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Constat sur la société contemporaine

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 9 Juillet 2011, 09:52am

Catégories : #Social - Société

 

 

Constat sur la société contemporaine

 

Wikistrike se lance dans une constatation de la société contemporaine. Sept parties dictent ce constat qu'il ne faut pas voir comme alarmiste mais comme une nécessaire auto-critique d'une société qui prise dans la vague du progrès sans frein a tendance à oublier les valeurs de l'Humain et à dériver dans l'inconscience incontrôlée. Les sept thèmes que nous vous présentons sont ceux qui représentent le mieux la société contemporaine et s'emboîtent entre eux :

  Planétisation, Robotisation, Solitude, Consommation, Religion, Conformisme, Art, Ecologie.

 

Planétisation plutôt que mondialisation

 

         mondialisation1.pngOù commence le monde ? Où se finit-il ? Il regroupe la Terre, et l’univers, il est ce qui nous entoure de notre vivant, donc de notre naissance et jusqu’à notre mort. Le monde, c’est la Nature elle-même, c’est-à-dire le Soi et le Tout ! Il est l’ensemble de tout ce qui existe depuis la création de l’univers.

         En l’occurrence,  nous pouvons écarter cette idée commune que nous vivons une époque de mondialisation, nous sommes en réalité dans une société de planétisation, première étape vers une science fiction de mondialisation. Ignorants la planétisation, le mot lui-même de « Mondialisation » prouve bien la profonde volonté de nos dirigeants à vouloir tout contrôler, à devenir maîtres des profits avant d’en maîtriser leur prime volonté : L’homme.   

         Avec la planétisation, on est à la fois une personne et tout le monde, c’est une machine universelle abstraite, c’est le rêve logique des ordinateurs. Internet en est un exemple. Du fait que l’Homme vit plusieurs vies, la planétisation mène directement au nomadisme.

         La planétisation nous rapproche du Lointain mais nous écarte de tout ce qui était proche dont nous-mêmes. On ne connaît plus ses voisins. L’industrialisation débutée dans les années 70-80 est devenue un mode politique et social. La communication numérique globale, la virtualisation massive des années 2000, en d’autres termes la modernité et le futurisme galopant, conduit à l’atrophie relationnel entre individus, comme le souligna très bien Houellebecq.

Les exemples de cette décadence sont nombreux, citons les SMS qui en défigurant l’écriture nivèle par le bas la pensée.

 

 

robotRobotisation

 

         La robotisation dépossède l’Homme de ses pouvoirs. Et ce qui nécessitait hier une certaine concentration, et donc un intéressement intellectuel, se trouve aujourd’hui remplacé par des machines plus rapides.  La robotisation dépossède l’Homme de ses mains, de son intelligence, mais déjà maintenant  - et allant d’une manière exponentielle - la robotisation s’emparera-t-elle de nos emplois jusqu’à tout récupérer de ceux-là, et laisser l’homme sur le carreau, c'est cela que l’on peut aisément prédire dans un futur pas si éloigné.

         La robotisation s’installe dans les foyers, jusque ici elle servait la famille en l’aidant dans ses tâches ménagères les plus ingrates. Ce point positif ne doit pas occulter un autre aspect : La facilité. Cette robotisation des ménages donnent davantage de temps libre aux membres de la famille, malheureusement, ce temps précieux gagné sur la besogne n’est pas exploité par les familles qui ont profité de l’aubaine pour se connecter à l’Internet, jouer aux jeux en réseau…L’homme qui aurait dû prendre ce gain sur les obligations quotidiennes pour se rapprocher des siens a finalement pris la route opposée. La solitude.

 

 

fbb602df.jpgLa solitude

 

         La destruction de la cellule familiale est le résultat de la dépendance de ses membres par des loisirs solitaires et bien moins créatifs. Elle repose sur la communication globale numérique, le nomadisme, et surtout la modernité virtuelle. Internet ouvre au monde comme elle nous renferme et nous écarte de l’environnement dont la famille jadis fut la prioritaire géographie.

         Dans un « monde » de planétisation, l’Homme est devenu solitaire, à la recherche constante d’un partenaire amoureux ou d’amitié, à jouer à des jeux en réseau avec ou contre des individus certes réels mais absents, des individus qu’il ne rencontrera jamais et qui au final ressemble davantage à une puce électronique qu’à un être de chair et de sang. Et le pire dans cela, c’est que l’homme devant sont ordinateur est également une puce électronique pour des centaines de millions d’internautes. Nous passons petit à petit de la simple robotisation  d’aide et d’efficacité à notre propre robotisation. Nos désirs se réalisent désormais seuls, face un écran d’ordinateur.

 On trouve ici la réponse à l’envolée des PACS et à la diminution des mariages traditionnels, en effet, les couples ne veulent plus se marier, ils souhaitent simplement se témoigner leur amour devant un contrat de mariage simple, rapide, peu coûteux, comme s’ils passaient à la caisse d’un « hypermarché du cœur »,  car en réalité, ce sont des « couples seuls », et la véritable passion qui les anime est la liberté de pouvoir rompre aussi facilement et retrouver leur liberté et donc leur solitude. Les couples s’aiment, mais ne s’attachent plus.       La solitude pousse à la consommation sans but.

 

 

 La société de consommation

caddie Sur tous les médias disponibles (et surtout numériques), nous vivons entourés de publicités, celles-ci nous poussant encore et toujours plus à l’achat, bien souvent inutiles. Et parce que la publicité se placarde partout, nous sommes devenus dépendants de la consommation. Mais en donnant une dépendance aux gens, la société vole leur indépendance. C’est le début de l’esclavagisme, et la fin de la spiritualité. Notre liberté de réflexion ainsi altérée, l’Homme croit en son confort qui petit à petit le conduit comme sur ces affiches paradisiaques, sur une île esseulée où les poissons multicolores cartonnées parlent de solitude avec lui.

 

 

 

 

Religion et conformisme

 

69789699bouddha1-jpgLa religion donnait un sens à l’existence humaine. Après la seconde guerre mondiale les gens ont rejeté Dieu, ce qui a créé le mouvement philosophique initié par Sartre et Camus : L’Existentialisme. Ce dernier parle de l’absurdité de l’existence car Dieu est mort, cela a permis l’émergence d’un nouveau but pour l’Homme : Le profit et la consommation absolue. Le consommateur est né, la consommation sans but est née.

Aujourd’hui la religion est soit latente soit extrémiste. Soit parce que la consommation a pris le dessus, soit parce que la religion se radicalise pour lutter contre. Nous ne vivons pas qu’une époque de guerres des religions mais également un conflit bien planétaire et destructeur, la lutte entre la consommation et la Pensée.

Une société de flux économiques bataille farouchement et de plus en plus violemment contre des sociétés extrémistes, la plus célèbre : Al Quaïda.

 

 



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L’art 

Son mot l’indique, l’art est un artisanat. Il est honnête de constater sa décadence depuis le début de l’industrialisation (années 70). Le dernier mouvement poétique est à ce jour le surréalisme. Le dernier mouvement philosophique fut l’Existentialisme, et depuis ? Les années 70 et l’industrialisation, la planétisation sont les responsables. L’art abstrait permet de se faire comprendre de la Terre entière car cet art (qui n'en est pas un) dépasse les frontières du langage. La communication est simplifiée à son extrême pour un objectif final de consommation et de profit.

S’il n’y a plus de mouvement aujourd’hui, c’est qu’un mouvement littéraire, pictural, sculptural, se construisait et grandissait au sein de chaque pays, certains atteignant une dimension européenne, mais pas au-delà. Avec l’absence des frontières, avec la planétisation et le commerce en ligne de mire, l’art s’est adapté en se simplifiant considérablement, au point qu’il en est devenu incompréhensible pour la majorité de la population.

Le cinéma traduisible d’un pays à un autre a logiquement trouvé son essor, en lui nous pouvons remarquer que ce qui était hier de l’anticipation devient aujourd’hui une littérature du présent. Le Cyberpunk il y a 30 ans en est un exemple. 

 

 

L’écologie

 

     ecologie22.jpg    L’écologie se veut être messie des temps modernes ou comme une nouvelle religion ! Combattre la pollution pour sauver la Terre et ses millions d’espèces est un combat noble et respectable. Seule une minorité des écologistes sont cependant des activistes, une grande partie sont des  « paroliers du vert », enfin une autre partie (encore une fois les industriels) se l'ait accaparée et en ont fait une tendance visant directement cette deuxième classe, ces « paroliers du vert », rattrapés par la planétisation et la société de consommation.

         Le succès des écologistes aux européennes a montré l’intérêt  des gens pour la planète. Mais simplement l’intérêt. En effet, les sièges obtenus par les écologistes  à Bruxelles n’ont pas bouleversé pour autant les habitudes destructrices des européens qui, endormis par les jeux et le pain, continuent de vivre dans l’industrialisation qui inexorablement poursuit sa dangereuse expansion, contribuant toujours un peu plus à la planétisation. L'échec de Copenhague révèle l'impuissance des défenseurs de la nature, et si l'on doit retenir une chose de ce sommet international, on retiendra la main mise des industriels sur la planète. 

         L’alliance toute récente des Verts et d’Europe Ecologie n’ouvrira pas sur un miracle des consciences. Il est sûr aujourd’hui que ce nouveau parti d’union n’atteindra pas le superbe score atteint aux Européennes pour une seule raison, on ne fait pas pour une Nation un programme basé exclusivement sur l’Ecologie. Et si les Européennes ont connu le succès d’E.E, c’est simplement par ce que le problème écologique se joue effectivement à une plus grande échelle. Mais aux Présidentielles de 2012, chacun regardera les problèmes devant sa porte, et cela est bien compréhensible. De plus, la dureté de la crise économique écartera davantage des citoyens les idées des Verts pour les installer au second plan. Cette Alliance ne porte aucun souffle à l’échelle nationale. L'écologie ne peut rien face à la puissance de l'argent.  

         L’écologie qui se doit d’être une force pour lutter contre l’oppressante avancée de l’industrialisation pollueuse et assassine, est devenue un style de vie à l’intérieur même de la consommation.

         En réalité, l'écologie tient une grande importance pour les Nations, elle profite évidemment aux Etats qui trouvent en eux la réponse calculatrice aux questions de planétisation. Car l’écologie n’a pas de frontière, elle offre aux pays un appui (ou un allié) de taille pour une politique commune de « mondialisation » et donne une légitimité à un futur gouvernement mondial.  

Ghisham Doyle pour WikiStrike

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