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L’esclavage moderne décrit devant l’ONU par un ancien esclave soudanais

Publié par wikistrike.com sur 27 Novembre 2011, 16:12pm

Catégories : #Politique internationale

 

L’esclavage moderne décrit devant l’ONU par un ancien esclave soudanais

ddg.PNGSimon Deng, est un ancien esclave soudanais, enlevé par ruse dans son village quand il était enfant. C’est dire si cette vidéo où il nous parle est exceptionnelle. Un esclave d’aujourd’hui nous décrit l’esclavage d’aujourd’hui. Du vrai esclavage, du pur et dur, du massif. Du vrai esclavage comme avant l’abolition de l’esclavage.

 

La vidéo est en anglais, mais une traduction in-extenso du discours en Français figure sur le site québécois Poste de Veille.

 

Mise en ligne à l’origine sur un forum sioniste, la vidéo est assortie de titres et d’éléments d’éditions qui insistent beaucoup sur l’idée qu’à force de n’avoir d’énergie que pour condamner Israël, la communauté internationale se désinteresse de violations massives des Droits de l’homme, principalement quand les auteurs sont islamistes. Malgré l’insistance excessive sur cet aspect somme toute secondaire du discours, la vidéo garde tout son intérêt.

 

Le discours de Simon Deng a été prononcé à la conférence de « Durban III » à New York sur « Les périls de l’intolérance globale » le 22 septembre 2011. 

 

Pour une lecture in-extenso de ce discours, l’on suivra le lien donné plus haut. Mais voici déjà quelques extraits significatifs :

 

"Qui sait vraiment ce qui se passe au Darfour ?

 

Ce n’est pas un « conflit tribal ». Il s’agit d’un conflit enraciné dans le colonialisme arabe bien connu en Afrique du Nord. Au Darfour, une région dans le Soudan occidental, tout le monde est musulman. Tout le monde est musulman parce que les Arabes ont envahi l’Afrique du Nord pour convertir les peuples autochtones à l’islam. Aux yeux des islamistes à Khartoum, les habitants du Darfour ne sont pas assez musulmans. Et les habitants du Darfour ne veulent pas être arabisés. Ils aiment leurs propres langues africaines, leurs vêtements et leurs coutumes. La réponse arabe est un génocide ! Mais personne à l’ONU dit la vérité au sujet du Darfour.

 

Dans les monts Nuba, une autre région du Soudan, le génocide a pris place alors que je vous parle. Le régime islamiste de Khartoum cible les noirs Africains - Musulmans et Chrétiens. Personne à l’ONU ne dit la vérité au sujet des monts Nuba.

 

Entendez-vous l’ONU condamner le racisme arabe contre les Noirs ?

 Qu’est-ce que vous trouvez sur les pages du New York Times, ou dans le dossier des condamnations de l’ONU ? Seulement « les crimes israéliens » et la souffrance palestinienne. Mon peuple a été évincé des Unes des journaux au profit d’une exagération de la souffrance palestinienne. Ce que fait Israël est dépeint comme un péché en Occident. Mais la vérité est que le vrai péché arrive lorsque l’Occident nous abandonne : nous, les victimes de l’apartheid arabe/islamique.

 

L’esclavage a été pratiqué pendant des siècles au Soudan. Il a été réanimé comme un outil de guerre dans les années 90. Khartoum a déclaré le djihad contre mon peuple et pour le légitimer ils ont pris des esclaves comme butin de guerre. Les milices arabes ont été envoyées pour détruire les villages du Sud et ont été encouragées à prendre les femmes africaines et les enfants comme esclaves. Nous pensons qu’environ 200.000 ont été enlevés, transportés au Nord et vendus comme esclaves.

 

Je suis une preuve vivante de ce crime contre l’humanité.

 Je n’aime pas parler de mon expérience en tant qu’esclave, mais je le fais car il est important que le monde sache que l’esclavage existe encore aujourd’hui.

 

Je n’avais que neuf ans quand un voisin arabe nommé Abdullahi m’a amené par ruse avec lui sur un bateau. Le bateau s’est arrêté dans le Nord Soudan où il m’a donné en cadeau à sa famille. Pendant trois ans et demi j’ai été leur esclave subissant les choses qu’aucun enfant ne devrait subir : brutalité, humiliation, coups, travaillant sans relâche ; dormant à même le sol avec les animaux, mangeant les restes de la famille. Pendant ces trois ans, j’ai été incapable de dire le mot « non ». Tout ce que je pouvais dire était « oui », « oui », « oui ».

 

Les Nations Unies connaissaient l’asservissement du Sud Soudan par les Arabes. Leur propre personnel l’a signalé. Il y a eu l’UNICEF - sous la pression d’un groupe juif américain anti-esclavage - seize ans pour reconnaître ce qui se passait. Je tiens à remercier mon ami le Dr Charles Jacobs pour mener la lutte anti-esclavagiste.

 

Mais le gouvernement soudanais et la Ligue arabe ont fait pression sur l’UNICEF, et l’UNICEF a fait marche arrière, et a commencé à critiquer ceux qui ont travaillé à la libération des esclaves soudanais. En 1998, le Dr Gaspar Biro, les courageux rapporteurs spéciaux de l’ONU pour les Droits de l’homme qui ont signalé l’esclavage au Soudan, ont démissionné pour protester contre les actions de l’ONU.

 

Mes amis, aujourd’hui, des dizaines de milliers de noirs Sud-Soudanais servent encore leurs maîtres dans le Nord et l’ONU est silencieuse à ce sujet. Elle offenserait l’OCI et la Ligue arabe."

 

source : agoravox tv

 

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