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Biographie d'un "putsch" (anti)constitutionnel : les Etats-Unis change de gouvernement.

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 31 Août 2011, 22:22pm

Catégories : #Politique internationale

Le nouveau comité est un « coup d’Etat » par la classe dirigeante

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Le directeur de Gun Owners of America Larry Pratt prévient que le nouveau « super Congrès » créé par l’accord sur la dette conduira l’Amérique à la dictature, qualifiant cet acte de « coup d’Etat » par la classe politique visant à transformer la structure entière du gouvernement aux États-Unis. 
En comparant le super comité au conseil de Platon, Pratt a souligné qu’il faudrait seulement 34 votes au Sénat pour soutenir un projet de loi présenté par le groupe, notant qu’il a été mis en place spécifiquement pour empêcher les législateurs de se mettre en travers de son programme en nécessitant une super majorité pour renverser quoi que ce soit mis en place par le comité. 
« Le premier acte du prochain Congrès, espérons-le, va être d’abroger cette pièce horrible de la législation, dit Pratt dans l’émission d’Alex Jones, ajoutant que le comité pourrait être utilisé pour cibler les propriétaires d’armes, les propriétaires fonciers, les contribuables, et les entreprises. 
« Ceci est un changeur de jeu, ils ont décidé que nous n’avons pas besoin de la Chambre des Représentants pour les factures de revenus, nous aurons juste les "Supers 12" pour faire ça, a déclaré Pratt, ajoutant que Barack Obama serait devenu de facto le 13e membre décideur. 
  
La législation décidée par le super Congrès serait à l’abri des amendements et les législateurs ne seraient en mesure que d’enregistrer un vote pour ou contre, éliminant ainsi la possibilité de faire obstruction. 
Pratt a prévenu que John Boehner et Mitch McConnell nommeraient des « mauviettes » au comité, un point souligné par des rapports qui indiquent que les législateurs qui ont voté contre la hausse des dettes seront interdit de sélection pour le super Congrès. Il y a deux semaines McConnell lui même a fait valoir que le pouvoir de la bourse, constitutionnellement attribué au Congrès, devrait être remis en gros à Barack Obama
"Ils vont mettre des « gens raisonnables » – et ces gens raisonnables seront ceux qui continuent à nous conduire à la dictature" , a déclaré le directeur de Gun Owners, ajoutant que le mouvement représentait un coup d’Etat par la classe politique dirigeante, qui sont maintenant occupés à caractériser ceux qui s’opposent à leur agenda comme des « terroristes »
Pratt a noté combien le projet de loi sur la dette a été adopté sur le dos de menaces similaires faites avant le vote de 2008 du renflouement qui mettaient en garde contre une apocalypse économique si un accord n’était pas atteint. 
"Ils nous avaient tous coupé le souffle en disant que le pays, si nous ne faisions rien aujourd’hui, allait faire défaut. C’était un mensonge, et ils ont continué à l’utiliser même après que les membres du Congrès aient expliqué à plusieurs reprises, que non nous ne ferions pas défaut… . Ils ont semé la panique chez beaucoup de membres du Congrès à ce sujet" , a déclaré Pratt, ajoutant que les législateurs avaient au sens figuré un pistolet sur leur tête. 
Le républicain David Vitter partage la préoccupation de Pratt sur ​​les intentions du dénommé super Congrès. Il a introduit un projet de loi qui va « exiger la divulgation en temps réel des contributions de campagne aux membres » du comité. Le projet de loi exige que les membres du super Congrès rapportent les contributions de campagne de plus de 1000 $ de dollars dans les 48 heures. 
La loi vise à découvrir "quels sont les intérêts particuliers qui tentent d’influencer le comité" , selon Vitter. 
"Nous parlons de billions de coupures, et il y a déjà des menaces d’augmenter les taxes sur de nombreux créateurs d’emplois. Nous avons besoin de voir la pleine transparence et responsabilité parce que ces membres du comité prendront des décisions énormes avec beaucoup en jeu" , a t-il ajouté. 
L’ensemble du théâtre partisan derrière le débat sur ​​la dette semble avoir été largement « fabriqué »,ainsi que le président Obama l’a lui-même étiqueté, comme un écran de fumée derrière lequel mettre en œuvre l’inconstitutionnel super Congrès. Les dénommées « coupures » inscrites dans l’accord de dette ne sont même pas des coupures. 
Les points de discussion autour de la notion que la « Tea Party a gagné la bataille de la dette » constituent un abus de langage complet. Tout ce que le projet de loi fait c’est de mettre un plafonnement des dépenses sur des dépenses déjà prévues vers la fin d’une période de dix ans. Les « réductions de dépenses » sont quasiment inexistantes, et pourtant un autre paralysant $ 9,5 trillions sera ajouté à la dette au cours de la prochaine décennie. 
Regardez l’interview avec Larry Pratt ci-dessous: 
 
Paul Joseph Watson 
Prison Planet.com 

 

Vers la Tyrannie

Avec en toile de fond un effondrement systémique global de la zone transatlantique (le "sauvetage" de la Grèce et le déplafonnement de la dette US n'étant que des pis-aller temporaires), l'élite dirigeante semble prête pour une véritable fuite en avant.

Difficile de dire quels visages prendront ces délires oligarchiques, mais on peut supposer que les "corporate globalists" et leurs laquais vont faire preuve d'une inventivité à toute épreuve.

Premier élément passé totalement inaperçu dans l'euphorie de l'accord Obama-Chambre des Représentants (1) la mise en place d'un Super-Congrès aux États-Unis. De quoi s'agit-il ?

L'activiste larouchiste Debra Freeman l'explique dans un communiqué publié le 1er août :

Le Super-congrès est un comité de 12 représentants, composé de six démocrates et six républicains, qui auront le pouvoir, l’autorité et la responsabilité de décider, entre la mi et la fin novembre, de coupes supplémentaires de 1,5 mille milliards de dollars. Ces coupes seront ensuite présentées au vote de l’ensemble du Congrès. Cependant, lorsqu’il sera saisi des recommandations de ce groupe de douze, le Congrès n’aura pas le droit d’y apporter le moindre amendement ni même d’entreprendre un « filibuster », procédure d’obstruction parlementaire qui permet de retarder le plus possible, ou même bloquer l’adoption d’une loi. Les élus ne pourront se prononcer sur ce projet que par oui ou par non, et même s’ils votent non, c’est-à-dire contre le projet de loi, des coupes automatiques de l’ordre de 1,500 milliards de dollars auront lieu. Elles seront divisées également entre les dépenses de la défense, et celles des programmes sociaux, sans que plus aucune discussion ne puisse avoir lieu sur le sujet".

Si les mots ont encore un sens, cela s'appelle un coup d’État (anti)constitutionnel.


Oslo

Plus terrible encore : le massacre norvégien. Comme on pouvait le redouter dès les premières heures, cette tragédie exhale de très fortes odeurs de Gladio "scandinave" et de réseau stay-behind nouvelle mouture.

On évoque de plus en plus dans les milieux du renseignement la présence d'un deuxième tireur sur l'île d'Utoeya, ainsi que des "exercices" anti-terroristes qui se déroulaient dans le quartier d'Oslo où ont eu lieu les explosions (même scénario qu'à Londres le 7 juillet 2005 et aux Etats-Unis le 11 septembre 2001).

Des spécialistes mettent également en avant le rôle du SIMAS : une structure mise en place par l'US Intelligence et qui a recruté chez des policiers retraités, des anciens militaires etc.

Opération fausse bannière, dites-vous?


Restrictions des libertés

Il est à craindre qu'après le très mal nommé Patriot Act (concocté par John Ashcroft et le "délicieux" Michael Chertoff) et les iniques lois Perben, les gouvernements occidentaux pour plaire à leurs "employeurs", se lancent dans une nouvelle frénésie législative et liberticide qui mettra un peu plus en cause l'habeas corpus, les droits de la défense et les principes élémentaires de l'Etat de Droit.

Des affaires aussi rocambolesques et grotesques que celles de Tarnac risquent de se multiplier. Mais les prochaines fois, on peut supposer que ce n'est pas l'ultra-gauche qui sera visée mais plutôt les milieux de la droite radicale. Des officines barbouzardes cherchent déjà leur proie et promettent des coups de filet dans les jours ou les semaines à venir. On peut imaginer que le sémillant "frérot" Alain Bauer est déjà en embuscade pour offrir à la mediasphère les explications toutes faites dont il a le secret et dont il avait déjà gratifié la population française lors du scandale Julien Coupat-Yldune Lévy.

Les poulets anti-terroristes trouveront très opportunément des caches d'armes, des plans, des maquettes, des écrits subversifs etc.

Malheureusement on ne connait que trop bien ce genre de montage minable mais qui fonctionne toujours auprès d'un public crédule et totalement lobotomisé.


Port d'armes

Cette stratégie de la tension et ces restrictions des libertés s'accompagneront très probablement d'une guerre aux armes à feu notamment aux Etats-Unis.

Les tentatives multiples de ces derniers mois de mettre à mal le deuxième amendement (Rahm Emanuel, nouveau maire de Chicago, est très en pointe dans ce "combat"), font redouter aux patriotes, aux constitutionnalistes, aux libertariens et aux conservateurs américains une opération faux-drapeau de grande envergure qui mettrait en scène un tireur fou provoquant une fusillade dans une école, un jardin d'enfants ou tout autre lieu public.

Un événement tragique qui remettrait en cause ce droit fondamental et permettrait à l'oligarchie d'obtenir l'appui d'une population américaine traumatisée.

Il faut bien comprendre que les Américains n'ont pas le même regard que les Français sur le port d'armes.

Pour les Français le monopole de la violence légale et légitime est entre les mains des forces coercitives de l'Etat. Les Français ont accepté que leur sécurité soit assurée par la police et la gendarmerie. Pas d'auto-défense en France.(2)

Aux Etats-Unis la logique est différente. Le port d'armes n'est pas seulement envisagé comme une façon de mettre hors d'état de nuire un voyou ou un agresseur mais il est aussi le plus sûr et l'ultime moyen de se prémunir de la tyrannie du gouvernement.(3)

When governments fear the people, there is liberty. When the people fear the government, there is tyranny. The strongest reason for the people to retain the right to keep and bear arms is, as a last resort, to protect themselves against tyranny in government. — Thomas Jefferson

Le même Jefferson d'ajouter :

"Aucun homme libre ne devrait être désarmé, les lois qui interdisent le port d’armes désarment seulement ceux qui ne sont pas enclins ni déterminés à commettre des crimes. De telles lois rendent les choses pires pour ceux qui sont assaillis et meilleurs pour les assaillants; elles servent plutôt à encourager les homicides que de les prévenir, parce qu’un homme désarmé peut être attaqué avec une plus grande certitude qu’un homme armé".

James Madison de son côté déclarait : "Pour préserver la liberté, il est essentiel que toute la population entière possède des armes en tout temps".

George Washington, lui, nommait sa collection d'armes privées "les dents de la liberté du peuple".

Les partisans du deuxième amendement ont-ils raison de se méfier d'un coup fourré de l’État fédéral?

Absolument. La presse américaine, y compris dominante, a révélé un scandale dont l'ATF (Alcohol, Tobacco, Firearms and explosives) est partie prenante. L'ATF aurait fourni des armes à des cartels mexicains.

Or, ces gangs de la drogue viennent régler une partie de leur "désaccord" sur le sol américain. Un carnage n'est donc pas impensable.
Depuis quelques jours, on voit déjà sortir du bois tous les opposants au deuxième amendement pour réclamer un contrôle plus drastique et une législation plus dure sur les armes à feu.

Il faut également rappeler l'affaire de la milice Hutaree. Cette milice avait menacé de déclarer la guerre à l'Etat fédéral et de commettre des attentats contre la police du Michigan. Après vérification, on découvrit que la milice Hutaree était infiltrée par le FBI et avait été transformée en simple "joujou" du Homeland Security...


Maurice Gendre


( 1 ) A l'heure où ces lignes sont écrites (lundi 1er août), on attend encore que le Sénat se prononce.

( 2 ) A la vue des troubles à l'ordre public permanents à Marseille et Sevran pour ne citer que ces deux exemples parmi des dizaines d'autres, on peut être désormais persuadé que "le monopole de la violence physique légitime" entre les mains de l’État n'est plus qu'un songe.
Les Français devant faire face à une réglementation sur les armes extrêmement restrictives (décrets du 6 mai 1995 et de décembre 1998), ils ne leur restent plus que trois solutions :
- assurer leur propre défense et ils termineront comme Papy Galinier (embastillé)
- ne rien faire et ils seront à la merci de la voyoucratie et n'auront plus qu'à prier d'être épargnés par la vindicte de la racaille
- s'organiser clandestinement et ils finiront également dans les geôles républicaines traités comme de vulgaires comploteurs qui souhaitent renverser la démocratie et l'Etat de Droit.
Heureuses perspectives, n'est-il pas ? Max Weber aurait de quoi philosopher...

( 3 ) La tyrannie n'est plus une simple crainte. Le congressman Brad Sherman avait raconté comment on l'avait menacé de déclencher la loi martiale si lui et certains de ses collègues ne votaient pas le plan de renflouement Paulson.

On rappellera aussi les tragédies de Waco et Ruby Ridge pour se convaincre que l'Etat fédéral peut traiter les citoyens américains de la plus ignoble des manières. C'est pour cela que des organisations telles que les Oath keepers (Les gardiens du serment fondé par Stewart Rhodes, un ancien proche de Ron Paul) ou les Gun owners of America (adeptes de l'open carry en référence au vieux principe "A right unexercised is a right lost"), se préparent à faire face à des troubles civils graves fomentés par le gouvernement fédéral et à une suspension des libertés constitutionnelles en cas d'écroulement.

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