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Rien ni personne n'est supérieur à la vérité

Il fallait du pétrole pour qu'on parle de la Guyane

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 11 Septembre 2011, 11:12am

Catégories : #Politique intérieure

Finalement, on ne va peut-être pas se séparer de l'Outre-mer  

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Pétrole en Guyane : un exploitant pense avoir trouvé des réserves importantes...

a4353ac91f5daa69effab954bf7c4f2c101411_fg_02.jpgLa découverte d'hydrocarbures en Guyane pourrait représenter à terme un potentiel économique majeur, estime vendredi le gouvernement français dans un communiqué.

La société britannique Tullow Oil a découvert du pétrole au large du département français lors de forages, faisant naître l'espoir d'un réservoir exploitable.

 

Plusieurs années nécessaires

Le gouvernement estime qu'il faut poursuivre le forage en cours avant de procéder à plusieurs autres forages d'exploration. Si les forages sont positifs, la mise en place d'une exploitation pourra être envisagée mais cela ne ne pourra se faire avant plusieurs années, préviennent les ministères de l'Ecologie, de l'Energie et de l'Outre-mer dans un communiqué commun.

 

«Si une exploitation d'hydrocarbures s'avère possible, l'Etat veillera tout particulièrement à ce que les collectivités, les entreprises locales et plus généralement la population de la Guyane bénéficient des retombées économiques», dit le texte

 

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      "Nous sommes sortis du virtuel"

 

Tullow Oil a découvert du pétrole à 150 km au large de Cayenne. Joachim Vogt, son représentant en Guyane, revient sur cette découverte.

Pouvez-vous nous raconter la journée d'hier, lorsque du pétrole a été découvert ?

La découverte ne se limite pas à la journée d'hier. C'est toute une période qui a démarré le 4 mars. Depuis quelques jours, nous avons pénétré le réservoir, c'est-à-dire la zone où se situent des couches poreuses qui permettent l'écoulement de fluides où se trouvent partiellement du pétrole.

Nous avons suspendu la progression verticale du forage pour effectuer une phase de prélèvement. Elle a duré plusieurs jours. Nous avons mesuré des paramètres et prélevé des fluides que nous avons pu remonter hier matin. Ils ont été pré-analysés sur la plateforme et sont actuellement dans un laboratoire à Cayenne. Ces premières indications nous permettent d'annoncer aujourd'hui qu'il y a une découverte pétrolière.

Que s'est-il passé après cette découverte ?

Contrairement à ce qu'on peut imaginer, ce n'est pas un instant T où il y aurait une sorte d'effusion de joie ou quoi que ce soit. Ce sont des données qui arrivent petit à petit, qui ne sont jamais assez affinées pour ne pas mériter un complément d'information.

Ce résultat nécessite encore beaucoup d'analyses et de forages pour aller vers une qualification de volume. L'objectif de ce forage était de vérifier s'il y avait des hydrocarbures. C'est une grande nouvelle parce qu'elle ouvre un nouveau bassin de prospection. C'est une grande nouvelle pour la société Tullow Oil, parce que ce n'est pas quelque chose de classique qu'on est en train de forer là.

Aujourd'hui, le consortium avec Shell, Total et North Pet est conforté dans sa stratégie d'exploration. Aujourd'hui, nous sommes sortis du monde virtuel avec les études sismiques.

Malgré cette découverte, on n'est donc pas sûr qu'il y aura un jour de l'exploitation...

On n'est jamais sûr. Ce sont de grandes profondeurs d'eau. Nous sommes en présence de systèmes complexes d'un point de vue géologique. D'aucune manière nous n'affirmons qu'il y a une découverte commerciale. Ce n'est pas l'objectif ni même la capacité de ce puits de le prouver. La réussite de ce puits tient à la présence d'hydrocarbures d'une qualité tout à fait intéressante.

Nous sommes conscients que c'est un moment important pour la société, pour la suite d'exploration et potentiellement pour la Guyane et pour la France. Si l'exploration démontrait un niveau commercial, cela pourrait avoir un impact important. Mais aujourd'hui, ce n'est pas le moment de faire des spéculations et de s'avancer trop sur ce domaine.

Est-ce qu'à première vue le produit se rapproche du pétrole exploité au large de l'Afrique de l'ouest ?

Oui. C'est un signe positif. C'était déjà très similaire dans l'imagerie sismique et semble très similaire aujourd'hui, dans ce qu'on peut dire pour l'instant, aux hydrocarbures découverts dans un des champs de Jubilee.

Que va-t-il se passer dans les jours et les mois qui viennent ?

Nous allons continuer le travail auquel nous sommes attachés depuis 190 jours. Nous allons reprendre le forage, aller à la cote à laquelle il est possible de forer sans trop de difficultés. Nous souhaitons descendre encore pour comprendre la géologie. Ensuite faire des carottages pour analyser la roche en laboratoire, et refermer le puits. C'est-à-dire le cimenter avec des bouchons testés et vérifiés. Ensuite, la plateforme sera démobilisée de ce projet. Il y aura une phase de planification, de dépôt de dossier et de préparation avant que d'autres opérations puissent avoir lieu.

Il appartiendra aux décideurs, demain, de décider quel type de forage, d'étude ou autre devra être entrepris.

Si tout se passait bien, une exploitation pourrait arriver à quelle échéance ?

Je ne le sais pas. Plusieurs années.

D'autres sociétés pétrolières vont-elles vous rejoindre ?

À mon niveau, je n'ai pas d'informations.

Suite à cette annonce, les élus tant locaux que nationaux ont-ils relancé des démarches pour qu'il y ait d'éventuelles retombées en Guyane et en France ?

Aujourd'hui, je ne connais pas encore les réactions des élus. De toute évidence, un sujet de cette nature devient d'intérêt public. Il y aura probablement des évolutions sur la fiscalité, puisqu'il n'y a pas de fiscalité existante. Le bon sens commande que ce sujet soit à nouveau d'actualité. Compte tenu des délais d'exploration, il y a tout le temps d'y réfléchir. C'est de la responsabilité de l'État, de la collectivité régionale et des élus.

- Réactions

- La députée Christiane Taubira rappelle qu'elle « interpelle les gouvernements successifs (pour que soit transférée) au Conseil régional la compétence d'attribution des titres miniers pour les explorations en mer. » Elle a par ailleurs « présenté des amendements sur une dizaine de textes pour créer une taxe sur l'exploitation pétrolière. Le gouvernement s'y est toujours opposé. »

- Rodolphe Alexandre, président de Région, rappelle que « cette formidable découverte ouvre désormais un vaste champ de perspectives en termes de retombées financières, et place tous les acteurs locaux du développement économique dans l'obligation de travailler ardemment et d'investir massivement à la mise en place de tous les outils et de toutes les infrastructures adéquates, en particulier les infrastructures portuaires. »

- Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie), Eric Besson (Industrie et Energie) et Marie-Luce Penchard (Outre-Mer) : « Si une exploitation d'hydrocarbures s'avère possible, l'Etat veillera tout particulièrement à ce que les collectivités, les entreprises locales et plus généralement la population de la Guyane bénéficient des retombées économiques » .

- Jean-Paul Le Pelletier, président de la Chambre de commerce, se réjouit que cette découverte offre « à la France et à l'Europe, après la réussite du spatial et malgré les difficultés des industries aurifères, de nouvelles perspectives de création de richesses propices au développement » .

France-Guyane

 

 

Guyane et Outre-mer

 

 

L'Outre-mer c'est aussi plus de 13 millions d'euros retirés du Budget pour participer au remboursement des jolies frégates de Taiwan de 460 millions d'euros

 

L'Outre-mer se voit retirer 13,6 millions d'euros de son budget pour participer au remboursement par l'État à la marine de Taïwan de 460 millions d'euros. La fin d'une longue histoire politico-judiciaire.

L'État va prendre en charge 460 millions d'euros sur les 630 millions que le groupe de défense Thalès devra payer à la marine taïwanaise. Dans l'exposé des motifs de la lettre rectificative de la loi de finances 2011 envoyé par François Fillon, il est écrit que « l'annulation (des 460 millions d'euros de crédit dans le budget) est rendue possible par un effort supplémentaire de maîtrise de la dépense, réparti en fonction de la capacité contributive et des perspectives d'exécution de chaque programme budgétaire, telles qu'elles sont appréciées à cette date » .

Logiquement, la Défense sera la première à être ponctionnée : 208 millions d'euros de crédit pour l'équipement vont être annulés. Viennent ensuite la Recherche, 47 millions d'euros, et les Transports et infrastructures (22 millions d'euros). L'emploi Outre-mer est le 4e programme (ou mission) le plus impacté par ce remboursement. Visiblement, l'Outre-mer a donc une excellente « capacité contributive » aux yeux de l'État. Les anciens combattants (11,6 millions) et l'Éducation nationale (10 millions) viennent après.

Pour mémoire, la lumière n'a jamais été faite sur l'affaire des ventes de frégates à Taïwan. Les soupçons de financement politique, d'enrichissement personnel ont émaillé cette longue saga politico-judiciaire. Parmi les noms cités dans le dossier, on trouve ceux d'Édouard Balladur dans le cadre du financement de sa campagne présidentielle en 1995, Nicolas Sarkozy, qui était ministre du Budget et donc la tutelle de la DCN (qui s'est rapproché depuis de Thalès) ; François Léotard, ministre de la Défense et son conseiller spécial, Renaud Donnedieu de Vabres.

David MARTIN

(agence de presse GHM)

 

 

L'Outre-mer c'est aussi des sous en moins :

 

Equipement des forces armées : - 208 millions (La France veut-elle se séparer des DT ?)

Recherche : - 47 millions

Transport : - 22 millions

Emploi : -12 millions

Education : - 10 millions

Prévention : - 4,5 millions

Jeunesse et vie associative : -3,5 millions

Sécurité civile  : -2 millions

Agriculture : -1 million

 

 

 

 

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Conclusion : Oui pour le pétrole s'il leur revient. 

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