lundi, qui ont fait cinq morts et des dizaines de blessés.

Lundi, Kiev a de nouveau essuyé des tirs de drones de fabrication iranienne mais les forces ukrainiennes ont affirmé que la majorité d'entre eux ont été abattus. À Kharkiv, deuxième plus grande ville d'Ukraine, le gouverneur de la région Oleg Synegoubov a affirmé que la ville et sa région ont été à nouveau la cible de missiles russes.

Dans son allocution lundi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que son armée a abattu plus de 80 drones depuis le début de 2023. «Dans un avenir proche, ce nombre pourrait augmenter», a-t-il déclaré.

Source: LF

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