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Comment Wall Street affame le monde

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 16 Août 2011, 09:57am

Catégories : #Economie

Comment Wall Street affame le monde

 

Article trés intéressant qui montre que ces banksters ont une foi malgré tout le mal dont ils sont la cause, mais quelle foi ?
Le travail diabolique de la banque Goldman Sachs

Lloyd Blankfein : Avec sa banque, il fait le travail de Dieu
Comment Wall Street affame le monde par Super_Resistence

 

 

 

En quelques heures, la petite phrase a fait le tour de la planète. Llyod Blankfein est alors passé du statut de président-directeur général de Goldman Sachs à celui d’ennemi public numéro un. Sa faute : l’arrogance. Au Sunday Times qui l’interrogeait sur son rôle, il a répondu avec simplicité : « Je ne suis qu’un banquier faisant le travail de Dieu. » Il n’en a pas fallu davantage pour déclencher la rage des antibanquiers, qui se sont immédiatement et massivement déchaînés sur la Toile.
 

L’affaire aurait pu être étouffée avec le temps. Mais c’était sans compter sur le lourd passif de la banque. A l’origine, il y a l’affaire AIG. Goldman Sachs était alors soupçonné d’avoir participé à la chute du géant de l’assurance, sauvé in extremis par un plan d’aide de quelque 187 milliards de dollars, financé par les deniers des contribuables.

 

Goldman-Sachs.jpgQuelque temps après, l’article du magazine Rolling Stones dénonçant les agissements de la banque (qui aurait joué un rôle dans le déclenchement des crises financières depuis des décennies) a fait l’effet d’une bombe. Vient ensuite la participation du groupe dans le camouflage de la dette souveraine grecque. Le 16 avril, l’annonce du lancement par la SEC d’une procédure pour fraude est venue porter un coup fatal à la crédibilité du groupe (depuis, le titre a perdu plus de 20%) et à son P-dg, qui a déclaré à cette occasion avoir vécu « le pire jour de [sa] vie ».

Ennemi public numéro un

Les péripéties du groupe ont déclenché les foudres des spécialistes, mais aussi d’une opinion publique de plus en plus méfiante à l’égard du secteur financier. Sur le devant de la scène, le P-dg du groupe, Lloyd Blankfein, entré en fonctions en 2006, au moment où la planète finance tournait encore rond.
Pourtant, à l’origine, rien ne prédestinait Lloyd Blankfein à devenir celui que le monde entier aime détester. Au contraire. Son histoire figure parmi celle que les Américains aiment à donner en exemple, illustration parfaite de l’american dream. Il grandit entre les rues du Bronx et de Brooklyn, à New York. D’un père postier et d’une mère réceptionniste, il atteint les hautes sphères de l’élite à l’âge de 16 ans en intégrant l’université de Harvard, grâce à une bourse.
Spécialiste du droit des affaires, il commence sa carrière au sein d’un cabinet new-yorkais. En 1981, il postule pour la première fois pour une place à Goldman Sachs, mais sans succès.

Il intègre alors le groupe Aron, société de trading spécialisée dans les matières premières, basée à Londres et rachetée peu de temps après par Goldman Sachs. C’est ainsi que Lloyd Blankfein fait ses premiers pas dans ce qui deviendra, quelques années plus tard, la plus grande banque au monde.
Au sein de son département, sa capacité à agir épate : « Il semblait avoir un sixième sens et savait à quel moment encourager les traders à prendre davantage de risques et à quel moment les inciter à retirer le pied de l’accélérateur », commente le Time.

Responsable mais pas coupable ?

En 2006, il accède à la plus haute fonction, celle de président-directeur général. Au sein de la banque, il sait imposer sa griffe en soufflant le chaud et le froid : une prise de risque importante, mais toujours contrôlée.
Avec lui, Goldman Sachs opère un tournant radical. A partir de son introduction en Bourse en 1999, la société opte pour une stratégie offensive, axée sur la rentabilité absolue. De banque dépendante du niveau d’épargne de ses clients, elle passe au statut d’entreprise offensive à même de prendre de gros risques. La part des revenus issus des activités de trading et de produits dérivés n’a cessé de croître, jusqu’à atteindre 75%.

Pour l’heure, le P-dg doit répondre des agissements de sa banque durant la crise devant le Sénat américain. Pour sa défense, il rappelle que Goldman Sachs a dû essuyer également des pertes : « Le fait est que nous n’étions pas constamment ou significativement en position nette ‘short the market’ [Ndlr : pari à la baisse] dans les produits liés au crédit immobilier résidentiel en 2007 et 2008 [...]. Nos résultats dans les activités liées au crédit immobilier résidentiel le confirment. » A ses détracteurs, il rappelle volontiers l’ancienneté de son établissement : « Nous sommes une entreprise centrée sur le client depuis cent quarante ans et si nos clients ne croient pas que nous méritons leur confiance, nous ne pourrons pas survivre. » Reste à savoir si, à l’avenir, cette confiance lui sera renouvelée.

Chloé Consigny avec MoneyWeek G.-B. - Cent papiers

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