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La Belgique aurait falsifié ses comptes pour adhérer à l’euro

Publié par wikistrike.over-blog.com sur 18 Novembre 2011, 18:50pm

Catégories : #Economie

 

La Belgique aurait-elle falsifié ses comptes pour adhérer à l’euro ?

Écrit par Charles Callewaert

220px-Belgium_relief.svg.pngDepuis qu’un économiste allemand, Gernot Brähler, professeur à l’université d’Ilmenau, a publié cet été dans la German Economic Review un article soupçonnant la Belgique d’avoir falsifié ses comptes pour entrer dans l’euro, le sujet fait la une des pages économiques de tous les journaux belges, mais aucun démenti officiel n’a été publié à ce jour. 

Assisté de trois collègues universitaires, Bernhard Rauch, Max Göttsche et Stefan Engel, Gernot Brähler a comparé des séries de 156 données de 16 pays de la zone euro entre 1999 et 2009, dont les dépenses d’investissements et celles des autorités publiques. La comparaison a été menée en se référant à une loi statistique permettant de déceler des irrégularités comptables, la «loi de Benford». L’étude conclut à des écarts importants par rapport à la normale pour deux pays : la Grèce et la Belgique. Comme l’office des statistiques européens a déjà prouvé que les comptes de la Grèce ont été falsifiés, il n’en fallait pas plus pour porter le soupçon sur la Belgique. 

La «loi de Benford», également appelée loi des nombres anormaux, énonce que dans une liste de données statistiques, le premier chiffre non nul le plus fréquent est 1, pour près du tiers des observations. Puis le 2 est lui-même plus fréquent que 3…, et la probabilité d'avoir un 9 comme premier chiffre significatif n'est que de 4,6%. Elle a été découverte en 1881, à une époque où l’on n’utilisait pas encore de calculatrices, lorsque l’astronome américain Simon Newcomb remarque que les premières pages des tables logarithmiques sont les plus utilisées. Il en publie un article de mathématiques mais celui-ci passe inaperçu. 

En 1938, le physicien américain Frank Benford remarque à son tour cette usure inégale, reformule la même loi qui porte maintenant son nom et la vérifie de façon exhaustive sur des dizaines de milliers de données (longueurs de plus de 300 fleuves, recensements démographiques de plus de 3.000 régions, les masses atomiques des éléments chimiques, les cours de bourse, les constantes de la physique, les couvertures de journaux, etc.). Il faut cependant attendre 1996 pour que cette loi, empirique au départ, soit démontrée mathématiquement par Terence Hill.

Depuis 1972, la «loi de Benford» est utilisée aux États-Unis, ainsi que dans d'autres pays pour détecter des fraudes fiscales. En effet, il apparaît que les premiers chiffres significatifs 5 et 6 prédominent nettement dans les données falsifiées: 40% pour les 5 et plus de 20% pour les 6. 

 

Source: la grande époque

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