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Fukushima: Eric Besson est "globalement rassuré", mais c'est un traître...

Publié par wikistrike.com sur 21 Février 2012, 12:57pm

Catégories : #Ecologie - conso - biodiversité - énergie

Fukushima: Eric Besson est "globalement rassuré", mais c'est faux...  

77955_eric-besson-le-2-mars-2011-a-paris.jpgÉric Besson a été le premier ministre étranger à se rendre, mardi, sur le site même de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ravagée par le tsunami du 11 mars dernier. A l'issue de sa visite qu'il a effectuée revêtu d'une combinaison blanche de protection, masqué, ganté et chaussé de deux paires de surbottes, le ministre s'est dit "globalement rassuré". Lors de la visite qu'a suivie Le Figaro, "nous avons constate qu'il n'y a pas de radioactivité forte autour de la centrale", a commenté le ministre. En deux heures de visite, principalement en bus, à quelques pas des réacteurs 3 et 4 éventrés, Eric Besson a reçu une dose de 0,033 millisieverts (mSv), soit environ 140 mSv s'il restait toute l'année. L'équivalent de sept fois la dose annuelle autorisée par un travailleur du nucléaire en France. Mais dans certains villages a l'entrée du périmètre évacué de 20km autour de la centrale, le gouvernement envisage un retour éventuel des habitants dans l'année. 

Autre point rassurant souligné par le ministre : le bilan sanitaire sans rapport avec les "chiffres astronomiques qui ont circulé". Si le tsunami du 11 mars a fait environ 20.000 morts, pas un travailleur n'a reçu de dose radioactive mortelle a confirme Akio Komori, directeur chez Tepco, l'exploitant de la centrale. Deux employés de la centrale ont été tués par le tsunami. Vingt-huit ont reçu une dose supérieure a 150mSv dont "quelques uns plus de 500mSv. Les spécialistes s'accordent pour dire qu'au delà de 100mSv, le risque de cancer s'accroît. Selon Akio Komori, ces salariés, sous surveillance médicale, ne présentent pas de symptômes. Pour Eric Besson, "le plus émouvant" a été sa rencontre avec une centaine de travailleurs dans le centre de crise installé depuis le 11 mars dans le bâtiment antisismique de la centrale. Tout en rendant hommage aux 3000 employés au total mobilisés pour contrôler les quatre réacteurs détruits, le ministre de l'industrie, a réaffirmé que "la France continue de croire dans l'avenir d'un nucléaire avec les plus hauts standards de sûreté". En ce lieu symbolique d'un échec pour l'atome civil, cette déclaration sera ressentie par certains comme une provocation. A Fukushima, les salariés en uniforme bleu ou combinaison blanche l'ont applaudie chaleureusement. 

Source:LeFigaro

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