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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Google supprime la presse écrite francophone de son moteur de recherche

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 15 Juillet 2011, 20:44pm

Catégories : #Science - technologie - web - recherche

 

Feu la liberté, je t'aimais bien

 

 

media_xl_4283923.jpgGoogle a décidé de supprimer de son moteur de recherche toutes les références relatives aux sites d'informations de la presse écrite francophone et germanophone dont les droits intellectuels sont gérés par Copiepresse. Exit donc lesoir.be, dhnet.be et autres, Google désirant, de la sorte, se conformer à la décision de la Cour d'appel de Bruxelles qui, en mai 2011, a confirmé le verdict rendu en août 2006 par le tribunal de 1re instance de Bruxelles qui estimait que le moteur de recherche violait le droit d'auteur de ces publications.

C'est un petit coup de tonnerre dans le monde de la presse en ligne belge, francophone et germanophone principalement. La décision de Google de supprimer, ce vendredi, purement et simplement toutes références aux sites de presses écrites francophones et germanophones dont les droits sont gérés par copiepresse fait (et fera) couler beaucoup d'encre. Comme l'avait fait en 2006 Copiepresse en s'attaquant au géant américain qui, selon elle, violait les lois relatives aux droits d'auteurs et aux droits voisins (1994) et sur les bases de données (1998), notamment depuis le lancement des portails "Google Actualités" et "Googles News" en 2003. Un sentiment partagé par le tribunal de 1re instance de Bruxelles et par la Cour d'appel en mai dernier.

Google a justifié son action au travers d'un communiqué dans lequel il détaille son acte. "Compte tenu de la récente décision de la Cour d'appel, nous retirons les contenus de Copiepresse de notre index. Nous regrettons d'avoir à prendre une telle mesure et nous restons ouverts à travailler en collaboration avec les membres de Copiepresse à l'avenir". Si la société américaine ne ferme pas la porte à un éventuel retour des sites gérés par Copiepresse (DH, La Libre, Le Soir, Sudpresse, Vers l'Avenir, L'Echo et le Grenz-Echo) sur son portail, Simon Morrison, directeur de la gestion des droits d'auteurs et de la communication de Google pour l'Europe, a tenu à préciser que les sites seront encore consultables par le robot de recherche de Google. Via un système de métabalises, les éditeurs peuvent toujours indiquer eux-mêmes ce qu'ils veulent ou non encore voir indexés dans le moteur de recherche de Google, et par exemple pas dans Google Actualités.

Copiepresse en colère
En agissant de la sorte, Google a préféré éviter tout risque de se voir condamnée à payer un astreinte de 25.000 euros pour non-conformité au jugement rendu par la Cour d'appel de Bruxelles en mai 2011 qui lui imposait de "retirer des sites Google.be et Google.com, plus particulièrement des liens "en cache" visibles sur "Google Web" et du service "Google News", tous les articles, photographies et représentations graphiques des éditeurs belges de presse quotidienne francophone et germanophone, représentés par Copiepresse (...), sauf en ce qui concerne le quotidien L'Echo pour le seul service "Google News"".

Copiepresse a réagi avec colère à cette mesure et considère que Google essaye d'interpréter différemment la décision du juge : "Google n'agit pas honnêtement en disant qu'il se base sur l'arrêt. Il ne digère pas la décision de justice et pratique une véritable mesure de rétorsion. Nous sommes furieux", a indiqué Margaret Boribon, secrétaire général de CopiePresse, contactée par l'Agence Belga.

En agissant de la sorte, Google joue un mauvais tour aux sites de la presse écrite francophone, désormais privés d'une vitrine qui leur rapportait énormément de lecteurs. Si certains évoquent un boycott, d'autres diront que c'est une façon de respecter une décision de justice à la lettre. Dont acte. (LS)

 

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