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Hyperinflation : UBS présente les pays occidentaux à risque !

Publié par wikistrike.com sur 20 Juillet 2012, 21:34pm

Catégories : #Economie

Hyperinflation : UBS présente les pays occidentaux à risque !
D'après la banque Suisse UBS, plusieurs pays occidentaux sont exposés au risque d'hyperinflation. L'économiste Peter Bernholz a identifié 28 cas d'hyperinflation au 20ème siècle et de grandes nations pourraient vivre une nouvelle fois cet incendie monétaire réduisant à zéro le pouvoir d'achat des économies en papier d'une vie entière. ZeroHedge nous présente les conclusions de cette étude.
Pour UBS, l'hyperinflation n'est qu'un "phénomène financier" déclenché par plusieurs facteurs :
- l'effondrement de la confiance envers la monnaie fiduciaire avec une sauvegarde accélérée en biens tangibles

- l'accumulation de déficits publics insoutenables
- l'expansion monétaire massive permettant de financer ces déficits
Dans son étude portant sur 28 cas d'hyperinflation dans le monde, Bernholz conclue que :
"La création d'argent pour financer un déficit budgétaire public a été la raison de l'hyperinflation."

Qu'est ce que l'hyperinflation ?

La monnaie fiduciaire n'a qu'une valeur portée par la confiance sur le fait qu'il peut être échangé contre une certaine quantité de biens ou de services. Et que cette valeur sera conservée dans l'avenir. 
Si cette confiance est érodée, l'hyperinflation devient une menace. 
Si les détenteurs de liquidités commencent à s'interroger sur le pouvoir d'achat futur de la monnaie fiduciaire, les prix des actifs réels commencent à augmenter et le pouvoir d'achat de l'argent papier commence à tomber. 
Ceux qui conservent une certaine quantité de trésorerie dans le temps peuvent se rendre compte que leur pouvoir d'achat baisse et finissent par rejoindre la sortie en actifs réels. 
Lorsque ce recyclage du papier en matière tangible se transforme en panique, nous avons l'hyperinflation. 
Dans son étude, Bernholz  donne des exemples classiques d'hyperinflation dont celle de l'Allemagne dans les années 1920, la Hongrie après la Seconde Guerre mondiale, et le Zimbabwe, où l'hyperinflation a décollé en 2009.
"De notre point de vue, en dehors de la déflation (baisse globale des prix et de l'endettement) et l'inflation élevée, nous identifions l'hyperinflation comme un 3ème risque.
L'hyperinflation n'est pas une montée «normale» de l'inflation. Cette normalité représente une baisse régulière et continue du pouvoir d'achat de l'argent papier, qui est finalement attribuable à une augmentation de la masse monétaire."



1- L'hyperinflation : "phénomène financier"

Peter Bernholz note que, historiquement, les cas d'hyperinflation ont été précédés par la monétisation d'une part importante du déficit du gouvernement. C'est-à-dire que la banque centrale imprime de l'argent pour payer les déficits publics.
Lorsque les déficits publics deviennent insoutenables, l'austérité est souvent la première réaction. 
Si l'austérité est nécessaire pour équilibrer le budget, elle est connue pour être trop douloureuse, et un gouvernement peut choisir soit le défaut de paiement ou de gonfler la monnaie fiduciaire.
Si le pays concerné dispose de sa propre monnaie, il choisira généralement de la gonfler. 
Si les finances publiques ne s'améliorent pas suffisamment, la confiance dans la monnaie peut s'évaporer à un certain point et l'hyperinflation peut survenir. 
L'hyperinflation est plus étroitement liée à la déflation que d'une inflation "normale" élevée.
Elle peut être considérée comme le résultat d'une tentative avortée de planche à billets pour éviter la déflation qui serait causée par l'austérité.
  Il y a un certain risque que l'hyperinflation pourrait se produire dans une ou plusieurs devises importantes. 
En conséquence de l'éclatement de la bulle du crédit, nous assistons à des déficits publics insoutenables dans de nombreux grands pays. 
Le désendettement et l'austérité sont déflationnistes et entraînent la récession. 
Les banques centrales du monde entier luttent contre ces tendances déflationnistes et la récession par l'assouplissement de sa politique monétaire. 
Ayant épuisé l'instrument des taux d'intérêt, les banques centrales mondiales se tournent vers les autres mesures de détente quantitative et qualitative. 
Dans le sillage de la crise financière de 2008, les déficits publics ont massivement augmenté à travers le monde. En dépit des engagements généralisés à l'austérité, les déficits publics mondiaux sont encore à des niveaux insoutenables (voir Fig. 1 ci-dessous).

2- Expansion accélérée de la politique monétaire mondiale

La figure 2 illustre l'accélération de l'expansion de la politique monétaire après la crise financière de 2008. Dans les années qui ont précédé l'effondrement de Lehman Brothers (2002-2008), la base monétaire mondiale a augmenté à un taux annuel moyen de 10,5% (en monnaies locales, pondérée par le PIB). Depuis l'effondrement de Lehman, la croissance annuelle moyenne de la base monétaire mondiale a plus que doublé à 21,6%. Actuellement, les montants globaux de base monétaire du dollar américain de 14 100 milliards est en hausse de 20,4% par rapport à l'année précédente.


La figure 3 montre l'expansion de la politique monétaire mondiale et de l'emprunt net combiné es 10 pays les plus déficitaires. Bien que les banques centrales telles que la BCE n'ont pas financé directement les déficits publics (à quelques exceptions près), on peut affirmer que désormais, les banques centrales monétisent les actuels déficits excessifs des gouvernements.
Si les finances publiques ne s'améliorent pas et que l'expansion politique monétaire mondiale n'est pas stoppée dans le temps, l'hyperinflation pourrait de nouveau exploser. 
La seule incertitude réside dans la manière où la perte de confiance de la monnaie fiduciaire en mode "panique" pourrait être déclenchée.
Bernholz note qu'avant l'hyperinflation, les déficits publics s'élèvent en général à plus de 20% des dépenses publiques, et que les déficits d'un montant de 40% ou plus des dépenses du gouvernement ne peuvent manifestement pas être maintenues.
Parmi les 10 premiers pays déficitaires, l'Inde, les États-Unis, le Japon, l'Espagne et le Royaume-Uni, ont tous des emprunts supérieurs à 20% des dépenses publiques (tableau 1 ci-dessus). 
Cependant, l'Espagne n'a pas sa propre monnaie et donc ne peut pas déclencher l'hyperinflation par la propre volonté de sa banque centrale nationale. L'emprunt net des administrations publiques de la zone euro est de seulement 11% des dépenses totales du gouvernement.
L'euro n'est donc pas un candidat de choix pour l'hyperinflation aussi longtemps que les principaux pays ne quittent pas l'union monétaire. 
Contrairement aux États-Unis et le Royaume-Uni, le Japon est une nation créditrice et non pas débitrice. En fait, le Japon a le plus grand bilan mondial net des investissements internationaux (voir Fig. 4), tandis que les Etats-Unis sont les plus grand débiteur du monde. Nous pensons qu'une nation créancière est moins à risque d'hyperinflation qu'une nation débitrice, car une nation débitrice ne repose pas uniquement sur ​​la confiance des créanciers nationaux, mais aussi sur des créanciers étrangers. Nous pensons donc que le risque d'hyperinflation pour les investisseurs mondiaux est la plus grande dans États-Unis et au Royaume-Uni.

3- Trois indicateurs à surveiller

Plus la situation financière se détériore et les banques centrales avilissent leurs monnaies, plus le risque d'une perte de confiance dans le pouvoir d'achat futur de l'argent s'accroit. 
Les indicateurs à suivre afin de déterminer le risque d'hyperinflation sont :
- La situation budgétaire et l'orientation de la politique monétaire dans les pays à déficit élevé :
Par exemple, lorsque les gouvernements prennent en charge le passif de banques en situation de faillite, lorsque les perspectives économiques s'aggravent de façon inattendue, lorsqu'une détérioration significative de la situation fiscale apparaît ou lorsque que nous assistons à l'élargissement important de la politique monétaire dans les pays à grand déficit. Un seul de ces élements peut nous conduire à augmenter le risque d'hyperinflation.
- L'Or : le "canari dans la mine de charbon"
L'or est "non-gonflable" et c'est une monnaie alternative liquide.  le métal jaune est la première destination de la richesse fuyant le papier-monnaie vers des actifs réels. 
L'or peut être considérée comme une barrière contre l'hyperinflation, et son prix peut être considéré comme un indicateur de probabilité d'hyperinflation. Une hausse soudaine du prix de l'or serait un signe d'avertissement que le risque d'hyperinflation est en augmentation, en particulier s'il y a une aggravation de la situation budgétaire dans les pays déficitaires et un assouplissement de la politique monétaire. 
Une forte hausse des matières premières et des marchés boursiers sont également des indicateurs importants.
- Chute des prix des obligations d'État (c'est à dire une hausse des rendements) 
C'est également un indicateur fiable permettant de signaler l'approche de l'hyperinflation
Bernholz  pousuit en disant que :
Nous allons continuer à suivre l'évolution de l'inflation mondiale et changer notre évaluation des risques dans notre "moniteur d'inflation globale" en fonction de l'actualité.
Source: Gold-up

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