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Grèce : Les "indignés" encerclent le Parlement

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 15 Juin 2011, 11:26am

Catégories : #Social - Société

Grève générale en Grèce, les «indignés» encerclent le Parlement
Un manifestant tient un drapeau grec devant le Parlement d'Athènes, mercredi 15 juin 2011, aux premières heures du jour.
Un manifestant tient un drapeau grec devant le Parlement d'Athènes, mercredi 15 juin 2011, aux premières heures du jour.
REUTERS/Pascal Rossignol

Les Grecs expriment une fois de plus dans la rue, ce mercredi 15 juin 2011, leur colère de devoir payer pour une crise provoquée, jugent-ils, par les institutions financières. Le gouvernement présente en effet aujourd'hui au Parlement son deuxième plan de rigueur exigé par les bailleurs de fonds internationaux de la Grèce pour assainir les finances du pays.

Avec notre correspondante à Athènes,Amélie Poinssot

Les syndicats mais aussi le mouvement des « indignés » ont appelé à manifester aujourd'hui. Les manifestants ont commencé à affluer depuis le début de la matinée à proximité du Parlement, à l'appel des « indignés », ce mouvement qui occupe maintenant depuis trois semaines la place du Parlement à Athènes. Quelques banderoles proclament : «Allez-vous-en, vous et votre dette»

Leur but aujourd’hui est de former une chaîne humaine autour du bâtiment du Parlement, et de tenir 24 heures, alors qu'à l'intérieur on discute de ce deuxième plan d’austérité. Les cortèges traditionnels des syndicats sont également attendus puisque c'est un jour de grève générale.

Ce deuxième plan de rigueur s’annonce particulièrement sévère. Il prévoit de nouvelles coupes dans les dépenses publiques, une hausse des impôts, et puis surtout une vague massive de privatisations sans précédent dans le pays. L’Etat a pour ambition de vendre à hauteur de 50 milliards d’euros d’ici à 2015.

Il y a déjà eu un plan d’austérité très sévère l’an dernier et pour les Grecs, c’est un peu la goutte d’eau qui fait déborder le vase, y compris au sein même de la majorité au pouvoir. Hier mardi, un député du Pasok a annoncé sa démission et désormais le parti de Papandreou ne dispose que d’une très faible majorité pour voter ce plan d’austérité.

 

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Grèce: Un nouveau plan de rigueur contesté pour sortir de la crise
Manifestation à Athènes (Grèce) contre le plan de rigueur du gouvernement le 15 juin 2011.

Manifestation à Athènes (Grèce) contre le plan de rigueur du gouvernement le 15 juin 2011.LEFTERIS PITARAKIS/AP/SIPA

ECONOMIE - Des milliers de Grecs manifestent ce mercredi pour s'opposer aux mesures d'austérité...

Sur fond de crise sociale et politique, le Parlement grec commence ce mercredi l’examen d’un nouveau plan de rigueur qui doit être voté d’ici à la fin du mois. 

28 milliards d’euros

Le Premier ministre, George Papandreou, a durci les mesures d’austérité, condition exigée par l’UE ET le FMI pour débloquer une tranche de 12 milliards d'euros d'aide supplémentaire.  Et pour que la Grèce obtienne un deuxième plan de sauvetage.

Le gouvernement prévoit désormais plus de 28 milliards d’euros d'économies d’ici à 2015, dont 6,4 milliards rien que pour l’année 2011.

Hausse de la fiscalité

Les taxes sur les boissons non alcoolisées, l’automobile, les piscines, le secteur de la restauration ou encore l’immobilier vont encore augmenter. Les exonérations fiscales seront de leur côté diminuées et une contribution exceptionnelle va entrer en rigueur.

Les fonctionnaires seront aussi lourdement mis à contribution. Après la suppression de leur 13e et 14e mois, leur salaire va baisser et un cinquième des effectifs doit être supprimé.

Privatisations

L’Etat va également augmenter ses coupes budgétaires dans les aides sociales et renforcer la lutte contre le travail au noir.

Banques, transports, énergie, paris sportifs: les privatisations doivent quant à elles être accélérées pour un gain de 50 milliards d’euros d’ici à 2015.

Grogne sociale

Mais ce plan de rigueur passe très mal auprès de la population alors que le chômage s’envole à plus de 16% et que la récession s’aggrave.

Les syndicats ont appelé ce mercredi à une grève générale contre le «bradage du pays». Et les mobilisations se multiplient depuis le mois de mai pour s’opposer à cette vague d’austérité.

Crise politique

Le Premier ministre se heurte également aux critiques des parlementaires de l’opposition conservatrice mais aussi de sa majorité.

Un député socialiste, George Liani, a même démissionné mardi. «Il faut avoir la cruauté d'un tigre pour adopter de telles mesures. Ce n'est pas mon cas», a-t-il expliqué dans une lettre au président du Parlement pour justifier son départ.

 E.M.

 

Grèce: grève générale contre l'austérité, des milliers d'Athéniens devant le parlement
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Grèce: grève générale contre l'austérité, des milliers d'Athéniens devant le parlement_1

Des milliers de personnes manifestent devant le parlement grec contre les mesures d'austérité, lors d'une grève générale le 15 juin 2011.

 

 

Des milliers de Grecs ont envahi les rues d'Athènes mercredi dans l'espoir d'essayer d'empêcher le vote au parlement d'un nouveau plan de rigueur destiné à obtenir une nouvelle aide financière auprès des créanciers du pays, une nouvelle fois au bord de la faillite.

Brandissant trompettes, casseroles, et sifflets, la foule s'est massée autour d'un impressionnant dispositif policier encerclant les rues adjacentes autour du parlement, au moment où le fonctionnement des administrations, transports et commerces du pays était ralenti par une grève générale décidée par les syndicats.

Selon la police, plus de 20.000 personnes étaient dans les rues à Athènes en milieu de journée.

Les "indignés" grecs, mouvement de protestation populaire lancé le 25 mai en plein coeur d'Athènes, mais aussi des groupes de gauche ou de la droite nationaliste ont afflué pour tenter de former une chaîne humaine autour du parlement protégé par la police.

Mercredi, commence l'examen du projet de loi budgétaire comprenant un nouveau volet d'austérité d'ici à 2015. A Bruxelles, les créanciers du pays peinent à s'entendre sur la façon d'aider le pays, menacé de défaut de paiement, selon les agences de notation financière.

Les créanciers se déchirent sur l'effort à demander aux banques privées créanciers du pays, certains craignant qu'un trop fort engagement des banques dans le plan de sauvetage ne déclenche de facto un défaut de paiement de la Grèce, qui pourrait entraîner l'effondrement de l'ensemble de la zone euro.

Après une première vague d'austérité en 2010 et sous la pression croisée des marchés, qui lui interdisent l'accès au refinancement, et de ses créanciers (UE et FMI), le gouvernement socialiste a décidé de poursuivre la rigueur, tablant sur des économies nouvelles de 28,4 milliards d'euros d'ici à 2015 et des privatisations massives.

Selon le gouvernement, le vote par le Parlement du plan budgétaire est la condition pour le versement de la cinquième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en 2010 par l'UE et le FMI, dont 53 milliards au total ont été versés à ce jour au pays.

Dans la rue, les manifestants n'en veulent pas aux créanciers du pays, mais surtout à la classe politique.

La place Syntagma était submergée par des drapeaux grecs et espagnols ainsi que des banderoles, dont plusieurs indiquaient "No pasaran" ("ils ne passeront pas", en espagnol) et "Résistez".

"Ce n'est pas seulement un problème économique, c'est aussi un problème moral et politique", dit une employée de banque à l'AFP.

Plusieurs escarmouches ont eu lieu entre policiers et manifestants, notamment avec un groupe qui avait bloqué une petite rue menant au parlement et au palais Maximou, résidence du Premier ministre, Georges Papandréou. Ils ont été repoussé par les forces anti-émeutes.

Certains des manifestants crient "voleurs", chaque fois qu'une voiture gouvernementale passe.

La police avait placé dans la nuit une barre de fer en travers de la rue, devant l'entrée du parlement. Des dizaines de fourgons de police sont stationnés afin de permettre l'accès aux députés et de freiner la foule.

Devant cette contestation sociale, le Parti socialiste grec (Pasok, au pouvoir depuis octobre 2009) se trouve dans l'embarras.

La démission mardi soir du député Georges Lianis de son groupe parlementaire, indiquant que la politique du gouvernement "avait échoué", réduit à 155 sièges sur 300 sa majorité en vue du vote crucial, prévu fin juin, du plan budgétaire.

Un autre député socialiste a récemment indiqué qu'il voterait contre le plan. Et le principal parti de l'opposition, Nouvelle-Démocratie (droite), affirme jusqu'ici son opposition aux nouvelles mesures.

En début d'après-midi, M. Papandréou a annoncé qu'il allait se rendre chez le chef de l'Etat grec, Carolos Papoulias pour une visite qualifiée de "cruciale" par les médias grecs qui ont, du coup, levé leur mot d'ordre de grève de 24 heures.

 

L'Union

 

 

À Athènes, les manifestants ne veulent pas entendre parler d'austérité
Les manifestants, qui ne décolèrent pas devant l'ampleur de la crise, ont prévu de bloquer ce mercredi l'accès au Parlement. Objectif : empêcher les députés de débattre des nouvelles mesures d'austérité que doit présenter le gouvernement.
Par Natacha VESNITCH (vidéo)
Dépêche (texte)

AFP - Administrations, transports et commerces étaient perturbés mercredi en Grèce, jour de grève générale contre un nouveau plan de rigueur préparé par le gouvernement, qui tente d'obtenir une deuxième aide financière de la zone euro et du FMI pour ce pays au bord de la faillite.

L'INDIGNATION DES GRECS À LA UNE DES JOURNAUX HÉLLENES
Eleftherotypia : "Le gouvernement tient à un fil"

 

Après une première vague d'austérité en 2010 et sous la pression croisée des marchés, qui lui interdisent l'accès au refinancement, et de ses créanciers (UE et FMI) qui demandent des efforts d'austérité en échange de leur secours financier, le gouvernement socialiste de Georges Papandréou a décidé de poursuivre la rigueur.

Il a présenté au Parlement un projet de budget à moyen terme qui devrait entraîner des économies nouvelles de 28,4 milliards d'euros d'ici à 2015 et prévoit des privatisations massives.

Ce nouveau plan a mis le feu aux poudres dans le pays, plongé dans la récession pour la troisième année consécutive: les syndicats ont appelé à une grève générale, la troisième depuis le début de l'année. Le mouvement de protestation populaire des "indignés", lancé le 25 mai, ne cesse de se renforcer.

Tôt mercredi matin, des milliers d'indignés et de membre de groupes de gauche, mais aussi de droite nationaliste, affluaient sur la place centrale de Syntagma devant le parlement à Athènes, submergée par des drapeaux grecs et espagnols ainsi que des banderoles, dont plusieurs indiquaient "No pasaran" ("ils ne passeront pas", en espagnol) et "Résistez".

Campant sur la place Syntagma depuis trois semaines, les "indignés" grecs ont prévu de former une chaîne humaine et d'encercler le parlement, où doit commencer mercredi l'examen du projet de loi budgétaire comprenant un nouveau volet d'austérité d'ici à 2015.

La police a placé dans la nuit une barre de fer en travers de la rue, devant l'entrée du parlement. Des dizaines de fourgons de police sont stationnés afin de permettre l'accès aux députés et de freiner la foule.

LA DETTE GRECQUE

 

Plusieurs artères autour du parlement ont été fermées à la circulation et aux piétons. Les rassemblements à l'appel du syndicat du privé (GSEE) et du public (Adedy) devaient commencer en fin de matinée.

Dans un climat de vive contestation sociale, le Parti socialiste grec (Pasok, au pouvoir depuis octobre 2009) se trouve dans l'embarras.

La démission mardi soir du député Georges Lianis de son groupe parlementaire, indiquant que la politique du gouvernement "avait échoué", réduit à 155 sièges sur 300 la majorité en vue du vote crucial, fin juin, du plan budgétaire.

Un autre député socialiste a récemment indiqué qu'il voterait contre le plan.

Et le principal parti de l'opposition, Nouvelle-Démocratie (droite), affirme jusqu'ici son opposition aux nouvelles mesures.

Selon le gouvernement, le vote par le Parlement du plan budgétaire est la condition pour le versement de la cinquième tranche du prêt de 110 milliards d'euros accordé en 2010 par l'UE et le FMI, dont 53 milliards au total ont été versés à ce jour au pays.

Côtés créanciers, la zone euro s'est de nouveau penchée mardi sur le cas de la Grèce, mais les discussions peinent à aboutir en raison de divergences sur l'effort à demander aux banques privées créancières du pays, menacé de défaut de paiement, selon les agences de notation.

Mercredi, le quotidien progouvernemental Ta Néa appelait "à faire preuve de sang-froid". "Les manifestants qui veulent encercler le parlement ne doivent en aucun cas empêcher les députés de se déplacer ou qu'ils soient victimes de violence", a écrit l'éditorialiste du journal.

"Le Pasok a atteint ses limites", titrait Kathimérini (libéral) en faisant allusion à la défection du député socialiste mardi soir. Pour le quotidien Elefthérotypia (gauche) "le gouvernement tient à un fil".

M. Papandréou a annoncé qu'il allait rencontrer dans l'après-midi mercredi le chef de l'Etat grec, Carolos Papoulias.

France 24

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