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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Encore de l'iode 131 en Europe !

Publié par wikistrike.com sur 24 Février 2012, 12:34pm

Catégories : #Santé - psychologie

 

 

 

Radioactivité bonjour...


 

Chronologie des détections connues en Europe :

16-23 janvier 2012 : iode 131 détecté en Norvège

21-23 janvier 2012 : iode 131 détecté en Finlande et Suède

25-31 janvier 2012 : iode 131 détecté en Pologne

depuis début février : iode 131 détecté en Allemagne, au Luxembourg, en Autriche, en République Tchèque et en France

D’où vient l’iode 131 ? Fukushima ? Tchernobyl ? Hongrie ? Roumanie ?

Un mois après le début de la pollution : mystère !

Si c’est encore l’Institut des Isotopes hongrois, à quoi ça servait de le dénoncer en novembre 2011 si on lui permet de poursuivre ses émissions gigantesques (au moins 624 GBq pour l’année 2011)?

Pourquoi les instances de sécurité nucléaire autorisent-elles des rejets 1000 fois plus importants pour cet institut (1600 GBq/an) que pour une centrale nucléaire comme celle du Tricastin (autorisation 1,6 GBq/an) ?

Pourquoi la carte EURDEP publiée par l’Europe ne donne-t-elle que des renseignements sur la Roumanie et la Pologne et pas sur les autres pays d’Europe pour les émissions radioactives bêta ?


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Roumanie : l’ensemble du pays est à un taux supérieur à 3 Bq/m3 en irradiation bêta (pastilles violettes). Oui mais combien exactement ? Impossible d’en savoir plus avec la carte EURDEP.

Pour en savoir plus, il faudrait avoir accès aux données du réseau de surveillance international. Mais c’est top secret (1).

Communiqués officiels :

Communiqué de l’ASN

Communiqué de l’IRSN

Quelques remarques :

- Rappel de la dangerosité de l’iode 131 (extrait article wikipédia):

« Du fait du rayonnement β- émis lors de sa désintégration, l’iode 131 provoque des mutations génétiques dans les cellules où il pénètre, ainsi que dans les cellules voisines, mutations graves qui peuvent entraîner la mort de ces cellules. C’est la raison pour laquelle une dose élevée d’iode 131 peut s’avérer moins dangereuse qu’une dose plus faible, les cellules irradiées étant tuées au lieu de survivre comme germes d’un cancer. »

- Remarque du ministère de la santé du Luxembourg :

« Notons, que ces rejets d’Iode-131 n’ont aucun impact sur la santé des populations en Europe. »

- Remarque de l’IRSN :

« Les niveaux de concentration observés bien qu’inhabituels sont très faibles et sans aucun risque pour la santé des populations. »

- Remarque de l’ASN :

« Ces niveaux d’activité en iode 131, bien que très inhabituels dans les territoires européens et français, ne comportent aucun risque sanitaire ou environnemental. »

- Relevé d’un extrait de l’article du site « L’usine nouvelle » : « En novembre déjà, les scientifiques de l’IRSN avaient déjà été préoccupés par une présence anormalement élevée de cette même iode – qui estnaturellement présente dans l’atmosphère. »

A comparer avec ce que dit le ministère de la santé du Luxembourg : « L’ Iode 131 est élément radioactif artificiel, produit dans des installations spécifiques et utilisé surtout dans le domaine de la médecine nucléaire. »

(1) Comment en savoir plus ?

Plus de 60 laboratoires d’analyse équipés de détecteurs de très haute précision sont répartis sur l’ensemble de notre planète et contrôlent quotidiennement la radioactivité de l’air. Leur mission : rechercher les très faibles quantités de produits radioactifs qui pourraient indiquer qu’un essai nucléaire a été effectué en violation du Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICEN).

Les résultats de ces analyses permettraient de suivre, jour après jour, et depuis le 12 mars 2011, l’avancée des masses d’air contaminé par les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI.

C’est impossible car les données sont confisquées par les États. Les résultats sont transmis à des organismes officiels qu’ils sélectionnent et qui sont tenus de ne rien divulguer. Le réseau international de mesure est financé par de l’argent public. Les populations ont droit à cette information. Tous les chiffres doivent être publiés et non pas quelques chiffres soigneusement choisis par les autorités.

Pour en savoir plus, la Criirad a lancé une pétition citoyenne.

Accès à la pétition

Un article de Pierre Fetet

 

Source FUKUSHIMA.FR

 

L'iode radioactive ?

 

 

 

Un isotope radioactif de l'iode qui se concentre dans la thyroïde



Radiotoxicité de l'iode-131
La toxicité radioactive de l'iode-131 est mesurée par une quantité appelée " facteur de dose par ingestion ". Cette radiotoxicité varie beaucoup avec l'âge. L'iode se fixe sur la thyroïde, une glande qui joue un rôle crucial dans la croissance. C'est la raison pour laquelle, les nourrissons et très jeunes enfants ainsi que les adolescents sont beaucoup plus sensibles que les adultes à l'ingestion d'iode radioactif.
IN2P3

L'iode-131 est un élément radioactif dont la période est très courte (8,02 jours). Il est donc extrêmement radioactif. Utilisé à petite doses, notamment pour des applications médicales, c'est un des produits de fission les plus redoutés lorsqu'il est relâché par accident dans l'environnement, car il se concentre dans la thyroïde.

 En médecine, l'iode-131 sert d'abord à l'étude du fonctionnement de la thyroïde, puis au traitement des hyperthyroïdies et des cancers de la thyroïde. Il a été produit en France dès 1949 au fort de Châtillon, grâce à la première pile atomique Zoé, puis dans les réacteurs du centre d'études nucléaires de Saclay. Il avait été employé dès 1942 pour les traitements des cancers de la thyroïde. 

 Employé à faible dose, l'iode-131 est utilisé comme traceur pour des diagnostics en médecine nucléaire en raison de ses rayons gamma de 364 keV. Il suffit de quelques atomes radioactifs administrés par voie sanguine pour suivre le devenir des atomes d'iode. Ils s'intègrent à des molécules qui se transforment en hormones de la thyroïde. Ceci est particulièrement intéressant puisque l'iode se fixe sélectivement sur cette glande. On effectue ainsi avec des gamma-cameras des scintigraphies qui permettent d'observer l'activité de la thyroïde et la présence d'éventuelles anomalies comme les nodules chauds. Pour ces scintigraphies, on utilise de plus en plus depuis quelques années un autre isotope de l'iode, l'iode-123, émetteur gamma dont la période n'est que de 13,2 heures. 

 À plus forte dose, l'iode-131 est aussi utilisé pour les radiothérapies des cancers de la thyroïde. Le mécanisme de fixation sélective sur la glande est le même. On tire partie du fait que les rayons bêta émis ont un faible parcours pour limiter l'irradiation à la zone nécessaire. 

 L'iode-131 est également un produit de fission redouté. Il constitue le principal danger de contamination à court terme en cas de rejets accidentels dans l'atmosphère. Du point de vue chimique, l'iode est un halogène, parent du chlore et du fluor, qui se volatilise en vapeur violette à une température légèrement supérieure à 100° .

 



Epinards contaminés à l’iode-131
Ces épinards produits dans le nord-est du Japon ont été contaminés par de la radioactivité lors de l’accident de Fukushima en mars 2011. Des poussières radioactives ont déposé des atomes d’iode-131 sur les larges feuilles du légume, conduisant à l’interdiction de sa commercialisation. L’iode-131 constitue le rejet radioactif le plus redouté lors d’un accident nucléaire du fait de sa fixation par la thyroïde. Mais - contrepartie de sa forte radioactivité - la quantité d’iode-131 est divisée par 2 tous les 8 jours, par 2500 tous les trimestres et au bout d’un an il n’en reste plus trace dans les aliments.. 
Eugene Hoshiko / AP

 Très mobiles dans l’environnement car volatils, les isotopes radioactifs de l’iode suivent les processus de transfert habituels : dispersion, dépôt, captation par les feuilles des végétaux, absorption par les racines, ingestion par l’animal. Les formes organiques se déposent plus lentement et sont moins bien retenues par la végétation que les formes moléculaires. Ingéré par les animaux en période de lactation, l’iode qui s'est déposée sur l'herbe se retrouve rapidement dans le lait (quelques heures après l’ingestion, le maximum apparaissant au bout de trois jours).

 Après un accident grave, la teneur en iode-131 doit être surveillée dans la chaîne alimentaire durant quelques semaines, le temps que ce radioélément disparaisse. Il est primordial d'effectuer des contrôles de radioactivité du lait et des végétaux, en particulier des légumes à grandes feuilles comme les épinards et les laitues. L'eau doit être également surveillée.

 Toutefois, contrepartie de sa grande activité, l'iode-131 décroît rapidement : sa radioactivité est divisée par 1000 tous les 80 jours. Il existe aussi des moyens de s'en prémunir tant qu'il est présent. 

 Il existe d'autres isotopes de l'iode à durées de vie très courtes comme l'iode 132 et l'iode 133 dont les périodes sont de 20,8 et 2.3 heures. Ces isotopes délivrent la quasi-totalité de leur rayonnement dans les premiers jours après l'arrêt d'un réacteur.

 



Décroissance radioactive des isotopes de l’iode
À côté de l’iode-131, d’autres isotopes radioactifs de l’iode sont à prendre en compte lors d’un accident nucléaire ; l’iode-133 et l’iode-132 (20,8 heures et 2,3 heures de période). L’iode-132 est issu de la décroissance du tellure-132 (période 3,2 jours), A partir de données préliminaires fournies par l’IRSN sur les rejets de l’accident de Fukushima, la figure montre les décroissances de l’activité radioactive de ces quatre radioéléments durant les 7 premières semaines après l’accident. L’iode-133 avait quasi disparu au moment des premiers rejets qui ont commencé de 1 à 3 jours après l’arrêt des réacteurs. L’iode-132 qui suit de près la décroissance du tellure disparaît en trois semaines. Seule demeure au bout des 7 semaines l’iode-131 qui a décru 38 fois.
IN2P3

 Enfin, un autre isotope de l'iode, l'iode-129, fait partie des produits de fission à vie longue à prendre en compte pour la gestion des déchets radioactifs. Sa période est de 15,7 millions d'années.

Source:la radioactivité.com

 

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